Archives mensuelles : mai 2011

A quelques jours de mon premier demi Ironman

Mon entraînement est maintenant terminé depuis la fin d’après-midi avec une dernière séance de natation: 2500m à la piscine de Montchoisi. Les jours prochains seront consacrés à la récupération, un peu de stretching et surtout préparer mes affaires pour me rendre à Rapperswil vendredi.

Comment suivre la course le dimanche 5 juin?

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé comment me suivre « en direct » lors de la course. En général, le site http://ironmanlive.com permet de choisir l’événement (Ironman 70.3 Rapperswil) puis de chercher dans la partie « tracking » par nom ou par numéro de dossard, et d’afficher les temps après la natation, les deux boucles de vélo et la course à pied.

Je publierais via un tweet le numéro de mon dossard (dans la zone en haut à droite de ce site) dès que je l’aurais récupéré, normalement dans la journée de samedi.

Et au niveau des temps?

Le départ de ma catégorie est fixé à 9h20. Au niveau des temps de passage, vous pouvez vous attendre approximativement à ceci (heure de la journée entre parenthèses):

Natation (1900m): 40min (sortie de l’eau vers 10h00)
Vélo (2x boucle de 45km): entre 2h50 et 3h20 (fin du vélo entre 12h50 et 13h20)
Course à pied (21.1 km): entre 1h50 et 2h10 (arrivée entre 14h40 et 15h30)

L’objectif premier est d’arriver au bout. L’objectif temps est secondaire, mais un temps final situé entre 5h30 et 6h serait possible d’après mes temps d’entraînement.

Et des nouvelles fraîches après la course?

Bien sûr, si je ne termine pas la course en trop mauvais état, vous aurez également droit à des nouvelles ici même via la boîte à tweets ou sur mon compte Tweeter quelques heures après l’arrivée.

Le compte rendu de la course suivra également assez rapidement, comme d’habitude.

Suivez-moi aussi sur Twitter

Afin de pouvoir vous tenir au courant de ce qui se passe, principalement lors de mes futures compétitions, j’ai intégré à ce blog, dans la partie de droite, un module qui permet d’afficher mes derniers tweets, publiés sur mon compte Twitter fraîchement créé.

Vous pourrez donc avoir les informations d’avant course en direct ou les résultats peu après avoir franchi la ligne d’arrivée.

Je ne promet pas de vous tenir informé heure par heure de ce qui se passe, mais je vais tenter l’expérience de Twitter au moins pour suivre l’évolution des événements à Rapperswil.

Journée Lausannoise du Vélo 2011

Quelle belle journée en ce samedi 21 mai pour participer à la Journée Lausannoise du Vélo, édition 2011. Je n’ai pas pris part à cette manifestation depuis 2006, et c’est dans la fraîcheur matinale que je pars de chez moi, une fois n’est pas coutume ça sera à vélo, pour me rendre au Chalet à Gobet.

Récupération du dossard et c’est parti! Je sais le parcours assez difficile, et je compte bien rouler à un rythme assez soutenu, même si la manifestation n’est pas officiellement chronométrée, en ultime test avant Rapperswil.

Les coureurs ont l’occasion de rouler par une température que je jugerais idéale, sous le soleil avec un léger vent de face à l’aller (et donc dans le dos au retour), toutes les conditions sont réeunies pour en faire une journée vraiment parfaite pour la pratique de la bicyclette!

Au moment de la bifurcation, j’ai même une légère hésitation entre le parcours des 100 ou des 160 kilomètres, mais finalement je prends le chemin du retour, ce sera 100km donc, plus raisonnable à deux semaines du plus gros objectif de ma saison.

Finalement, je boucle le parcours en 3h39, ce qui est correct au vu du dénivellé (1’300m D+).

Et en plus aujourd’hui, j’ai profité de ces cent bornes pour valider une nouvelle position sur mon vélo, ayant baissé et avancé ma selle, et c’est ma première sortie depuis bien longtemps que je ne ressent aucune tension ou douleur dans le haut du dos après plus de deux heures de route! Voilà une journée vraiment réeussie.

Barefoot, dans la vie de tous les jours aussi

Dans le billet sur le barefoot dans la course à pied publié il y a quelques temps, j’évoque le fait que j’ai pu accélérer ma transition vers des chaussures minimalistes en utilisant aussi ce type de chaussures dans la vie de tous les jours. Voici mon expérience de citadin barefoot.

Effectuer la transition pour courir avec des chaussures minimalistes nécessite de renforcer certaines parties du pied, ce dernier n’étant plus supporté par une semelle rigide dans une grosse chaussure. Il faut donc appréhender cette transition avec précaution et progressivité.

C’est afin de renforcer muscles et tendons de mes pieds en dehors des entraînements de course à pied que j’ai décidé de porter des chaussures minimalistes au quotidien. Le grand défi étant de trouver des chaussures au look « conventionnel » aux proriétés minimalistes, je ne pouvais pas aller travailler en Piranha SP3.

Après plusieurs recherches sur Internet, j’ai trouvé un fabriquant de chaussures minimalistes qui produisait des chaussures tout à fait utilisable en ville. J’ai par contre été contraint de commander ces chaussures depuis le Royaume Uni, il ne semble pas y avor de distributeurs en suisse romande. Ces chaussures sont dotées d’une semelle fine extrêmement flexible. Certains modèles sont spécifiquement prévus pour la ville:

J’ai également acheté une paire de Neo, conçue pour la course à pied, mais je l’utilise comme une paire de baskets normale:

Comme pour la course à pied, il faut s’adapter progressivement à la marche en chaussures minimalistes. Au début, ça fait bizarre, on ressent chaque irrégularité de trottoir et autres cailloux, comme si nos pieds muselés pendant des années dans de grosses chaussures redécouvraient la sensation du contact avec le sol. J’ai trouvé cela encore plus flagrant dans les Vivobarefoot que dans les Piranha SP3 de course.

Au début, il me suffisait de marcher 15 minutes en ville avec ces chaussures pour sentir une fatigue. Petit à petit, la fatigue a disparu et la marche en minimaliste est devenue une habitude, et bien que je ne marche pas systématiquement en ville avec ces chaussures, je ne sens plus de différence en terme de fatigue entre des minimalistes et des chaussures de ville habituelles, par contre je constate une grosse différence à un autre niveau: les minimalistes sont plus confortables!

A la question: est-ce que ça a vraiment accéléré ou aidé la transition aux minimalistes en course à pied? Pour être honnête, je n’en sais rien! Je pense tout de même que ça a été une aide pour renforcer le pied. Les entraînements de course à pied dans les premiers jours en minimalistes sont concentrés sur peu de temps mais beaucoup de sollicitation pour l’organisme. En revanche, le port de minimalistes au quotidien permet un entraînement léger mais constant qui à mon avis ne peut être que bénéfique.

20km de Lausanne 2011

Trois semaines après les traîne savates, les 20km étaient l’ultime occasion de valider ma préparation en vue de mon demi Ironman prévu au mois de juin.

L’objectif du jour était donc d’améliorer le chrono de l’année passée (1h55) et si possible d’en finir en 1h45, objectif qui semblait réalisable au vu du temps effectué sur les traine savattes.

Départ de mon bloc à 18h26. Malgré quelques nuages menaçants, il ne pleut pas, et la température est agréable, voire un peu chaude. Aussitôt que le départ est donné, je me concentre sur mes horaires de passage, à savoir environ 5 min 15 au km pour en terminer en 1h45. Je suis en ratard d’une quinzaine de secondes à la première borne kilométrique, mais rien d’inquiétant, c’est l’ »engluage » du départ… la mise en route quoi, on va se refaire. En passant devant le musée olympique au deuxième kilomètre, ce ne sont plus qu’une poignée de secondes qu’il faut rattraper.

Dès la première côte, le rythme devient plus difficile à suivre. J’ai toujours le souvenir de ma première participation en 2009 aux 10km, de la manière dont je me suis grillé sur cette première montée… mais rien de bien méchant cette fois, seulement une dizaine de secondes égarées dans la côte, et des pulsations un peu haute en revenant sur le plat, mais stabilisées assez rapidement. Sur ce parcours, je sais que je peux me permettre de perdre un peu de temps sur les premiers 10km pour me refaire ensuite, les grosses difficultés se situant principalement sur la première moitié.

Pourtant, je suis en avance au passage des 10km, qu’il me fallait passer en 52 min 30 pour être dans le rythme des 1h45. Environ 45 secondes de marge. Ensuite, depuis le 12ème kilomètre, je cours environ en 4min 50 au km, ce qui augmente régulièrement mon avance sur le temps prévu.

Je vous parlais dernièrement de mes nouvelles chaussures. J’ai effectuivement couru ces 20km avec mes Asics Piranha SP3, avec attaque midfoot, mais si vous avez lu le précédent billet, vous le savez déjà. Pas de problèmes particuliers avec cette dynamique de course, mais un truc pas prévu: les ampoules sur l’avant du pied (entre autre à la base du gros orteil) à cause des descentes et de l’échauffement particulièrement important de l’avant du pied en ces circonstances. Bien que les ampoules en question aient été assez localisées et finalement peu importantes, elles m’ont empêché de courir tout à fait librement les descentes de l’avenue de Provence et de la Vallée de la Jeunesse, sans quoi j’aurais pu encore améliorer un peu mon chrono.

Au final, je termine mon tour de la piste du stade de Coubertin pour en terminer avec ces 20 bornes en 1h 41minutes et 46 secondes! Largement au delà des objectifs, ce temps est extrêmement encourageant non seulement pour le demi Ironman de juin, mais également pour la suite de ma saison en course à pied!