Après avoir réservé les billets d’avion pour voyager avec mon vélo, je me suis mis en quête d’une valise pour transporter l’engin en toute sécurité, et le retrouver intact à l’arrivée.
Il existe des tas de housses, de valises, de sacs et autres pour transporter des vélo en avion. Premier truc, si c’est très occasionnel, on peut prendre un carton de vélo neuf ou un carton fourni à l’aéroport pour emballer son vélo. Mais comme je vais pousser l’art du transport de vélo en mode aérien ces prochains mois, j’ai investi dans une valise en dur (et pas une simple housse rembourrée).
Après avoir regardé ce qui se fait et le marché de l’occasion car le neuf coûtre très cher, j’ai trouvé pour un prix raisonable (par rapport au prix de la valise neuve s’entend) une « Scicon Aero Tech Evolution ».
Particulièrement bien étudiée, cette valise propose deux emplaçements spécifiques pour y loger les roues, et le cadre est placé dans dans la partie opposée. Il faut juste lui retirer les pédales et la tige de selle (et en ce qui me concerne les prolongateurs sur le guidon).
L’intérieur de la valise est matelassée, et la coque externe, bien que légère semble assez robuste. Une fois refermée, la valise peut être verrouillée par un code à 3 chiffres sur deux serrures. La valise dispose également de 4 roulettes, ce qui risque d’être fort pratique dans les longs couloirs d’aéroports.
Ne reste plus qu’à attendre pour tester le tout, en début 2012, pour préparer l’Ironman de Lanzarote.
Quand j’ai commencé à nager, en 2009, je me suis immédiatement rendu compte que dans l’eau, sans une technique adéquate, on pouvait dépenser une énergie phénoménale tout en étant peu efficace. Je m’en suis donc remis à des personnes qui savent nager et qui m’ont conseillé et corrigé pour améliorer ma technique, et ainsi nager mieux.
Ca ne fait pas si longtemps que j’ai du me rendre à l’évidence: en course à pied, je n’ai pas non plus une grande efficacité, à cause d’une posture incorrecte: car en course à pied aussi, pour courir efficace il faut courir juste. Et le meilleur moyen de s’en rendre compte, c’est de se filmer ou se faire filmer en train de courir, et de comparer avec la posture d’une personne qui a une foulée efficace.
En matière de référence de posture en course à pied, j’ai illustré cet article avec trois champions de course à pied:
Haile Gebreselassie: on ne le présente plus, recordman sur marathon en 2h03min 59.
Paula Radcliffe: recordwoman sur marathon en 2h15min 25.
Sur les images de ces trois champions, on constate les points communs suivants:
Le dos est droit, comme si l’on voulait étirer un maximum la colonne vértébrale, les épaules, tout en étant détendues sont légèrement tirées vers l’arrière.
L’attaque au sol par le pied est effectuée par la partie avant du pied (forefoot strike) ou par le milieu du pied (midfoot strike)
Le pied entre en contact avec le sol environ à l’aplomb du corps. Une erreur fréquente est de vouloir allonger la foulée et de poser le pied en avant par rapport au corps.
Le mouvement de propulsion de la jambe dure jusqu’à ce que celle-ci soit complètement tendue et que seule la pointe du pied reste en contact avec le sol (particulièrement bien illustré par la photo d’Arnulfo Quinmare).
Le corps peut être légèrement incliné vers l’avant, mais l’inclinaison dans ce cas doit être harmonieuse des chevilles à la tête. Il ne doit pas y a voir d’angle au niveau du bassin. S’incliner vers l’avant est particulièrement recommandé en montée.
La cadence devrait être située aux alentours de 180 pas par minute (donc 3 par seconde). La durée de contact du pied avec le sol doit donc être réduite autant que possible.
Bien sûr, la posture idéale est variable d’un individu à l’autre, mais les points évoqués ci-dessus sont la base d’une position correcte en course à pied.
Naturellement, l’impact au sol par le pied sur sa partie avant est étroitement liée à la technique de « barefoot » running, et passer d’une attaque talon en avant du corps à une attaque forefoot ou midfoot nécessite une adaptation décrite dans mon billet sur le « barefoot running« .
Il ne me reste donc plus qu’à continuer à travailler ces conseils sur ma propre posture en course afin de gagner en efficacité.
La préparation pour le marathon de Lausanne à peine commencée, voilà que revient sans crier gare une petite périostite, inflammation de la membrane qui recouvre la partie interne de l’os du tibia pour faire court. Assez sujet à ce genre de problèmes, je suis heureusement rarement obligé de stopper complètement la course à cause de ça, mais quand même, d’une part ça fait mal, et d’autre part ça m’oblige quand même à diminuer mon kilométrage en attendant que ça passe.
Alors cette fois j’ai cherché à savoir si il existait un moyen pour diminuer l’ampleur d’une périostite. J’ai d’abord pensé à du strapping, technique que l’on voit parfois sur des athlètes de haut niveau consistant à placer des bandes adhésives sur les jambes ou les articulations douloureuses. Mais pour la périostite, je n’ai jamais été couronné de succès, bien que certains aient apparemment trouvé le strapping utile en cas de périostite.
Et puis j’ai lu sur un forum un coureur qui utilisait des manchons de compression. Le manchon de compression, c’est comme une chaussette très haute qui remonte quasiment jusque sous le genou. Certains sportif l’utilisent pendant l’effort, d’autres utilisent des chaussettes dites de récupération, après l’effort.
Le but premier du manchon de compression ou de la chaussette de récup, c’est de comprimer légèrement le muscle du mollet pour éviter qu’à l’instar d’une éponge il se gonfle de sang, cela éviterait d’avoir les jambes lourdes après une grosse séance ou une compétition de type semi ou marathon.
Dans mon cas, ce n’est pas vraiment cet effet que j’ai trouvé appréciable immédiatement dans les manchons de compression, bien qu’il puisse s’agir d’un plus tout de même, mais par contre ces manchons ont drastiquement diminué la douleur liée à la périostite, probablement en limitant le frottement et donc l’inflammation du périoste par la compression de toute la partie inférieure de la jambe. Et me voilà donc capable à nouveau et sans trop souffrir (des tibias s’entend) plus de 15km. Bonne nouvelle en vue de ma préparation marathon.
Si vous faites partie de ces coureurs à pied qui sont en train ou ont adopté le « barefoot running« , alors ce site web est fait pour vous.
Nommé « Natural Running Center« , on y trouve des articles en tout genre sur la course pieds nus ou en chaussures minimaliste, des conseils pour passer en douceur à ce style de course et des résultats de tests de chaussures minimalistes.
Le contenu est ajouté régulièrement et mis à jour, et les contributeurs sont nombreux. Seul regret, ce site est exclusivement en anglais, mais si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas, foncez!
Après avoir grimpé un certain nombre de fois les deux cols du Jura proches de chez moi, le Mollendruz et le Marchairuz, je me suis essayé à une montée moins connue, située entre les deux cols, la montée du chalet du Mont Tendre. Il ne s’agit pas d’un col car la route se termine en cul de sac, mais elle est bien plus difficile que les deux cols qui l’entourent.
L’approche, jusqu’à Montricher
Le début de la montée se trouve à Montricher. Je m’y suis rendu depuis l’Isle, mais il existe bien d’autres moyens de se rendre dans cette bourgade du pied du Jura. A l’intérieur du village déjà, certaines rues montrent des pourcentages qui nous mettent dans le bain. Suivre les panneaux « Place de fêtes » et on trouvera une petite route s’enfonçant dans la forêt. Ensuite, le parcours pour le chalet du Mont Tendre est peu indiqué, mais lorsqu’une bifurcation se présente avec deux routes, toujours choisir celle de gauche, jusqu’en haut.
La montée
Note: Ce n’est pas que je zig-zaguait sur la route parce que je ne montais pas assez vite, mais parce que sur une grande partie du parcours qui se passe en forêt mon GPS était plus ou moins dans les choux.
Autant le dire tout de suite, par rapport au Mollendruz ou au Marchairuz, la montée du Mont Tendre c’est autre chose! Cette montée de 9.1km n’offre que peu de portions de pente à moins de 10% et il faut attendre les trois derniers kilomètres pour enfin avoir le répit d’un petit passage à plat.
Cette montée ne pardonne rien, avec des passages vraiment difficile (mon compteur, peut-être pas hyper précis mais quand même, faisait état de passages à 21%). La grande majorité de la route se passe en forêt, ce qui plaira aux cyclistes qui souhaitent ne pas rester en plein soleil, comme dans le Marchairuz par exemple.
La route est en excellent état lors de toute la montée. Il est toutefois à noter qu’à deux reprises, j’ai du mettre pied à terre à cause de passages à vaches sur la route, que je n’ai pas osé passer sur le vélo (si il y a des casse-cou dans l’assistance, merci de me dire comment on fait!). Deux de ces passages, quelques kilomètres plus tard, sont franchissables à vélo car une fine bande de béton est utilisable avec une bonne précision. Attention à bien repérer ces passges lors de la montée afin de ne pas se les manger à la descente!
A l’approche de l’arrivée, on passe devant le « Chalet neuf du Mont Tendre », et un panneau indique « Buvette, 1km ». Ne criez pas victoire, il en reste encore quasiment 2! Et la pente ne se calme pas vraiment, le dernier kilomètre offrant des pourcentages incroyables.
Une fois enfin arrivé au chalet, et par la même occasion à la fin de la route qui culmine à 1615m, on aperçoit au loin derrière le chalet la pointe métallique qui indique le plus haut sommet du Jura suisse.
Je suis monté en 57min 28, à 9.5km/h de moyenne, mesuré depuis le panneau de sortie de localité de Montricher.
Et on m’avait aussi promis la récompense ultime après cette montée difficile: une vue imprenable sur tout le plateau, mais malheureusement, le ciel couvert du jour ne m’a pas laissé le loisir d’en profiter. En même temps, ça me donne une bonne raison pour refaire la montée.
Le bon rapport pour monter
Je l’avais annoncé dans mon billet traitant de ma cassette équipant mes roues Fulcrum désormais dédiées à la montagne, cette cassette 12-29 m’a non seulement été utile mais je dirais presque indispensable pour arriver en haut. Avec mes roues carbone, montées en 11-25, je serais peut-être monté, mais dans un drôle d’état, le développement 34/27 étant celui que j’ai utilisé presque toute la montée, en étant rassuré de savoir qu’il restait le 29 derrière pour assurer (et je ne me suis pas privé de l’utiliser sur certains passages aussi). Que ce soit dans la montée ou dans les descente, les pneus Continental Force/Attack ne m’ont jamais posé le moindre problème, mais il faut dire que les conditions de route étaient idéales, et que des pneus se testent sur leur entière durée de vie.
La descente
Il faut être particulièrement prudent dans la descente, entre autre à cause des passages à vaches, et aussi des voitures et motos qui arrivent en sens inverse, car il en arrive quand même quelque-unes, et la route n’est pas si large. Dans une descente à 10-15%, la distance pour s’arrêter avec un vélo de course est… longue.
Dans la descente, une petite place de pique-nique, de laquelle il doit y avoir un joli panorama si il fait beau, vaut la peine de s’y arrêter, ne serait-ce que pour y laisser refroidir les jantes surchauffées par les freinages intensifs de la descente.
Et une fois en bas, on se dit que c’est une montée qui est difficile, mais qu’on a envie de refaire très vite…