Archives mensuelles : novembre 2011

Préparation IM Lanzarote: Semaine 3

Semaine: 3/28 (du 21 au 27 novembre 2011), première semaine d’adaptation en vue des cycles plus difficiles à venir en décembre
Volume d’entraînement: 9h22
Kilométrage:

- Natation: 10.4 km (4 séances)
- Vélo: 84.3 km (2 séances)
- Course à pied: 18.8 km (2 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 26.4 km (10 séances)
- Vélo: 292.1 km (5 séances)
- Course à pied: 45.7 km (5 séances)

Voici une première semaine qui comporte au moins deux séances par discipline. Deux séances de course à pied (2 séances seuil, ce qui n’est pas idéal mais j’avais la possibilité d’effectuer les deux séances du club de la semaine), même j’en avais initialement prévu 3, cette semaine me satisfait pleinement dans ma reprise progressive des entraînements en course à pied, enfin libéré de tous les enquiquinements type douleurs ou blessures: bon signe donc.

Au niveau du vélo, outre un changement de matériel dont on reparlera plus en détail très bientôt, deux sorties samedi et dimanche, en endurance de base. De bonnes sensations, même si mes qualités d’endurance dans ce sport ont largement diminué, c’est probablement l’un des derniers points que je vais travailler, dès début février 2012, je me concentre maintenant sur la vélocité et prendre plaisir à effectuer des sorties plaisantes au soleil incroyable en ce mois de novembre!

Rien ne change au niveau natation: c’est un sentiment d’invincibilité qui m’habite depuis maintenant quelques semaines dès que je suis dans l’eau. Tout de même une mauvaise nouvelle cette semaine avec l’interruption brutale des entraînements du club faute de piscine… Et pour compenser la séance que je ne pourrais pas faire lundi prochain, 4 séances cette semaine dont une supplémentaire ce dimanche. Un kilométrage important donc, mais c’est pour adapter la planification suite à l’arrêt des séances club.

Une première semaine un peu plus chargée en volume, qui va aller en progressant légèrement pour arriver à « rattraper » partiellement mon programme de préparation (je me fixe de tenir les objectifs de ce programme à l’exception du vélo qu’il m’est impossible de tenir compte tenu de mon emploi du temps et de la saison).

Préparation IM Lanzarote: Semaine 2

Semaine: 2/28 (du 14 au 20 novembre 2011), semaine light de type « travail foncier »
Volume d’entraînement: 7h31
Kilométrage:

- Natation: 8 km (3 séances)
- Vélo: 66.3 km (1 séance)
- Course à pied: 14.5 km (2 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 16 km (6 séances)
- Vélo: 207.8 km (3 séances)
- Course à pied: 26.9 km (3 séances)

J’avais initialement prévu une semaine un peu plus chargée en course à pied, mais une légère douleur au pied gauche a légèrement changé mes plans… Je n’ai pas vraiment envie d’insister et de provoquer une blessure plus importante. Donc en course à pied, vraiment léger avec une sortie mardi de 6km et une samedi de 8, le tout en endurance.

En natation, toujours d’excellentes sensations, avec trois séances, une séance club de 2km, deux séances de 3km dont une avec des séries de 400m au seuil. Au niveau de la natation, je vais conserver ces séances là.

Enfin, le vélo. Une seule sortie, ce dimanche avec au programme un « demi tour du lac » de Lausanne à Evian, retour en bateau. Le but ces temps est clairement de conserver un maximum mes aptitudes.

La semaine qui arrive sera toujours essentiellement constituée de séances en endurance, avec trois séances de course à pied si possible!

Préparation IM Lanzarote: Semaine 1

La première semaine que je considère comme faisant partie de ma préparation à l’Ironman de Lanzarote s’achève aujourd’hui. Comme promis dans ce billet de la semaine passée, voici donc un petit bilan de la semaine écoulée, avec d’abord quelques statistiques et remarques:

Semaine: 1/28 (du 7 au 13 novembre 2011), semaine type « reprise »
Volume d’entraînement: 11h28
Kilométrage:

- Natation: 8 km (3 séances)
- Vélo: 141.5 km (2 séances)
- Course à pied: 12.4km (1 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 8 km (3 séances)
- Vélo: 141.5 km (2 séances)
- Course à pied: 12.4 km (1 séance)

Une semaine de reprise, peu de volume hormis la sortie vélo de ce jour, mais reprise de sentation dans les trois disciplines. Peu de course à pied pour l’instant car j’ai privilégié une récupération complète du marathon. De plus, un petit refroidissement qui dure depuis la fin du marathon, rien d’inquiétant, mais quand même pas au top de ma forme… Donc une seule sortie en course à pied cette semaine, c’était samedi, avec 12km.

Ma grande crainte concernant cette préparation en général se situe au niveau du vélo. En effet, la saison froide est toujours délicate à gérer pour le cycliste et il faudra bien trouver un moyen de faire du volume quand même, quand les conditions ne me permettront plus d’effectuer des sorties comme celle d’aujourd’hui. Deux sorties cette semaine à vélo, une mercredi après-midi (44km), et une ce dimanche (97km), afin de retarder le plus possible la préparation sur le Home Trainer.

D’un autre côté, la bonne surprise viens de la natation. Trois séances dont deux de 3km, avec de bonnes sensations. La préparation en natation va principalement consister à développer une bonne endurance et une technique efficace et économique en énergie, afin de sortir de l’eau le jour J le moins fatigué possible.

Globalement, une semaine facile donc, avec de l’endurance exclusivement à l’exception d’une séance de natation vendredi avec 5x400m au seuil. Pour la semaine qui arrive, le programme est d’augmenter légèrement le volume en course à pied, en ajoutant une séance, et en maintenant pour l’instant le même nombre de séances dans les autres disciplines.

Sortie vélo à la Vallée de Joux, album photo

Près de 100km entre chez moi et la Vallée de Joux, en passant par les deux cols, d’abord le Mollendruz depuis l’Isle, puis le Marchairuz depuis Le Brassus. La sortie en images:

Jeu de lumières

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La lumière filtre à travers les arbres, alors que le boruillard se dissipe enfin dans la montée du Mollendruz

Barefoot running: une année après

Voilà un peu plus d’une année maintenant que je pratique la course à pied avec des chaussures minimalistes. Je suis passé progressivement de mes chaussures « conventionnelles » à des chaussures dites « minimalistes », comme je le décrivais déjà au mois d’avril dans cet article.

Je considère maintenant que la transition est entièrement accomplie et adoptée, après avoir couru le marathon de Lausanne 2011 avec mes Piranha SP3.

Au niveau des sensations, il me semble évident que depuis que je cours en minimalistes, ma posture en course à pied est bien meilleure. Et mon ressenti, passé les quelques mois qui suivent la transition et l’effet « nouveauté », le feeling en course est bien meilleur qu’avant. Je prends effectivement plus de plaisir à courir maintenant.

Différentes chaussures, pour différents usages

Depuis le début de ma transition vers des chaussures minimalistes, j’ai utilisé et continue de tester différentes paires de chaussures. Vous trouverez ci-dessous les chaussures que j’utilise actuellement.

Asics Piranha SP3

Ce sont clairement les chaussures que j’utilise le plus, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition, sur toutes surfaces, aussi bien en forêt que sur route ou sur piste. Cette année, je les ai utilisées pour les 20km de Lausanne, Morat-Fribourg et le marathon de Lausanne ainsi que pour plusieurs triathlon, dont Rapperswil (la seule modification que je leur ai apportée pour le triathlon est le remplçement des laçets par des bandes elastiques, pour des transitions plus rapides).

Cette chaussure ne présente quasiment aucun ammorti. Elle dispose d’une semelle stable mais pas trop rigide tout de même. Une bonne illustration de la déformation progressive de la semmelle des SP3, ci après:

D’abord avec une paire de SP3 neuves:

On y voit une semelle relativement plate. Mais après quelques centaines de kilomètres, cette dernière prend une forme bien plus marquée:

On y voit clairement que la semelle s’est formée à l’attaque sur l’avant du pied. C’est ce compromis entre une certaine rigidité de la semelle mais sa déformation progressive pour s’adapter au mouvement naturel du pied que j’apprécie avec cette chaussure.

Point faible de cette chaussure, la longévité. En effet, cette chaussure est conçue initialement uniquement pour la compétition, et son poids en fait une chaussure qui dure au maximum 450 à 500km (la faute aussi à une semelle qui n’est pas renforcée sur l’extérieur du pied et qui s’use plus rapidement de ce côté).

Vibram Five Fingers Bikila

Chaussure que j’apprécie particulièrement pour son interface minimale entre le pied et le sol, la Bikila me permet de travailler les mêmes qualités que la course pied nus, sans le risque de blessures sous la plante des pied liés à ce type de course. Vous trouverez mes impressions après les premières utilisations dans ce billet.

J’utilise ces chaussures plusieurs fois par mois sur des sorties de 10 à 15km maximum, pour l’instant toujours en nature, mais leur utilisation sur route ou sur piste est tout à fait possible. Ces séances me permettent de renforcer mes mollets, car avec ces chaussures, 100% de l’ammorti est effectué par le mollet et le tendon d’Achille. La moindre attaque talon se fait immédiatement resentir. Les séances effectuées avec ces chaussures ont donc le mérite de faire travailler l’attaque du pied parfaite, sinon, on sent tout de suite l’impact.

La course minimaliste est bien plus éprouvante encore avec ces chaussures qu’avec les SP3. Il faut du temps pour renforcer suffisamment le tendon d’Achille et le muscle du mollet afin de pouvoir courir à l’aise ne serait-ce que 10 à 12km avec ces chaussures, et surtout pour ne pas avoir les mollets qui tirent après la course.

J’envisage sérieusement d’utiliser ces chaussures en compétition, mais pas sur des distances suppérieures à 15km pour l’instant. Il est donc probable que la saison prochaine, je les utilise sur une ou deux courses comme les traîne savates.

Je compte par contre utiliser de plus en plus ces chaussures lors de mes entraînements courts, afin de renforcer mes pieds ainsi que les muscles et tendons de mes mollets.

Concernant la longévité, je n’ai pas couru assez avec mes Bikila pour juger de leur résistance, mais elle est clairement suppérieure à celle des SP3, car après 100km leur semelle ne montre aucun signe d’usure, pareil pour l’empeigne.

Dernier détail à propos des Vibram, ce sont les seules chaussures que je peux porter plus de 6 à 7km sans porter de chaussettes.

Saucony Hattori

Découvertes lors d’un voyage à New York, j’utilise les Hattori en entraînement (mois souvent tout de même que les deux autres paires). Au niveau du ressenti « barefoot », elles se situent entre les SP3 et les Bikila. La semelle est aussi souple que celle des Bikila mais un peu plus épaisse. La structure de la chaussure est très particulière (voir le détail dans ce billet).

Leur facilité d’enfilage et de fermeture (un unique vélcro) ainsi que la possibilité de les porter sans chaussettes sur une distance allant jusqu’à 7km (un peu plus je pense si je m’entraîne plus souvent avec) en fait un premier choix pour les triathlons courts, comme celui de Lausanne cette année.

Reste à tourver une chaussure d’hiver minimaliste

Le point commun à ces trois chaussures est leur inconfort dans les conditions hivernales. Le constat est simple: des chaussures à ce point légères ne peuvent pas resister très longtemps à l’eau ou à la neige. Je suis donc en train de chercher et de tester plusieurs paires pour trouver la paire que j’utiliserais lorsque les conditions météo seront plus humides. Bien sûr, ce sera une chaussure la plus minimaliste possible.

Je ne manquerais pas de publier un billet à l’occasion pour vous faire part de mes conclusions à ce propos.

Et les blessures alors ?

Déjà lorsque j’écrivais mon premier billet sur ma transition au barefoot running, j’écrivais que je ne pouvais pas juger l’effet des minimalistes sur les blessures en course à pied, n’ayant jamais été blessé avant d’effectué ma transition, à l’exception de quelques pérsiotites, qui finalement partaient assez vite.

Le constat est toujours le même. Durant cette saison, je n’ai pas été blessé, mis à part les fammeuses périostites, que j’ai réeussi à maîtriser en portant des manchons de compression, comme je le décricvais il y a quelques mois.

Conclusion: pas d’avis, en faveur ou défaveur du barefoot en ce qui concerne les blessures…