Préparation IM Lanzarote: Semaine 25

Semaine: 25/28 (du 23 au 29 avril 2012)
Volume d’entraînement: 8h44
Kilométrage:

- Natation: 6.8 km (2 séances)
- Vélo: 103.7 km (2 séances)
- Course à pied: 33.5 km (2 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 196.5 km (72 séances)
- Vélo: 3’335.1 km / 13h30 de home trainer (56 séances)
- VTT: 92.6 km (4 séances)
- Course à pied: 534.5 km (51 séances)
- Ski de fond: 43.2 km (3 séances)
Total depuis début 2012:
- Natation: 131.1 km (48 séances)
- Vélo: 2’991 km /  7h15 de home trainer (42 séances)
- Course à pied: 406.4 km (39 séances)
- Ski de fond: 13.2 km (1 séance)
- VTT: 49 km (2 séance)

Une semaine moins chargée afin d’arriver dans de bonnes conditions sur la ligne de départ des 20km de Lausanne, dernière compétition avant Lanza. Semaine qui commence avec un jour de repos complet lundi.

Mardi, séance de VMA en course à pied. La première depuis ma blessure au pied en début d’année! Mercredi, séance de natation de 4km (les deux premiers km nagés avec la combinaison).

Jeudi, première sortie avec l’équipe de BBR près de chez moi, enfin dans des conditions météo agréables (45 km). Vendredi, petite séance de natation de 2.8km.

Samedi, les 20km de Lausanne

Avec un meilleur temps sur le parcours en 1h42 effectué l’année passée, je me suis fixé comme objectif un temps final de 1h35. Objectif qui semblait réalisable au vu de la performance réalisée à Cheseaux deux semaines auparavant.

Pour ma troisième participation sur la distance des 20km, je pensais pouvoir correctement gérer ce parcours. Mais il n’en est rien et comme les années précédentes, je suis parti un peu au dessus de mes pompes… Et bien sûr, c’est au km 4 quand les premières difficultés arrivent que l’on regrette le départ en trombes à 15km/h…

Toute la course sera donc une difficile gestion des 5 à 10 bpm de FC entre 185 et 195 afin de passer au mieux les parties difficiles. Il y a eu des moments ou j’était franchement à la limite, mais l’essentiel est que j’aie tenu le coup jusqu’à la place du Château, point culminant du parcours.

Dans la descente, hormis une petite ampoule sous le pied gauche (probablement à cause des chaussures presque neuves que je rôde pour le marathon de Lanzarote), je gère jusqu’à la ligne d’arrivée, pour boucler le parcours en 1h33min et 15 secondes.

Dois-je me satisfaire de ce résultat? En ce qui concerne l’objectif, il est clairement atteint. Par rapport à l’année passée, l’amélioration est nette (près de 9 minutes). Au vu de l’objectif Ironman, la vitesse comptera clairement moins que l’endurence. Cependant, en vue des objectifs à plus long terme, ce temps ne peux pas me satisfaire et je dois clairement continuer à m’améliorer…

Ce dimanche, en décrassage de ces 20km de Lausanne, une sortie vélo (58km) en terres vaudoises, enfin innondées de soleil et de températures clémentes:

Le début de cette avant-dernière semaine de préparation va consister à récupérer complètement de ces 20km, puis dès mercredi à reprendre l’entraînement en natation avec la combinaison. Jeudi, probablement un petit enchaînement vélo-càp, tout comme samedi. Dimanche, une dernière sortie longue en course à pied (plus de 20km idéalement).

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Préparation IM Lanzarote: Semaine 24

Semaine: 24/28 (du 16 au 22 avril 2012)
Volume d’entraînement: 14h10
Kilométrage:

- Natation: 5.5 km (3 séances)
- Vélo: 234.4 km (3 séances)
- Course à pied: 36.8 km (3 séances)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 189.7 km (70 séances)
- Vélo: 3’231.4 km / 13h30 de home trainer (54 séances)
- VTT: 92.6 km (4 séances)
- Course à pied: 501 km (49 séances)
- Ski de fond: 43.2 km (3 séances)
Total depuis début 2012:
- Natation: 124.3 km (46 séances)
- Vélo: 2’887.3 km /  7h15 de home trainer (40 séances)
- Course à pied: 372.9 km (37 séances)
- Ski de fond: 13.2 km (1 séance)
- VTT: 49 km (2 séance)

Semaine assez chargée, malgré une météo peu favorable. Lundi, c’est pendant ma pause de midi que je vais nager 2km. Lundi soir et mardi, repos! Mercredi, sortie longue en course à pied, 20km. Lors de cette sortie, les sensations ne sont pas bonnes, les jambes sont fatiguées et la motivation n’est pas au plus haut.

Jeudi, je profite du ciel qui paraît clair pour une sortie à vélo. Mais à peine parti, les conditions se dégradent et je prends rapidement le ciel sur la tête. Je rentre prématurément (34km) et tout mouillé! Vendredi, j’hésite entre de la natation et de la course à pied, et préfère finalement sortir courir. Bien m’en a pris car je pulvérise mon record sur mon « parcours test » de 12km!

Ce week-end, la météo s’annonce capricieuse, et pourtant j’aimerais bien travailler un peu sur le vélo. Samedi, rendez-vous est donné à 10h pour une sortie vélo de 103 km qui finalement s’effectuera au sec, et presque au soleil.

Dimanche, grosse journée qui commence sur le vélo pour 97km, immédiatement après on enchaîne pour 4km de course à pied (on avait prévu plus, mais une crevaison a un peu changé les plans). La journée se termine à la piscine avec 2.5km.

Une bonne semaine donc! Malgré les mauvaises sensations en course à pied mercredi, l’excellente performance sur les traine savates la semaine passée est confirmée par la sortie de vendredi.

La dernière compétition avant Lanza aura lieu samedi prochain à Lausanne pour les 20km. Ensuite, il s’agira de diminuer progressivement le volume d’entraînement pour « faire du jus » pour le 19 mai!

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Le curling

Certains visiteurs, les vieux de la vieille, auront peut-être déjà lu ce billet sur mon ancien site web. Comme je prévois de prochainement supprimer ces reliques de l’ancien nakan.ch je vais progressivement reprendre le contenu de certains anciens billets ici même!

Si je fais du triathlon depuis 2009 et que ce blog traite presque exlcusivement de ma pratique de ce sport, je joue avec passion et tout autant d’implication au curling durant la saison hivernale depuis 2006. C’est pour faire la lumière sur ce joli sport malheureusement peu connu du grand public que je publie aujourd’hui ce billet.

Pour devenir incollable sur le curling, il vous faudra faire connaissance avec les points suivants:

  • 1ère partie: Principes généraux et composition de l’équipe.
  • 2ème partie: Les principaux coups avec les pierres
  • 3ème partie: Les règles avancées
  • 4ème partie: La tactique de jeu du point de vue du skip

Principes généraux

Le curling est un sport qui se pratique sur de la glace, habituellement dans une salle mais parfois aussi en plein air (open air). Deux équipes de 4 joueurs s’affrontent en disposant chacune de 8 pierres, chaque joueur lançant deux pierres.

Le but est de lancer la pierre en glissant (sliding) sur une « piste » et de placer une ou des pierres de son équipe le plus proche possible du centre de la « maison » (espèce de cible dessinée sur la glace) de l’autre côté de la surface de glace.

Figure 1: piste de curling

Une pierre ne peut marquer des points que si elle se trouve (même partiellement) dans la maison. A la fin d’un « end » (lorsque chaque équipe a lancé ses 8 pierres), l’équipe qui a posé sa pierre le plus proche du centre de la maison gagne autant de points qu’elle a de pierres plus proches du centre que la meilleure de l’équipe adverse.

Une partie officielle se déroule en 10 « ends », si le score est nul après ces 10 ends, un end supplémentaire est joué pour départager les deux équipes.

La glace

La glace de la piste de curling est préparée de manière spéciale. Sa surface n’est pas lisse, mais légèrement en « peau d’orange », les spécialistes appellent cela le « pubble ».

Les pierres

Les pierres pèsent environ 20kg. La partie de la pierre en contact avec la glace n’est pas plate, mais de forme concave, comme une assiette à l’envers, la surface en contact avec la glace est donc assez faible.

Le balayage

Afin de modifier la trajectoire et la « longueur » de la pierre, les joueurs peuvent balayer la glace devant la pierre. Ceci va réchauffer légèrement la glace et former une pellicule d’eau sur laquelle la pierre va mieux glisser. Il est ainsi possible de « tirer » la pierre afin que sa course soit plus longue ou d’influencer le « curl » (voir plus bas) de la pierre.

Le curl

Lorsque le joueur lache la pierre, à l’aide de la poignée, il la fait légèremen tourner sur elle-même. Cette rotation de la pierre influence sa trajectoire, qui va dessiner une courbe (on appelle cela le « curl »), plus ou moins porononcée en fonction de l’état de la glace et de la vitesse de la pierre. Cette courbe peut également être réduite par le balayage.

Le matériel

Chaque joueur dispose donc d’un balai. La grande majorité des joueurs adoptent des balais équipés d’un coussin de matière synthétique. Certains jouent encore avec des balais à poils. Il sert à balayer mais aussi d’appui lors du sliding.

Figure 2: le balai à coussin:

Les joueurs portent également des chaussures spéciales. Pour les droitiers, la chaussure gauche est équipée d’une semelle lisse, donc extrêmement glissante sur la glace (certains joueurs utilisent même des semelles en téflon). Elle permet de « slider » afin de lancer la pierre. La semelle droite est elle composée de plastique mou, qui croche sur la glace. Pour les joueurs gauchers, les deux semelles sont inversées.

Figure 3: les chaussures:

La composition de l’équipe

L’équipe de curling est composée de 4 joueurs:

  • Le no 1 ou lead
  • Le no 2
  • Le no 3 ou contre-skip
  • Le no 4 ou skip

Le no 1 (le lead) lance les deux premières pierres de l’équipe. Il doit principalement maîtriser les pierre lentes, puisque la plupart du temps, il joue des pierres qui seront la base de la construction du end devant la maison. Il doit également être un bon balayeur, puisqu’après avoir joué ses pierres, il va balayer les pierres des trois joueurs suivants.

Le no 2 lance les 3ème et la 4ème pierres de l’équipe. Il doit être apte à placer ses pierres dans la maison ou de les lancer plus vite pour enlever des pierres adverses. Il doit églement être bon balayeur, puisqu’il balaye les pierres du lead et des deux joueurs qui suivent.

Le no 3 (le contre-skip en général) est le joueur qui lance les 5ème et 6ème pierres de l’équipe. Il doit pouvoir lancer n’importe quel type de pierres. Il balaye les pierres du no 1 et du no 2. Après avoir lancé ses deux pierres, il va rejoindre le skip dans la maison afin de le remplacer pour les deux dernières pierres.

Le no 4 (le skip en général) est le joueur qui lance les deux dernières pierres de l’équipe. Pendant que les autres joueurs lancent leurs pierres, il se trouve de l’autre côté de la piste. C’est lui qui dirige le jeu, qui choisit ou doivent être placées les pierres et à quelle vitesse il faut les lancer. Lorsque le joueur joue sa pierre, le skip indique à ce joueur la direction dans laquelle jouer à l’aide de son balai.

Lorsque le skip joue ses pierres, c’est le contre-skip qui le remplace dans la maison.
Le skip doit maîtriser tous les coups possibles. Il doit souvent jouer des pierres difficiles, et parfois sous la pression. En règle générale, il est le joueur le plus expérimenté de l’équipe.

Quelques fois, le skip ne veut pas jouer les deux dernières pierres de l’équipe, afin de se dégager de cette pression. Il se peut donc que le skip lance les deux premières pierres de l’équipe, puis se rende dans la maison pour diriger les autres joueurs.

Les principaux coups avec les pierres

Chaque pierre jouée est différente, comme il n’existe pas deux coups identiques au tennis, ou deux buts au football. Mais comme au tennis on retrouve des éléments semblables, comme le smash, le coup droit, le revers, l’ammorti etc…

Voici donc un extrait des pierres que l’on peut voir jouées dans un match de curling:

Le dolly

Cette pierre est celle qui vient se poser au centre de la maison. C’est celle que le skip demande lorsqu’il veut placer des pierres en vue de marquer des points.

Figure 4: Le dolly:

La garde

La garde est une pierre qui se place devant la maison. Son objectif est de protéger une pierre au dolly, qu’elle soit déjà en place ou non, ou d’empêcher l’adversaire de mettre une pierre au dolly ou d’enlever une pierre.

Figure 5: La garde:

Le « fond de maison »

C’est une pierre qui est plus rapide et qui devrait, si elle ne rencontre aucun obstacle, traverser la maison et s’arrêter à la fin de celle-ci. En général le skip demande ce genre de pierres pour déplacer des pierres qui sont dans la maison, que ce soit celles de l’adversaire ou ses propres pierres.

Figure 6: Le fond de maison:

Le « take-out »

Le take-out est une pierre lancée très rapidement. Son but est de sortir des pierres de la maison, en général des pierres adverses. Au vu de leur vitesse, ces pierres sont difficiles à réeussir, car la moindre imprécision au moment du lâcher peut complètement changer le résultat de la pierre.

Figure 7: Le take-out:

Le double ou triple « take-out »

On peut également jouer un take-out en vue d’enlever plusieurs pierres. En règle générale, on compte sur le changement de trajectoire de la pierre lorsqu’elle tape la première afin de la diriger sur une autre. Ce coup est difficile car si la première pierre est souvent enlevée du jeu, le point d’impact doit être parfait pour enlever la ou les suivantes.

Figure 8: Le double take-out:

La promotion

La promotion consiste à jouer une pierre légèrement plus rapidement que la vitesse dolly afin de « pousser » une pierre de son équipe (par exemple une garde) dans la maison. Ces pierres sont également difficiles à jouer car leur trajectoire doit être parfaite pour pousser la pierre dans la bonne direction.

Figure 9: La promotion:

Le freeze

Le freeze est vraisemblablement la pierre la plus difficile à jouer. Le joueur doit sentir la vitesse de la pierre au centimètre puisque la pierre lancée devrait se coller à une pierre en jeu sans la déplacer. Ce genre de pierres n’est généralement jouée qu’à un très haut niveau.

Figure 10: Le freeze:

Les règles avancées

Pour commencer, il faut connaître le nom des lignes dessinées sous la glace. Voici les principales lignes:

  • La center line traverse dans le sens de la longueur la piste
  • La tee line, perpendiculaire à la center line, traverse le centre de la maison
  • La hog line est située à 6m40 avant la tee line
  • La back-line est la ligne perpendiculaire à la center line derrière la maison
  • Le hack n’est pas vraiment une ligne mais un insert en caoutchouc dans la glace sur lequel le joueur prend appui pour lacher sa pierre

Figure 11: Les lignes:

Avant de commencer

Avant de commencer la partie, on effectue un tirage au sort pour savoir quelle équipe jouera la dernière pierre du end. Avoir cette dernière pierre est un léger avantage, donc le gagnant du tirage au sort laissera la plupart du temps commencer l’équipe adverse afin de bénéficier de cette dernière pierre.

Ensuite, c’est toujours l’équipe qui a gagné le end précédent qui commence, l’équipe ayant perdu disposant de l’avantage de la dernière pierre.

En cas de end nul, la dernière pierre reste à l’équipe qui l’avait lors du end précédent.

Pour qu’une pierre soit en jeu

Pour qu’une pierre soit en jeu, elle doit remplir les conditions suivantes:

  • Elle doit avoir été jouée correctement (voir plus bas)
  • Elle doit avoir franchi entièrement la hog line
  • Elle ne doit pas avoir franchi, même partiellement, une ligne de côté de la piste
  • Elle ne doit pas avoir entièrement franchi la back line

Il existe une exception. Si une pierre ne franchi pas la hog line mais a touché une pierre en jeu (donc elle a au moins partiellement franchi cette ligne), elle reste en jeu.

Règles concernant le balayage

En principe, chaque joueur a le droit de balayer devant n’importe quelle pierre de son équipe. Les pierres de l’équipe adverse ne peuvent être balayées que lorsqu’elles ont franchi la tee-line par le skip ou le contre-skip.

Lorsqu’une pierre de son équipe franchi la tee-line, elle ne peut plus être balayée que par un seul joueur, quel qu’il soit. Si un joueur continue à balayer sa pierre après la tee-line, aucune autre pierre ne peut être balayée. Le joueur n’a pas le droit de balayer sa pierre si le skip ou le contre skip balaye une pierre adverse.

Laché de la pierre

Le joueur qui joue sa pierre s’élance depuis le hack en glissant. Il doit avoir laché la pierre avant qu’elle ne touche la hog line (la première). Le joueur peut dépasser cette ligne si il ne touche plus la pierre. La pierre ne devra plus être touchée (notemment par les balayeurs) une fois cette ligne franchie, sinon, elle devra être retirée du jeu.

Free guard zone

Les 4 premières pierres de chaque end sont un peu particulières car si elle ne se trouvent pas dans la maison (même partiellement), elle ne peuvent pas être enlevées avant la 5ème pierre de la partie. Chaque équipe peut donc disposer deux gardes en étant sûr qu’elles resteront en jeu au moins avant la 5ème pierre du end.

Si une pierre en free guard zone est enlevée du jeu par une pierre adverse, elle doit être remise à sa place et la pierre adverse retirée du jeu.

Après le match

Il est d’usage après un match de curling que l’équipe gagnante offre le verre à l’équipe qui a perdu.

La tactique de jeu du point de vue du skip

La partie qui suit est issue en partie de ma maigre expérience de skip, qui se construit petit à petit depuis 3 saisons maintenant. Il se peut donc que certaines portions soient imparfaites, mais dans les grandes lignes, ça doit ressembler à peu près à la réalité…

Comme vous le savez maintenant, la stratégie, c’est une affaire de skip. En effet, c’est lui qui « construit » le jeu, en demandant aux autres joueurs de l’équipe les pierres qui l’aideront à arriver au résultat escompté.

Voici les points traités ci-après:

  • La stratégie offensive
  • La stratégie déffensive
  • La stratégie avec la dernière pierre
  • La stratégie sans la dernière pierre

Note: Dans les illustrations de ce billet, le numéro dans les pierres correspond à l’ordre dans lequel elles ont été lancées.

La stratégie offensive

Au curling, on parle de jeu offensif quand une équipe tente de construire un jeu avec des gardes, dans un premier temps, puis des pierres au centre de la maison cachées derrière ces gardes dans un deuxième temps, en vue de marquer le plus de points possibles.

Figure 12: Jeu offensif:

La stratégie déffensive

A l’inverse de la stratégie offensive, la stratégie déffensive consiste à essayer d’enlever les pierres adverses avec des take-out, afin de limiter au maximum le nombre de points que l’adversaire pourra marquer dans le end.

Au début d’un end que le skip veut jouer de manière déffensive, si son équipe joue en premier, il demandera parfois à son joueur de traverser la maison avec sa pierre afin de la sortir du jeu. Ceci afin que l’équipe adverse ne dispose pas d’appui pour jouer sa première pierre ou pas de garde derrière laquelle se cacher.

La stratégie avec la dernière pierre

Si son équipe dispose de la dernière pierre dans le end, le skip va jouer de manière à pouvoir marquer au moins deux points. Dans ce but, il n’a pas intérêt à fermer la maison avec des gardes. Il va donc jouer des pierres dans la maison, en essayant de conserver l’accès au centre. Si il y arrive bien, le skip de l’équipe jaune devrait trouver une maison comme celle-ci juste avant de jouer sa dernière pierre:

Figure 13: Jeu avec la dernière pierre:

Il devra jouer un « fond de maison » sur la pierre rouge au centre, une pierre relativement facile, afin de marquer trois points.

La stratégie sans la dernière pierre

Si son équipe ne dispose pas de la dernière pierre dans le end, le skip va essayer de « voler » des points, à savoir d’en marquer tout de même au moins un. Dans ce but, il va essayer de fermer l’accès au centre de la maison au skip adverse pour sa dernière pierre. Il faudra donc qu’il joue de la manière suivante:

1) Mettre une garde au centre, sur la center ligne.
2) Mettre un ou deux points au centre de la maison, derrière cette garde.
3) Fermer l’accès au centre en espérant que ses points restent jusqu’à la fin du end.

Figure 14: Jeu sans la dernière pierre:

Conclusion

Bien évidemment, il arrive rarement que tout fonctionne comme prévu lors d’un match, et il faudra souvent improviser. Par exemple, un skip doit pouvoir, si un joueur rate sa pierre (par exemple si il ne la lance pas dans la bonne direction) trouver une altérnative et utiliser au mieux cette pierre.

J’espère que maintenant, vous avez appris l’essentiel afin de pouvoir suivre un match de curling en comprenant un minimum de technique et de stratégie…

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Préparation IM Lanzarote: Semaine 23

Semaine: 23/28 (du 9 au 15 avril 2012)
Volume d’entraînement: 13h27
Kilométrage:

- Natation: 7 km (2 séances)
- Vélo: 190.8 km (1 séance)
- Course à pied: 43.1 km (3 séances)
-VTT: 17.4 km (1 séance)
Total depuis le début de la préparation:

- Natation: 184.2 km (67 séances)
- Vélo: 2’997 km / 13h30 de home trainer (51 séances)
- VTT: 92.6 km (4 séances)
- Course à pied: 464.2 km (46 séances)
- Ski de fond: 43.2 km (3 séances)
Total depuis début 2012:
- Natation: 118.8 km (43 séances)
- Vélo: 2’652.9 km /  7h15 de home trainer (37 séances)
- Course à pied: 336.1 km (34 séances)
- Ski de fond: 13.2 km (1 séance)
- VTT: 49 km (2 séance)

La semaine commence fort, avec un 3ème tour du Léman pour cette année, prolongé de quelques kilomètres entre Lausanne et Lutry au retour pour un total de 190km. Mardi, jour de repos. Mercredi, séance de natation de 4km dont 3x1km continus. Jeudi, sortie de course à pied de 16km. Vendredi, séance de natation de 3km.

Samedi, première compétition de course à pied de la saison: Les Traine Savates

Troisième participation à cette course. Je l’attendais avec une certaine impatience afin d’avoir une information plus précise sur mon état de forme en course à pied. Mon temps de référence datant de l’étition précédente était de 52minutes 20 pour les 10.4km du parcours.

Sur la ligne de départ, je ne sais absolument pas si je serais en mesure d’améliorer ce temps. En effet, mes entraînements de début de saison sont plus longs, mais je n’ai effectué aucun entraînement de vitesse à cause de ma blessure du début d’année au pied. Je constate lors de mes entraînements que ma vitesse en endurence a augmenté par rapport à la saison passée, mais comme je n’ai aucune référence « à fond ».

Quand la course commence, je sais qu’en courant chaque kilomètre en 5 minutes, je serais dans mes temps de l’année passée. Afin de ne pas partir en « sur-régime », je cours au début à un rythme qui me semble confortable. Dès que j’entre dans la forêt, j’augmente la cadence tout en faisant attention sur les portions difficiles. Je constate que chaque km est parcouru en dessus (et bien en dessous même) des fameuses 5 minutes!

Arrivée difficile car les deux derniers kilomètres sont effectués vent de face. Au final le temps de 44min 25 me fait vraiment prendre confiance dans mes capacités en course à pied!

Un dimanche pourri, donc on ressort le VTT!

Dimanche, je renonce finalement à midi à attendre une fenêtre météo favorable pour sortir le vélo et décide de faire une heure de VTT avant une nouvelle séance de course à pied de 16.3km pour terminer la semaine.

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Le parcours vélo de l’Ironman Lanzarote en détail

Après le repérage effectué en février, voici en détail les moments forts du parcours vélo de cet Ironman. Si cette course est si particulière dans le calendrier, c’est principalement à cause de ce parcours vélo, et en particulier du vent qui balaye impitoyablement l’île à toute heure du jour et de la nuit!

Règle 1: Le vent, tu respecteras!

Le parcours vélo est dessiné sur la carte de telle manière que le vent qui souffle en général du nord-est soit dans la figure des cyclistes sur la partie la plus longue du parcours (soit du ravitaillement 2 au ravitaillement 8 sur la carte ci-dessous). L’île est très désertique et offre peu d’abris.

Face au vent, il existe peu d’armes. Surtout en triathlon lorsqu’il est interdit de rouler dans la roue. La seule stratégie à adopter est la patience. Regarder la moyenne qui s’effondre à cause de longs bouts droits à plat roulés à 18km/h peut en faire craquer certains, mais il faut faire le maximum pour ne pas se mettre en sur-régime dans le vent!

Règle 2: jusqu’aux Miradors, tu géreras!

Même si la boucle avant Timanfaya offre déjà un semblant de dénivelé, les deux grosses pentes sont le mirador de Haria suivie presque immédiatement par le mirador del Rio. C’est dans l’approche de ce dernier que l’on trouve les pentes les plus fortes, soit après plus de 110km de route déjà.

Et si on cherche, il y a de quoi s’épuiser avant ces deux difficultés. Il va s’agir de réfléchir avant de vouloir passer en force dans le parc national de Timanfaya. Vous vous souvenez de ma vidéo, dans laquelle je roule à 18km/h à plat à cause du vent?

A mon avis, la stratégie à adopter est d’arriver au pied du premier mirador « frais comme une rose ». Les deux miradors à eux seuls vont entamer les réserves de forces, sans compter l’action du vent dans ces mêmes montées… qui les rend si difficiles. Et attention aux fausses joies quand on croit à trois reprises être arrivé en haut de la difficulté, mais que la montée continue à la sortie du virage!

Et attention encore, car si le retour après le mirador del Rio s’effectue en partie vent dans le dos, il reste tout de même des portions qui montent et des passages avec du vent de travers.

Règle 3: La lassitude tu vaincras!

Sur cette île volcanique, les paysages ne sont pas très variés, il faut bien l’avouer. Toutefois, je fais partie de ces gens qui trouvent ces routes dans des champs de laves magnifiques… Chacun ses goûts.

Quoi qu’il en soit, il faudra faire attention à rester concentré tout au long des 180km. Premièrement à cause du vent. En effet, une simple rafale au mauvais moment peut flanquer par terre n’importe qui, en particulier si il roule sur des jantes hautes! Deuxièmement, à cause des passages techniques. La descente du mirador de Haria en particulier doit être abordée avec prudence.

Règle 4: Sur les routes défoncées, tu prieras!

Mais pourrait-on parler d’exploit le fait de terminer un Ironman si il n’y avait pas le gros risque de crevaison ou de casse matérielle? N’ayez pas peur, les organisateurs de cet Ironman ont pensé à tout! Deux passages ont été spécialement aménagés pour vous offrir un risque de crevaison ou de casse maximal.

Premier passage, la descente du mirador del Rio. La route est carrément faite de roche de lave prise dans l’asphalte (c’est juste après le point de ravitaillement no 8 sur la carte). C’est pire que Paris-Roubaix (voir photo ci-contre). Et comme c’est dans la descente, tout le monde reprend de la vitesse pour passer la dernière partie à 40km/h au moins!

Si vous en sortez indemne, vous avez droit à une séance de rattrapage, un peu plus loin, entre Nazaret et San Bartolomé (un peu après le ravitaillement no 9 sur la carte). Que dire par rapport au passage précédent sinon qu’il est pire, et en faux plat montant? Donc il faut encore de l’énergie pour passer ce secteur, à quelques dizaines de kilomètres de l’arrivée!

Règle 5: Et de l’énergie pour le marathon du garderas!

C’est là tout le secret de notre magnifique sport. Comment rouler 180km sur son vélo dans ces conditions tout en gardant suffisamment d’énergie pour courir un marathon ensuite? Je crois que là, chacun doit trouver sa propre réponse, et qu’un plan ou une photo n’y changeront rien…

J’espère vraiment que je trouverais la réponse le 19 mai!

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