Barefoot running, courir naturellement

C’était quelques semaines avant mon premier marathon, au mois de septembre 2010 que j’ai assisté à une conférence animée par Blaise Dubois sur la prévention des blessures en course à pied. Insistant sur le fait que le premier facteur de blessures en course à pied est l’augmentation trop rapide de la charge d’entraînement, Blaise Dubois en vient ensuite à un autre facteur de blessures : les chaussures…

Jusqu’à cette conférence, j’avais une conception très proche de celle de la tendance actuelle en matière de chaussures de course à pied: pour courir en minimisant les risques de blessures, il fallait courir avec des chaussures qui absorbent les chocs. Ces chaussures sont conçues de telle manière à ce que le talon soit surélevé par rapport à l’avant du pied, tout en bénéficiant d’un « amorti » pour absorber les chocs. De fait, courir avec ces chaussures permet au coureur d’ « attaquer du talon », à savoir que lors de chaque pas le pied heurte le sol d’abord par le talon puis le pied « déroule » pour se poser à plat. On imagine bien le mouvement en voyant cette attaque du talon :

Notez que l’on peut également admirer une magnifique attaque du talon sur la photo de mon arrivée du marathon de Lausanne 2010!

De la surenchère de l’amorti

Dans sa conférence, Blaise Dubois nous montre le développement des chaussures de course à pied entre 1960 et aujourd’hui. Inutile de dire qu’en 1960, pas de chaussures amorties. Les semelles sont fines, les chaussures légères. Depuis, les semelles sont clairement devenues de plus en plus épaisses, amortissant de plus en plus les chocs liés à l’attaque talon, mais le conférencier insiste : aucune étude scientifique ne démontre une diminution des blessures malgré la large diffusion de ces chaussures!

Une dynamique de course modifiée

Si des doutes subsistent sur la diminution des blessures en course à pied grâce aux chaussures amortissant les chocs, une chose est sûre: ces chaussures ont modifié la dynamique de course générale, principalement chez les coureurs populaires. L’absorption des chocs permet cette attaque talon que la course en chaussures aux semelles plus fines rendrait d’une part très inconfortable et d’autre part dangereuse du point de vue des risques de blessures.

Le retour aux sources

Après cette constatation, certains coureurs à pied, initialement aux Etats-Unis, ont décidé de revenir à une une course à pied plus naturelle. A ce retour au sources ils ont donné le nom de « barefoot running« . Courir « barefoot » c’est courir en minimisant l’interface entre le pied et le sol en utilisant une chaussure dite « minimaliste » voire même en supprimant totalement cette interface en courant pieds nus.

En utilisant des chaussures aux semelles fines et absorbant peu les chocs, le coureur habitué aux chaussures amorties va très rapidement modifier sa dynamique de course et progressivement passer d’une attaque talon à une attaque dite « midfoot » à savoir du milieu du pied, comme le premier coureur sur cette image (alors qu’on voit le second attaquer du talon) :

Une absorption des chocs, mais naturelle

L’amorti qui n’est plus dans la semelle des chaussures, il faut alors le chercher au niveau de sa propre morphologie. En posant l’avant du pied d’abord, le tendon d’Achille et le muscle du mollet assurent la fonction d’amortisseur. Cependant, n’ayant jamais été habitués à travailler de la sorte avant, les jambes doivent être entraînées très progressivement.

Comme l’a indiqué Blaise Dubois dans sa conférence, la transition se doit d’être très progressive. J’ai acheté une paire de chaussures minimaliste, est j’ai commencé à courir avec quelques minutes avant mes entraînements avec mes chaussures habituelles. Après l’essai de plusieurs chaussures, et en me basant sur la liste publiée par la clinique du coureur, j’ai choisi les Asics Piranha SP3, car ce sont celles qui me conviennent le mieux:

Débutant en novembre 2010 avec 5 à 10 minutes de course avec ces chaussures avant mes entraînements, j’ai augmenté prograssivement pour courir l’intégralité de ma préparation en course à pied avec ces dernières dès le début février 2011, soit trois mois plus tard.

Courir avec des chaussures minimalistes, c’est différent

J’ai donc passé ma saison hivernale à m’adapter à ce nouveau style de course. J’ai compris assez rapidement que je ne reviendrais pas en arrière : je trouve bien plus agréable de courir ainsi. Le pied trouve une action dynamique dans la course, lui qui était enfermé et immobile sur sa semelle dans des grosses chaussures. On semble (re)découvrir le feedback sensoriel de l’organe qui nous rattache à la terre. Ce week-end, je m’apprête à courir les 20km de Lausanne avec ces chaussures.

Quid des blessures ?

De ce point de vue, je n’ai pas eu l’occasion de voir de différence. Je n’ai pas eu plus ou moins de problèmes après avoir commencé la transition aux chaussures minimalistes. J’ai souffert de quelques douleurs de surcharges d’entraînement (tendinites, periostite) pendant ma préparation marathon avec mes chaussures amorties, comme je ressent ces mêmes douleurs actuellement à cause de l’augmentation de la charge d’entraînement. Mais somme toute, je n’ai jamais, quelques soient les chaussures que je portais, été victime d’une blessure m’empêchant de courir plus de trois jours.

Et la suite ?

Passer de chaussures amorties à des chaussures comme les SP3, c’est une étape, mais ce n’est pas encore courir pieds nus, but ultime de certains adeptes du « barefoot »! Ce n’est pas non plus le but recherché pour moi, mais je pense sérieusement maintenant à l’aquisition d’une paire de Vibram Five Fingers :

Je suis curieux de courir avec ce type de chaussures quelques minutes après mes entraînements, afin de renforcer les muscles et tendons du pied… dans un premier temps du moins. Mais je ne m’y risquerais pas avant mon demi Ironman du 5 juin.

Du barefoot aussi dans la vraie vie

Dans un prochain billet, je parlerais du « barefoot » dans la vie de tous les jours, et comment j’ai un peu accéléré ma transition du tout amorti aux SP3 en course à pied par le port de chaussures « minimalistes » aussi dans la rue !

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Garmin Edge 500

En matière de compteur vélo, j’ai connu le compteur basique, avec affichage de la vitesse et de la moyenne, le tout mesuré avec un aimant dans les rayons et un capteur filaire sur la fourche. Ensuite, le compteur Polar CS200, avec aimant et capteur sans fil, mais comme je l’ai déjà dit, il m’a lâché assez rapidement.

C’est alors que j’ai décidé d’essayer les solutions basées sur le GPS. Le grand avantage, c’est que l’on s’affranchit du capteur et des aimants, de l’alignement et du calibrage de l’ensemble.

J’ai récemment installé sur mon vélo un Garmin Edge 500. Le passage de mon vélo de route à mon VTT est maintenant tellement simple, plus de problème de diamètre de roues à paramétrer! En plus des fonctions de vitesses, le compteur est également équipé d’un altimètre barométrique, qui permet de calculer le dénivelé d’une sortie très précisément.

Le logiciel Garmin Training Center permet une fois rentré à la maison, de visualiser sous forme graphique les paramètres enregistrés (fréquence cardiaque, altitude, vitesse…) et même de voir son parcours dans Google Earth.

Et puis, il y a eu la cerise sur le gâteau, le truc pas prévu mais qui fait plaisir. J’ai reçu mon Edge à peu près en même temps que mon cardiofréquencemètre Timex dont nous avons déjà parlé ici. Hé bien, surprise, les deux appareils utilisent la norme ANT+ pour la communication entre la ceinture pectorale qui mesure la fréquence cardiaque. Ce qui fait que je peux afficher les pulsations en même temps sur ma montre et sur mon compteur, ou même sortir sans la montre en vélo! D’autant plus imprévu que la norme est plutôt des technologies utltra propriétaires…

Seul point noir: la batterie Lithium-ion que l’on ne peut pas remplaçer… La mode iPod a fait des émules…

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Cardiofréquencemètre: Polar vs Timex

Polar RS300XDepuis que j’ai commencé à faire du sport, j’ai toujours utilisé des cardiofréquencemètres Polar. Que ce soit des montres ou des compteurs vélo, j’en ai consommé un certain nombre, j’ai eu un compteur CS200 et le dernier en date, une montre RS300X pour la saison passée. J’ai toujours été satisfait du fonctionnement des cardiofréquencemètres de la marque, mais j’ai finalement été lassé de devoir systématiquement remplacer ces objets après maximum deux saison d’utilisation…

A la saison 2009, j’ai donc décidé de changer de crèmerie, et j’ai finalement choisi une montre Timex Ironman référence T5F001. Cette montre, un peu grosse, je l’ai utilisée pour toute ma saison 2009 et je l’utilise depuis pour mes entraînements de natation, elle est très pratique avec sa mémoire de 100 tours et son affichage assez gros pour être lu sous l’eau. Malgré l’avertissement du mode d’emploi, j’appuie joyeusement sur les boutons sous l’eau, sans aucun problème jusqu’à maintenant.

Au début de cette saison, l’affichage de mon Polar RS300X a commencé à dysfonctionner, arrivant à un point tel que je ne pouvais plus lire certaines données sur la montre. Deux mois après la fin de la garantie. Polar et moi, c’était désormais de l’histoire ancienne…

A l’exception de sa taille, je n’avais rien à reprocher à mon cardiofréquencemètre Timex Ironman. Mais l’horloger hollandais propose, même dans sa gamme Ironman, des montres dépourvues de la fonction cardio. C’est donc scrupuleusement que j’ai vérifié les caractéristiques de la Timex Ironman T5K216 avant de la commander. J’utilise depuis le début de la saison 2011 ce nouveau cardio. Pas beaucoup plus grand que le Polar RS300X, j’espère vraiment qu’il va durer aussi longtemps que la première montre Timex que j’ai achetée!

En conclusion, et pour avoir comparé les deux marques, je peux constater que la précision de la mesure de la fréquence cardiaque est équivalente entre les deux marques. Le capteur WearLink de Polar est peut-être légèrement plus confortable que la ceinture pectorale de Timex en plastique, mais  cette dernière n’est pas inconfortable pour autant et sais très bien se faire oublier… Mais comme je l’ai dit précédemment, c’est la durée de vie de la montre qui est pour moi primordiale, et là, Polar m’a franchement déçu… 3 fois.

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Les traîne savates 2011

C’est ce samedi qu’avait lieu la première course de la saison: les traîne savates de Cheseaux. Un parcours exigeant, de 10.4 kilomètres, sur lequel on ne bénéficie que de peu de moments de répit. L’an passé, je m’étais heurté à ce parcours, finissant dans la douleur en 58 minutes.

Cette année, l’objectif était de terminer en moins de 55 minutes. Cela n’a pas été facile, mais en gérant relativement bien ma course, même si j’étais à la limite sur quelques passages, j’en termine en 52 minutes 20 secondes. Excellent début de saison, à confirmer sur les 20km de Lausanne dans trois semaines.

Reste que ce parcours des traîne savates est exigeant, et que malgré ma préparation qui est meilleure que celle de l’année passée, le parcours de cette petite course locale est très relevé, comme le niveau des coureurs sur cette course me semble-t-il…

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Un nouveau blog, rien qu’un blog, rien que sur le sport

Si il reste des lecteurs réguliers de ce site internet, ils le savent bien: rien n’a vraiment changé ces derniers temps… Le blog presque mort, les autres pages du site laissées à l’abandon.

C’est pourquoi j’ai décidé de concentrer mon temps sur le blog, et plus particulièrement sur le sport. Vous trouverez donc ici bientôt des billets sur le triathlon, des récits de course ou des billets sur le matériel que j’utilise.

Le moteur de blog change, WordPress vient remplaçer mon honorable moteur de blog maison que je n’ai plus le temps de mettre à jour.

L’ancien nakan.ch est toujours disponible ici si jamais. Si vous ne mettez pas à jour vos RSS, je les redirigerais dans quelques jours.

A bientôt sur le nouveau nakan.ch.

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