C’est grâce au livre « Born To Run« , dont nous reparlerons très probablement ici plus tard (c’est à dire une fois que j’aurais fini de le lire) que j’ai découvert l’existence des graines de Chia.
Peu connues en Europe, elles semblent en plein essor sur le continent américain. Orginellement cultivées au Mexique par les Aztecs, ces graines ont un bilan nutritionnel hors du commun. En effet, elles contiennent 8 fois plus d’Oméga-3 que le saumon, 15 fois plus de magnésium que le brocoli, 3 fois plus de fer que les épinards, des anti-oxydants, 6 fois plus de calcium que le lait, et bien d’autres. De plus, contrairement aux graines de lin, les graines de chia n’ont pas besoin d’être moulues pour que l’organisme assimile les Oméga-3. Pour plus d’informations sur les propriétés nutritionnelles du chia, vous pouvez consulter ce dossier de la haute école de santé de Genève.
Alors, c’est formidable me direz-vous, mais quel est donc le rapport avec le sport? Hé bien, ces graines étaient appelées « Indian Runner Food« , utilisées par les sportifs des civilisations du contient américain depuis des siècles. Le chia entre dans la composition de l’iskiate (voir plus bas), boisson énergétique du peuple Tarahumara. Et si cette graine est tant appréciable pour un sportif, c’est que si elle est absorbée en même temps que des substances sucrées, elle permet de réguler l’absorption de sucre par l’organisme. Christopher McDougall, auteur du livre « Born To Run« , écrit à propos de la graine:
If you had to pick just one desert-island food, you couldn’t do much better than chia, at least if you were interested in building muscle, lowering cholesterol, and reducing your risk of heart disease; after a few months on the chia diet, you could probably swim home.
Mais comme je l’ai dit au début de ce billet, la graine n’est pas (encore) très connue en Europe et il est difficile de s’en procurer. J’en ai finalement trouvé sur ce site Internet, livraison en Suisse et en France. Il existe certainement d’autres moyens de s’en procurer.
On peut cuisiner la graine de chia, en la mélangeant avec des graines de blé ou du quinoa. On peut également l’ajouter à de la sauce à salade. En la cuisinant, on découvrira rapidement une des propriétés de la chose: la graine peut absober près de 15 fois son poids en eau! Il vaut donc mieux faire tremper les graines avant de les cuisiner (elles auront alors tendance à se coller entre elles).
En ce qui me concerne, je la consomme plus sous forme d’iskiate (aussi connu sous le nom de chia fresca), une boisson dont voici ma recette, qui entrecoupe la recette du livre « Born To Run » et différentes sources trouvées sur Internet (pour environ 1 litre):
- Préparer 2 cuillères à café de graines de chia dans une tasse à café (si je les embarque à vélo, je les concasse pour rendre l’ensemble plus homogène) et laisser tremper dans de l’eau une demi heure
- Diluer deux ou trois cuillères à café de miel dans 1dl d’eau chaude (mais pas bouillante).
- Ajouter le jus d’un citron fraîchement pressé (on peut également presser une orange)
- Facultatif: ajouter une pincée de sel à la préparation
- Ajouter les graines à la préparation, ajouter de l’eau pour atteindre environ 1 litre et laisser rafraîchir au frigo.
Cette préparation constitue une excellente boisson de récupération, et j’en embarque parfois même sur mon vélo à la place des boissons isotoniques.