La Tour de Peilz - Lausanne Ouchy en moins de deux heures... Petite précision: juste avec mes jambes, c'était le défi de l'après-midi.
En effet, il restait au programme de ma saison pour terminer mon
Défi sportif lausannois le semi-marathon de Lausanne, et comme cette course part de La Tour de Peilz pour rallier la capitale vaudoise, mon périple commence par le train. Certains ne se gênent pas d'ailleurs de bien rigoler en voyant les marathonniens sur le chemin de l'aller. Ils rigoleront moins au retour me dis-je... Le trajet au fil des rails dure quand même un petit bout de temps, qui permet de mesurer l'ampleur de la tâche qui m'attend au retour.
Arrivé sur les lieux du départ, je me place au bord du parcours pour encourager ceux qui sont partis pour le marathon complet, j'admire... Puis je met mes survêtements dans le sac que je retrouverais à l'arrivée, je m'échauffe, cours quelques centaines de mètres et enfin, je me place dans mon bloc de départ. 13h46, le coup de feu retentit, la masse de sportifs s'agite, d'abord fébrilement puis plus vite dans les rues de la petite ville.
Le parcours de ce semi-marathon est relativement plat. Au niveau objectifs, le premier, c'est de finir. L'idéal, c'est de faire entre 1h45 et 2h, pas bien vite mais c'est ma première saison de course à pied un peu sérieuse, alors pas de folies. D'ailleurs, mon entraînement était plutôt axé sur de l'endurence, pas tellement sur la vitesse.
Le cortège s'allonge, les groupes se forment et les différences de niveau sont désormais visibles. Nous passons le deuxième kilomètre déjà. Le premier, c'est normal, je l'ai passé en plus de six minutes, mais la masse m'empêchait de courir à mon rythme tandis que le deuxième est avalé en moins de 5 minutes (j'ai d'abord cru que je m'étais planté dans le chronomètrage). Les kilomètres se suivent, le temps se stabilite à 5 min 30 environ l'unité, et c'est sans m'en rendre vraiment compte que je passe la 7ème borne et que j'arrive au premier ravitaillement. Jusqu'au douzième kilomètre, c'est comme à l'entraînement, le décor du Lavaux en plus.
Après le treizième, les panneaux indiquant les kilomètres semblent de plus en plus espacés, pourtant, ma vitesse reste quasi constante, mais je dois fréquemment me remettre dans le rythme. Passé le kilomètre 17, ce n'est plus vraiment dans les jambes qu'il faut trouver la force d'aller au bout, mais plutôt dans la tête. Une petite voix tente de me corrompre et de me faire marcher "
quelques mètres, juste pour souffler", mais je ne cède pas, au contraire même, puisque malgré la fatigue définitivement installée en moi, je maintiens mes 5 minutes 30 environ entre chaque borne kilomètrique jusqu'à l'arrivée.
C'est finalement en 1h58 que je boucle les 21,1km de l'épreuve. Je revendique être un coureur lent, ça se confirme, mais ça me donne une motivation supplémentaire pour la saison prochaine: courir plus vite, et qui sait, peut-être sur le marathon complet...
Aujourd'hui, j'ai également terminé mon
Défi Sportif Lausannois en remplissant tous les critères du défi 3, ayant réalisé
110 km en vélo lors du Cyclotour du Léman, le
Triathlon de Lausanne en distance sprint,
les 24 heures de natation de Lausanne, ayant nagé plus de 2km et enfin ce semi-marathon.
Ma saison sportive touche donc à sa fin, même sir pour conserver une motivation, je me suis déjà inscrit au
Midnight Run de Lausanne, mais là, ce ne sera que 7,5 km en décembre, toujours en course à pied, histoire de continuer à courir cet hiver pour mieux recommencer la saison prochaine. Mais pour l'heure, ce sera une semaine ou deux pour me reposer, quasiment sans sport (hormis le curling)... J'ai bien mérité un peu de repos, me semble-t-il...