Préparation IM Lanzarote: Semaine 15

Semaine: 15/28 (du 13 au 19 février 2012)
Volume d’entraînement: 8h49

Le cumul des kilomètres dans chaque discipline sera ajouté à mon retour!

Semaine fort peu chargée, car j’avais pas mal d’occupation extra-sportives cette semaine, mais deux éléments essentiels on quand même marqué la semaine:

Natation, avec la combinaison

Première séance d’entraînement long avec la combinaison mercredi. 4.5 km continus en 1h10min et 30 secondes. 1h02min10 pour passer les 4 km, et surtout un poil moins d’une heure pour passer les 3.8.

Alors bien sûr, nager en eau libre n’est pas la même chose que nager en bassin de 25 mètres, mais quoi qu’il en soit, ces temps me laissent penser que mon objectif d’1h05 à Lanzarote est tout à fait possible, et c’est une bonne nouvelle!

L’autre enseignement de cette séance, c’est que les entraînements en combinaison seront indispensables à l’approche de la compétition car la technique de nage dans l’armure flottante est quand même différente, et il faut apprendre à se gérer de manière différente avec la combi ou sans (pour moi en tout cas!).

Départ pour Lanzarote!

Ce samedi, je prenais mes affaires et m’envolais vers Lanzarote, pour une semaine d’entraînement! Déja deux sorties vélo sur le week-end et un compte rendu complet le week-end prochain!

Google GmailShare

Le test: Asics Tarther

Après les Nike Free, la deuxième paire de chaussures que j’ai utilisées pour mon retour à la course à pied après ma blessure furent les Asics Tarther.

Ces chaussures présentent un drop moindre que celui des Nike Free, mais tout de même de l’amorti. C’est la principale raison qui m’a fait choisir cette paire, toujours à la recherche de chaussures qui me permettent de revenir progressivement à un style de course sur le milieu puis sur l’avant du pied.

J’ai évalué ces chaussures sur les mêmes critères que les Nike Free, à savoir:

  • Drop, influence sur l’attaque du pied
  • Flexibilité de la semelle, sentiment de minimalisme
  • Poids et confort de la chaussure
  • Sentiment général lors de la course, conclusion

Drop, influence sur l’attaque du pied

Comme je l’ai dit en introduction, ces chaussures ont un drop un peu moins important que les Nike Free. Malgré tout, le coussinage au niveau du talon est bien présent, et comme pour la paire de chez Nike, l’attaque « forefoot » ne coule pas de source. Avec cette chaussure, pas de problème particulier lors d’une attaque « midfoot » ou même légèrement sur le talon, ce qui n’est pas le but recherché chez moi. L’amorti de la chaussure au niveau du talon est quasiment identique à celui des Nike.

Quand on court « midfoot » avec les Tarther, l’amorti sous le pied est présent, mais plus « dur » tout de même qu’avec la Nike Free.

Flexibilité de la semelle, sentiment de minimalisme

Si la Nike Free est à mon avis une bonne chaussure de transition vers des chaussures plus minimalistes, ce n’est pas le cas pour la Tarther. La flexibilité de la semelle est clairement moindre que toutes les autres chaussures que j’ai pu utiliser, elle est comparable à une chaussure traditionnelle.

Le sentiment de minimalisme est inexistant, la chaussure serre beaucoup le pied, et la semelle rigide renforce l’impression de courir dans une chaussure traditionnelle.

Poids et confort de la chaussure

La Tarther est plus légère que la Nike Free, affichant 242 grammes sur la balance en taille 11.5 US.Malgré cela, elle ne donne clairement pas une impression quelconque de légèreté une fois aux pieds.

Au niveau du confort, le pied est assez serré dans cette chaussure, et elle laisse moins de place pour les orteils que la Nike.

Sentiment général lors de la course et conclusion

Quand j’ai choisi la Tarther, il m’intéressait d’essayer une chaussure qui avait de l’amorti mais avec moins de drop que la Nike Free, ce qui a été le cas. Par contre, j’ai été déçu par la trop grande rigidité de la semelle de la Tarther qui fait de cette dernière une chaussure vraiment traditionnelle qui n’a pas grand chose du minimalisme tel que je le conçoit.

Quand je cours avec cette chaussure, j’ai l’impression de revenir à l’époque à laquelle je courais avec de grosses chaussures très coussinées, et ce n’est clairement pas l’objectif pour ma reprise de la course à pied.

Cette chaussure pourrait parfaitement convenir à un coureur qui utilise des chaussures minimalistes sur de courtes sorties, mais qui souhaite une paire plus traditionnelle pour ses sorties plus longues, sur surfaces dures voire pour de la compétition sur des courses longues comme le marathon. Cette chaussure permet en effet de courir en attaque « midfoot » et de basculer en cas de fatigue vers une attaque sur le talon sans problème.

En ce qui me concerne, la Tarther ne fera vraisemblablement pas partie des chaussures que je continuerais à utiliser une fois le rétablissement de mon pied terminé.

Google GmailShare

Préparation IM Lanzarote: Semaine 14

Semaine: 14/28 (du 6 au 12 février 2012)
Volume d’entraînement: 6h21
Kilométrage:

- Natation: 10.2 km (3 séances)
- Vélo: 45 km (1 séance)
- Course à pied: 14.8 km (2 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 127.1 km (46 séances)
- Vélo: 748.8 km / 13h30 de home trainer (29 séances)
- VTT: 75.2 km (3 séances)
- Course à pied: 198.7 km (22 séances)
- Ski de fond: 43.2 km (3 séances)
Total depuis début 2012:
- Natation: 61.7 km (22 séances)
- Vélo: 343 km /  7h15 de home trainer (14 séances)
- Course à pied: 70.6 km (10 séances)
- Ski de fond: 13.2 km (1 séance)
- VTT: 31.6 km (1 séance)

Un entraînement toujours passablement perturbé par le froid

La météo de cette semaine n’a pas été beaucoup plus clémente que celle de la semaine passée, et c’est donc la principale raison de ce manque de volume. La semaine à venir s’annonce meilleure au niveau météo, mais chargée d’autres événements, donc peu d’espoir de voir monter rapidement le nombre d’heures d’entraînement.

Un point de situation complet sur ma préparation

La semaine qui viens de se terminer marque la moitié de ma préparation pour l’Ironman. Cette préparation a commencé le 7 novembre 2011. Depuis, j’ai accumulé déjà 120h05 d’entraînement, tous sports confondus. Voici un petit bilan de ma préparation.

Point de situation général

Le niveau de mon entraînement n’est clairement pas à la hauteur de ce que j’espérais. Impossible de faire du volume à vélo à cause de la météo et en course à pied à cause de ma blessure. Il va donc falloir arriver à un niveau plus rassurant d’ici fin mars pour pouvoir envisager sereinement le mois d’avril, qui sera probablement le mois le plus chargé de ma vie!

La natation

Initialement, c’est la discipline qui me faisait le plus craindre pour ma préparation. Je pensais qu’il serait difficile de faire un volume suffisant pour sortir de l’eau en ayant dépensé le moins d’énergie possible. Je me souviens que le simple fait d’avoir dépassé la zone d’endurance en natation à Rapperswil sur mon 70.3 m’avait posé problème sur le début du parcours vélo. Il est hors de question à Lanzarote d’avoir à me mettre dans le rouge sur le début du parcours vélo à cause d’une mauvaise gestion de la partie natation!

Mes semaines sont constituées de 3 à 4 séances de natation en moyenne, avec en général une séance de VMA (sur 25 ou 50m), une séance de seuil (allure légèrement supérieure à celle prévue lors de l’IM sur 300 à 500m), le reste est constitué de séances d’endurance et d’exercices techniques. Une fois toutes les 3 semaines, un test sur longue distance (4km au début, augmentation de 500 mètres toutes les 3 semaines). Les chronos sont largement meilleurs à toutes les prévisions, et lors de mon dernier 4km continu, j’en ai terminé en 1h07 (en bassin de 25m)

La préparation natation est donc excellente, et l’objectif principal consiste maintenant à maintenir et légèrement consolider cet entraînement natation. Si j’arrive à Lanzarote avec mon niveau actuel et que les conditions de natation sont bonnes (bonne gestion du départ sur la plage et pas trop de vagues), un temps de sortie de l’eau en 1h05 est tout à fait envisageable.

La suite de l’entraînement natation jusqu’au jour de la course est simple: maintenir 3 entraînements par semaine, avec une séance seuil et une séance souple/technique par semaine au minimum ainsi qu’une séance de VMA une semaine sur deux, pour éviter une surcharge inutile. Quelques séances en combinaison seront également prévues régulièrement.

Le vélo

Une préparation quasiment inexistante juque là, qui va réellement commencer le week-end prochain à Lanzarote. J’espère pouvoir rouler ensuite régulièrement dès mon retour pour commencer à accumuler les kilomètres en retard!

La course à pied

Après le long feuilleton de ma blessure depuis la mi-décembre, me voilà à nouveau en « état » de pouvoir reprendre la course à pied. La reprise a été progressive, et continuera à l’être. Afin de préparer la charge en même temps que l’augmentation de la distance, je pense me mettre rapidement à l’enchaînement vélo-course, dès la semaine prochaine à Lanzarote probablement.

Je sais par expérience que sur semi-Ironman en tout cas, le travail de vitesse n’a quasiment aucun sens pour une épreuve aussi longue. A Lanzarote d’autant plus, continuer à courir après les 180km éprouvants du vélo sera une épreuve de force, alors se fixer une allure à plus de 10km/h me semble illusoire, même si je suis capable de faire bien mieux sur marathon. L’erreur à ne pas commettre est de partir sur le marathon à 12km/h et espérer tenir le plus longtemps possible. Donc, même si je pourrais partir plus vite, je me fixerais une vitesse de 10km/h dès le début. Je me fixerais donc à l’entraînement de courir le plus longtemps possible à 11km/h après les séances vélo.

Google GmailShare

Saison 2012, les dates!

Il y a des dates, comme le 19 mai 2012, qui sont enregistrées dans mon calendrier depuis plus d’un an, mais il y en a d’autres, comme les courses de préparation et les courses de fin de saison, qui viennent d’être fixés.

Rien de neuf donc dans le programme 2012, à part peut-être le 70.3 d’Aix en Provence, qui a finalement été préféré au TriStar Monaco, le 70.3 est plus proche de mes objectifs futurs. Sinon, pas de marathon en fin de saison, mais un semi avec un objectif plus rapide (passer sous les 1h30).

Voici donc les principales dates qui vont jalonner ma saison sportive, avec deux gros objectifs (en gras) et quelques petits objectifs secondaires.

  • Du 18 au 25 février, semaine d’entraînement à Lanzarote, principalement axé sur la préparation vélo, mais reprise des festivités en course à pied également.
  • Du 17 au 24 mars, semaine d’entraînement à Majorque, principalement axé sur la préparation vélo.
  • 14 avril, Les traîne-savates, course à pied, 10.4 km, Cheseaux. Course de préparation.
  • 28 avril, 20 km de Lausanne, course à pied, 20 km. Course de préparation. Objectif: moins de 1h40.
  • 19 mai, Ironman Lanzarote, triathlon, IM, Iles Canaries, Espagne. Objectif principal 2012: arriver au bout !
  • 22 juillet, Triathlon de Genève, short distance. Pas d’objectif précis pour ce retour au tri après l’IM.
  • 5 août, Triathlon de Nyon, DO. Objectif: passer sous les 2h45, si la récup IM se passe bien!
  • 23 septembre, Ironman 70.3 Aix en Provence, triathlon 70.3, France. Objectif: à définir plus tard.
  • 28 octobre, Lausanne Marathon, course à pied, semi-marathon, Lausanne. Objectif: 1h30.

Particularité cette année, pas de participation au triathlon de Lausanne (pour cause de vacances qui tombent au même moment). Les objectifs temps sont toutefois dépendant de la bonne reprise en course à pied, suite aux problèmes de pieds que je rencontre depuis décembre.

Google GmailShare

Le test: Nike Free Run 2

Comme j’en ai parlé dans mon billet sur ma blessure au pied droit, j’ai utilisé plusieurs paires de chaussures différentes pour mon retour progressif à la course à pied. Voici la première paire que j’ai utilisée: la Nike Free Run 2.

J’ai choisi cette paire pour recommencer à courir après une interruption de presque un mois. Cette paire, offrant à priori plus d’amorti qu’une paire minimaliste, me semblait adaptée à mon retour à la course.

J’ai choisi d’évaluer les différentes chaussures qu’il m’a été donné d’utiliser lors de cette phase de reprise sur les critères suivants:

  • Drop, influence sur l’attaque du pied
  • Flexibilité de la semelle, sentiment de minimalisme
  • Poids et confort de la chaussure
  • Sentiment général lors de la course, conclusion

Il s’agit clairement d’une évaluation subjective, au « feeling ». Cependant, cette évaluation ainsi que celles des autres chaussures qui arriveront bientôt pourront peut-être aider certaines personnes désireuses de faire le pas vers des chaussures un peu plus minimalistes sans toutefois bouleverser leurs habitudes!

Drop, influence sur l’attaque du pied

La Nike Free est une chaussure qui possède un certain drop (la semelle est plus épaisse au niveau du talon qu’au niveau des orteils). Ce drop est toutefois moins important que sur les chaussures traditionnelles que j’ai pu utiliser par le passé. Lors de ma reprise, à cause de la douleur (ou de la peur de la douleur) sous le pied, j’avais tendance à attaquer légèrement du talon. J’ai ensuite rapidement repris une attaque « midfoot » en constatant que tout allait bien.

La Nike Free n’influence pas excessivement le coureur à attaquer du talon comme pourrait le faire une paire très coussinée, une attaque « midfoot » (atttaque par le milieu du pied, où l’on attaque le sol en posant le pied à plat) dans cette chaussure semble tout à fait natuelle. Cependant, j’ai tenté sur quelques foulées d’attaquer comme j’en avais l’habitude en « forefoot » (avec l’avant du pied) et dans ce cas il faut le faire un peu « contre nature », bien que courir ainsi avec ces chaussures soit tout à fait possible.

Ceci en fait une excellente chaussure de transition entre une chaussure traditionnelle et une chaussure minimaliste, qui va progressivement amener le coureur à une attaque « midfoot » tout en permettant au début de la transition une attaque talon « sans dommage ». Cependant, à mon avis, cette chaussure ne va pas amener le coureur à attaquer « forefoot », mais ceci n’est finalement pas indispensable pour bénéficier des bienfaits de la course minimaliste.

Flexibilité de la semelle, sentiment de minimalisme

La semelle de la Nike Free est incroyablement flexible. Le déroulement du pied n’est presque pas entravé par la semelle, et le pied agit librement, et ce sur tous les axes. Au niveau de la flexibilité de la semelle, je situe la paire au même niveau que les Saucony Hattori, elle est donc meilleure que les Piranha SP3.

Lors de l’attaque du pied au sol, on sent très bien le coussinage de la chaussure, même avec une attaque de type « midfoot ».

Lors de ma reprise, c’est précisément cet effet que je recherchais pour soulager mon pied droit. Le sentiment de minimalisme est peu présent, car la chaussure est très présente à ce niveau, offrant une interface claire entre le pied et le sol, cette même interface que l’on souhaite réduire au maximum dans la course minimaliste. De plus, la semelle interne soutient très clairement l’intérieur de la voûte plantaire, ce que je ne ressentais pas dans aucune de mes paires de chaussures minimalistes.

Poids et confort de la chaussure

La Nike Free est la chaussure la plus lourde de toutes celles que j’ai décidé d’utiliser ces prochains temps, affichant 289g en taille US 12, mais bien que présentant une semelle assez épaisse et une empeigne solide, la chaussure ne donne pas l’impression de courir avec une chaussure « lourde ».

Au niveau du confort, ce qui impressionne quand on enfile pour la première fois cette chaussure, c’est la conception hybride de la chaussure, entre le chausson (pas de languette séparée du reste de la chaussure) et le laçage traditionnel. En limitant ainsi les coutures et les irrégularités à l’intérieur de la chaussure, le confort est bluffant! C’est une chaussure que l’on pourrait peut-être utiliser quelques kilomètres sans chaussettes, mais au vu des température ces temps, je n’ai pas essayé! L’avant de la chaussure (toe box) laisse beaucoup de place pour les orteils, qualité que j’apprécie particulièrement avec mes pieds assez larges.

Sentiment général lors de la course et conclusion

J’ai choisi cette chaussure dans un but précis: retrouver un amorti accru par rapport à mes chaussures habituelles (Saucony Hattori, Piranha SP3 ou Vibram Five Fingers) en vue de reprendre progressivement la course à pied. Dans ce cadre là, cette chaussure s’est révélée parfaite, offrant un amorti supplémentaire tout en laissant le pied libre de ses mouvements grâce à une semelle particulièrement flexible. J’ai été agréablement surpris par cette paire en terme d’adaptation à une attaque « midfoot », très confortable malgré le drop plus important que sur mes chaussures minimalistes. J’ai également été agréablement surpris par son confort.

Je recommanderais volontiers cette chaussure à toute personne courant aujourd’hui avec des chaussures traditionnelles et qui souhaite faire un premier pas vers le minimalisme, sans chambouler sa pratique. Ce qui surprendra au début sera la flexibilité de la semelle, qui sera appréciée en premier lieu sans changer le type de foulée. Ensuite, il sera possible peu à peu de modifier l’attaque en allant de plus en plus vers une attaque « midfoot », si c’est l’objectif recherché.

En tous les cas, je pense garder cette paire sous la main après mon retour à la course avec des chaussures plus minimalistes, et les ressortir si nécessaire en cas de douleur ou de problème lié à la charge trop importante dû à une attaque trop « forefoot ».

Google GmailShare