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20km de Lausanne 2013

C’est devenu une habitude en ce début de saison, à l’instar de tout ce printemps: la météo était pourrie en ce samedi 27 avril, jour des 20km de Lausanne. Mais la météo défavorable ne devait me faire perdre de vue mon objectif d’approcher les 1h30 sur ce parcours très vallonné.

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La température aujourd’hui n’était pas non plus digne de la fin du mois d’avril. C’est pourquoi je me rendais sur les lieux de la course qu’en milieu d’après-midi. Un peu plus d’une heure avant le départ des 10km, un peu plus de deux heures avant mon départ. Au moment ou j’arrive, ce sont les écoliers qui en terminent avec leurs 2km.

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Je profite de récupérer mon dossard avant d’aller assister au départ des 10km. A cet instant, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Les conditions sont de fait optimales pour une compétition de course à pied.

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La course

Au moment d’aller me changer, la pluie commence à tomber. Le temps que je sorte des vestiaires, et de grosses gouttes sont déjà en train de tomber. J’emmène donc mon sac vers le stade Samaranch, et y reste à couvert en attendant le départ. A 10 minutes du coup de pistolet, je rejoins mes coéquipiers du Tri Team Lutry dans le bloc 1. La pluie toujours.

Au coup de pistolet, tout le monde s’élance. Il est peu dire que le départ est une délivrance, car il commençait à faire froid dans le bloc de départ. Dans les premiers kilomètres, il est important de ne pas partir en sur-régime, afin de ne pas se griller, comme de trop nombreux coureurs le font.

Jusqu’à la tour Haldimand, le parcours est très plat, et mon allure cible se situe entre 4min et 4min15 au kilomètre. J’arrive à tenir cette allure, mais plus proche des 4min15 tout de même. Afin d’atteindre mon objectif de 1h30, soit une moyenne de 4min30 au km, il faut que je prenne un peu d’avance sur la partie plate. A partir de là, la route s’élève une première fois sur l’avenue du Denantou. A l’entame de la montée, je commence à imaginer que je n’arriverais pas à atteindre mon objectif. J’ai un peu de mal à maintenir l’allure et un point de côté dont je n’arrive pas à me débarrasser.

Pourtant, les parties plates me permettent encore de maintenir l’allure, mais en descendant les Figuiers sur le giratoire de la Maladière, voilà que mon mollet droit commence à me faire souci. Ça tire, c’est contracté et si ça ne fait pas vraiment mal, ça m’inquiète car je me demande si mon mollet va tenir jusqu’au bout. Tant que je monte, il n’y a pas de problème, mais en descente ça se manifeste de nouveau. A ce moment, la bonne nouvelle c’est que mon point de côté a disparu et que je me sens de mieux en mieux dans ma course… A part mon mollet, mais pour l’instant, il tient!

Comme chaque année, le premier passage que je trouve très difficile c’est l’enchainement: Av. de Milan – Fleurettes – Ch. du Mont Tendre et Av. du Belvédaire. Jusqu’au Flon, il faut serrer les dents, mais ça passe en maintenant l’allure prévue. Je suis dans les temps. Au kilomètre 10, je me permet même de passer avec 15 secondes d’avance en 44min45. Deuxième passage compliqué: Rue Pépinet, Rue de Bourg et Pont Bessière et enfilade jusqu’à la place du château. Cette fois-ci, j’ai perdu du temps et je me retrouve environ 45 secondes en retard par rapport à mes temps de passage souhaités. Mais deux choses me laissent penser que « ça va le faire »: premièrement, plus les kilomètres passent, plus je me sens à l’aise, et deuxièmement, mon mollet tire toujours mais tient bon.

Passée la place du château, le plus dur est fait. Malgré ma presque minute de retard, je sais que les kilomètres qui restent vont se courir plus vite que 4min30 au kilomètre, et donc que je vais récupérer bien plus de temps que le retard que j’ai à ce moment. Et même si je ne suis pas très à mon aise en descente, déjà en temps normal, mais en plus aujourd’hui avec mon problème, je cours quand même autour des 4min au km dans la descente. Quelques frayeurs dans les descentes autour de la place de la Riponne, car la pluie qui redouble rend la route bien glissante. Je ne prends pas trop de risques et j’arrive de nouveau au Flon, encouragé par les sirènes des pompiers de Lausanne.

20km_lausanne_2013_04Il ne me reste plus qu’à gérer ma descente: Provence puis la Vallée de la Jeunesse, et je me retrouve à 3km de l’arrivée avec déjà plus d’une minute d’avance sur l’horaire des 1h30. Et je vais vous dire qu’en arrivant à Vidy sous des trombes d’eau, je me dis que le point positif, c’est que ça ne sentira pas les relents de merguez grillée sur le chemin du retour. Voyons le bon côté des choses!

Quand j’entre dans le stade de Coubertin, c’est le déluge. Je passe la ligne d’arrivée en 1h27min et 42 secondes. Mon record sur ce parcours! Objectif atteint!

Après la course

Au vu de la température et de mon T-Shirt (et de tout le reste) qui est complètement détrempé, il s’agit de ne pas perdre de temps. Après avoir récupéré ma médaille et un peu à boire, je me rend le plus vite possible vers mes affaires pour enfiler du sec. Je me change et je vais prendre le bus pour retourner à ma voiture et aller profiter d’une bonne douche.

Le parcours

Le parcours complet est disponible ici.

Le bilan

L’an passé, j’avais vécu une excellente course lors des Traine Savates, puis j’avais fait une performance (mais surtout un ressenti sur la course) en demi-teinte lors des 20km. Cette année, c’est vraiment le contraire: pas en pleine forme et performance en dessous lors de la course de Cheseaux, j’ai réalisé une course presque « prafaite » par rapport à ma condition actuelle à travers Lausanne. Bilan positif donc après les deux premières courses de la saison.

Le matos

J’ai couru ces 20km de Lausanne en short/T-Shirt mais avec des manchettes de vélo Assos sur les bras. J’ai utilisé ma Garmin 910xt pour me chronométrer et mes allures pour passer sous les 1h30 étaient pré-programmées dans la montre (un prochain billet arrivera avec les détails).

J’ai utilisé des manchons de compression « CompressSport » et mes chaussures Asics Piranha SP4.

Les Traîne Savates 2013

Une chose est sûre: ce printemps aura été véritablement pourri jusqu’à ce week-end. Depuis lundi, on annonce une augmentation des températures pour ce samedi. C’est une bonne chose, si on peut éviter de vivre une course comme celle de l’an passé courue par un froid et un vent abominable, ça me va. Cependant, même si le soleil est au rendez-vous et la température acceptable pour sortir en court, les jours précédents on vu d’abondantes pluies tomber sur la région, détrempant le parcours principalement forrestier de cette course. Il fallait donc aborder cette édition comme un véritable cross plutôt que comme une course sur route!

Dossard des traine savtes

Autre problème: lors de mon entrainement de course à pied de mardi, dans des conditions très fraîches, j’ai attrapé un petit refroidissement qui m’accompagne depuis mercredi et ne veut plus me lâcher. Rien de très grave, mais c’est tout de même embêtant.

Point de vue objectif, cette course est toujours un peu particulière car c’est la première vraie référence de la saison. Mes temps ont régulièrement progressé au fil des ans: 58 minutes 24 en 2010, 52 minutes 20 en 2011 et enfin mon record actuel établi l’an passé en 44 minutes 25. L’objectif initial était d’améliorer cette marque, si les conditions du parcours et ma santé me le permettent raisonnablement.

Du côté de l’entraînement, mon volume de course à pied est légèrement inférieur à celui de l’année passée à la même période, mais j’ai effectué un peu plus de qualitatif ces dernières semaines. On peut donc considérer que j’arrive dans une condition proche de celle de la dernière édition en terme de préparation.

L’arrivée sur place

Retrait des dossardsArrivé sur place bien en avance, je récupère d’abord mon dossard. Ensuite, comme il reste presque deux heures avant le départ, je fais un tour des différentes animations dans le centre du village de Cheseaux autour de la course.

L’une d’elles me semble en particulier digne d’intérêt: une entreprise de la commune propose une petite promenade en altitude à bord d’une nacelle d’un camion-grue. Peu d’attente pour se hisser au dessus du village, et je monte donc à bord après avoir enfilé mon harnais de sécurité!

Arrivés à 45 mètres d’altitude, hauteur respectable je vous l’assure, la vue est imprenable sur le village et la forêt qui accueille une partie de cette course. En bas à gauche de cette photo ci-dessous, on peut d’alleurs aperçevoir le camion qui nous maintiens en l’air!

Place

Quelques photos impressionnantes prises du ciel de Cheseaux, qui affiche par ailleurs un soleil radieux, et un léger vent qui s’accentue en altitude:

Cheseaux et une partie du parcours

Le village de Cheseaux

Une fois mes péripéties sur l’engin de chantier terminées, ayant retrouvé quelques membres de mon club de triathlon, je vais déposer mes affaires dans ma voiture et effectue ensuite un (très petit) échauffement. Je me rend compte à ce moment là que la course va être difficile à cause de ma respiration qui n’est pas aussi facile que si j’étais en pleine santé…

La course

Après mon échauffement, vers 15h05, je me rend dans le sas de départ. Le coup de pistolet retentit à 15h15. Comme d’habitude, le premier kilomètre de ce parcours, en faux plat descendant, est couru tambour battant et en sur-régime par la plupart des coureurs. Je passe le premier kilomètre en 3min 49. Mais je me rend bien compte que j’ai un peu plus de mal à respirer que d’habitude. J’ai la gorge sèche et un léger point de côté. Après 4 kilomètre, je suis obligé de faire descendre un peu la fréquence cardiaque. Je profite donc d’une petite desente pour bien tout relâcher et baisser un peu en intensité. Après avoir couru les kilomètres 2, 3 et 4 en 4min 30 en moyenne, je cours les 3 suivants en 5 minutes. Pas seulement à cause du souffle d’ailleurs: non seulement, cette portion du parcours est la plus difficile, et les routes de forêt bien que correctement praticables, elles sont quand même bien détrempées et glissantes.

Je retrouve un peu d’aplomb au passage du panneau des 7 km et je cours les kilomètres 8, 9 et 10 à 4min 30 de moyenne à nouveau. Dans les 500 derniers mètres, je sprint pour en terminer en 46 minutes et 16 secondes. Certes, l’objectif n’est pas atteint mais les conditions ne sont toutefois pas les mêmes. Si le parcours n’a pas été une gêne, ma condition au jour de la course l’était, en plus d’un arrêt de quelques secondes à cause d’un lacet au kilomètre 5.

Le bilan

Au vu des paramètres d’avant course, je ne considère pas cette course comme un véritable succès, mais il ne s’agit pas non plus d’une contre-performance. En l’état, ce temps me permet de conserver un espoir de terminer les 20km de Lausanne sous la barre des 1h30. Reste à effectuer encore quelques sorties longues…

Le matos

Pour cette course, j’ai utilisé des chaussures Asics Piranha SP4 équipées d’un foot pod Garmin, de manchons de compression CompressSport et j’ai suivi ma progression sur ma Garmin 910xt. La température bien plus clémente que lors de l’édition de l’année passée m’a permis de courir en short / t-shirt.

Prochaine course: les 20km de Lausanne le samedi 27 avril.

Saison et année 2012: le bilan

L’année 2012 vient de se terminer, et il est maintenant l’heure de planifier la suivante. Mais en cette période où la préparation sérieuse reprend pour les courses inscrites au calendrier 2013, revenons sous forme de bilan sur cette année 2012, aussi bien en matière d’entrainement, de compétition que du site web.

En toile de fond: Lanzarote

Toute l’année, de janvier et ses entrainement vélo dans le froid, à la planification de la fin de saison, toute l’année a été pensée, gérée, subie par et pour un seul objectif: passer la ligne d’arrivée de l’Ironman de Lanzarote. L’entrainement qui a commencé bien avant janvier d’ailleurs devait me permettre de relever ce défi.

Cet objectif, l’entrainement préalable et la récupération ensuite, occuperont la moitié de 2012, de janvier à juin. Je ne reviendrais pas en détail sur cette partie, elle a été relatée en détail sur ce blog. Semaine après semaine pour l’entrainement. Tout comme le compte-rendu de ma course à Lanzarote ainsi que le chemin parcouru pour en arriver là.

Une deuxième partie de saison sur du plus court

La deuxième partie de saison était elle-même découpée en deux parties: juillet et août pour le court et septembre pour le semi du Pays d’Aix.

Les mois d’été étaient principalement consacrés aux courses de la région (triathlon de Zurich, triathlon de Genève et triathlon de Nyon). Les trois triathlons sont des succès! Mon record absolu tombe à Zürich pour la distance olympique en 2h26, la marque de l’année passée est améliorée à Nyon, et je réalise mon meilleur classement absolu à Genève sur le short… Je pars en vacances le cœur léger fin août.

Le mois de septembre était consacré au 70.3 du Pays d’Aix en France. Mais la préparation de ce half Ironman ne se passe pas aussi bien que prévu, la motivation est moindre et le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. Je m’effondre littéralement sur le semi-marathon, obligé de marcher une bonne partie sur le dernier des 4 tours, pour terminer en 5h32 avec un semi marathon en 1h50…

La saison se terminera à Lausanne, sur les 10km du quart de marathon, alors qu’à la base, c’est le semi qui était au programme. Mais ce changement de distance me permet de retrouver l’envie de m’entrainer pour aller chercher mon record personnel sur la distance, en 41min 52.

Deux semaines sans sport suivront début novembre, puis reprise progressive avec entre autres la découverte du vélo de piste, pour l’entrainement cycliste cet hiver.

La saison 2012 en courses

Voici les courses effectuées en 2012, et le lien vers chacun des compte rendus:

La saison 2012 en chiffres, en statistiques et en graphiques

Quelques chiffres généraux pour commencer: en 2012, j’ai parcouru 8’233 km en 484:56 heures à l’entrainement et en compétition tous sports confondus.

Le temps total passé à l’entrainement est réparti comme ceci entre les différentes disciplines sportives (sont comprises dans « autre » les heures effectuées à VTT et à ski de fond):

Répartition du temps par sport en 2012La répartition du temps passé en compétition par rapport au temps passé à l’entrainement: Répartition du temps entre entrainement et compétitionProgression par discipline (pour le vélo, la course à pied et la natation) en nombre d’heures par mois:

Temps mensuel par discipline Le site web 2012 en chiffres

En 2012, nakan.ch a reçu 67’000 visites, et 376’000 pages ont été affichées.

Les billets les plus lus ont été:

  1. Le test des Nike Free Run 2 (avec 5’916 consultations)
  2. Mes secrets de préparation pour le 70.3 de Rapperswil (avec 2’450 consultations)
  3. L’album photo de ma sortie à la Vallée de Joux en automne passé (avec 2’187 consultations)

Les 10 termes de recherche les plus utilisés pour arriver sur le site via les moteurs de recherche ont été:

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La saison 2012 en images

Avant de tourner définitivement la page 2012, voici l’année 2012 résumée en 10 images:

Merci à vous !

Un grand merci à tous les lecteurs du site, je vous souhaite une excellente année 2013, et que tous vos vœux se réalisent!

Lausanne Marathon – 10km 2012

Initialement inscrit pour terminer ma saison 2012 sur le semi marathon, j’ai du me rendre à l’évidence il y a quelques semaines. Non seulement j’ai souffert sur le semi-marathon du 70.3 d’Aix en Provence, mais aussi je n’avais plus aucune envie ni aucune motivation d’aller m’entrainer pour des distances supérieures à 12km. J’ai donc contacté les organisateurs afin de transférer mon inscription sur les 10km.

J’ai donc poursuivi ma préparation en course à pied en vue de ce 10km et d’aller y chercher un record personnel. Plusieurs séances de fractionné, quelques sorties au seuil et un peu d’endurance, tout en maintenant l’entrainement dans les autres sports. Plus la date approchait, plus mon impression était claire: j’avais les moyens d’aller chercher mes 44 min 25 des Traine Savates de ce printemps et ainsi établir un nouveau record personnel sur la distance.

Hier, en allant chercher mon dossard et en voyant les conditions météo se déchainer, m’obligeant à précipiter le changement des mes roues été contre mes roues hiver afin d’être sûr de pouvoir me rendre au départ ce matin, je ne regrette vraiment pas mon changement d’inscription vers les 10km. Et puis je suis quand même un peu plus relax que quand j’allais récupérer mon dossard pour le marathon l’année passée…

Ce matin, la grande question avant de partir de la maison était de savoir comment s’habiller pour la course. Finalement, je choisi le thermique + t-shirt et manchons pour le haut, et les cuissards + manchons pour le bas. Je découpe trois trous dans un sac poubelle pour l’enfiler, je l’enlèverais 30 secondes avant le coup de feu du départ. Mon frère qui court sur la même distance opte pour une tenue plus hivernale, comme la plupart des coureurs. Finalement, je ne regretterais pas mon choix vestimentaire.

Dans le bloc de départ, je continue mon échauffement sur place. La neige continue à tomber et il ne fait pas bien chaud. Les routes sont détrempées mais ne sont pas glissantes. Les conditions ne vont pas aider à la performance, mais elles ne seront pas non plus une gêne insurmontable.

Dès que le coup de feu est donné, je m’élance et prend un rythme soutenu pour essayer de « grapiller » des secondes sur ma moyenne idéale afin d’avoir un petit coussin de sécurité avant le demi-tour. Pas grand chose à dire sur le parcours, très roulant au demeurant excépté peu avant le demi-tour à Lutry où la route s’élève un peu.

A l’instar de la course de Cheseaux, il me semble avoir géré au plus serré entre être « à fond » et l’explosion. Et comme à Cheseaux, je n’ai pas explosé! La courbe de ma fréquence cardiaque tout au long de ces 10km en dit long, haut, mais assez régulier:

Je boucle le parcours en 41 min 52. Un temps inespéré! Dans le meilleur des cas, je me voyais terminer en 43 min environ. Et la distance y est clairement d’après mon Garmin (voir le fichier complet de ma course).

La ligne d’arrivée franchie, c’est ma saison qui s’achève du point de vue compétition. Rien n’est prévu pour la fin de cette année 2012, une saison longue, chargée, et que je considère comme réussie.

Il est venu le temps de prendre un pause, de remplir les batteries et de se préparer ensuite pour une nouvelle saison…

Ironman 70.3 Pays d’Aix 2012

Départ vendredi en début de journée pour le sud, direction Aix en Provence pour participer à mon deuxième half Ironman. Il faudra quelques heures de route pour accomplir les 500 kilomètres qui nous séparent de la ville du sud, voyant au fil du voyage augmenter peu à peu la température extérieure. Une fois arrivés à Aix, il s’agit de prendre possession des chambres d’hôtel, décharger les vélos, et récupérer notre dossard. Ensuite, nous partons reconnaitre une boucle du parcours de course à pied, afin de savoir un peu à quoi nous attendre.

Le programme du samedi matin semblait relativement facile à la base: petit déjeuner, départ avec la navette à 10h30 pour le lac de Peyrolles à 20km de là (c’est là que se situe la première zone de transition) puis revenir manger. Mais c’était sans compter sur l’organisation très locale… Si nos vélos partent effectivement vers 10h45, nous ne pourrons prendre le bus pour aller sur la zone de T1 qu’à midi! Une fois sur place, nous récupérons nos vélos, puis entrons pour les mettre en place dans la zone de change. On laisse également notre sac pour la première transition et allons repérer le parcours natation.

En regardant le plan d’eau, nous sommes un peu incrédules quand au parcours de natation. D’après les bouées en place, il doit faire au maximum 1200m, alors que la distance officielle est de 1900. Lors du chemin pour aller vers le bus de retour, nous faisons part de notre impression sur la distance de natation aux arbitres de la compétition qui nous assurent avoir mesuré le parcours au GPS… Finalement, nous attendrons sur place encore une demi-heure pour revenir sur Aix… à 14h45!

La dernière mission de la journée consiste à laisser notre sac de course à pied sur la deuxième zone de transition, à Aix. Mais ça se passera après avoir mangé quelque chose!

Dernier soir avant la compétition, traditionnel plat de pâtes dans le centre de Aix, très jolie ville au demeurant. Puis c’est le moment d’aller au lit, car le réveil est réglé pour sonner à 5h00.

Le jour de la course

Debout aux aurores pour déjeuner. Puis c’est vers le bus qui doit nous mener sur le site de natation que nous nous rendons, en espérant que le transport se passe mieux que le samedi… Et après être monté dans le bus et attendu 20 bonnes minutes que tous les conducteurs sachent où ils doivent nous emmener, nous partons, avec une petite pensée pour les concurrents restés sur le trottoir qui devront attendre l’aller-retour des bus.

Dans la zone de transition, il s’agit de terminer la préparation du vélo, vérifier la pression des pneus et enfiler rapidement la combinaison pour se rendre sur la zone de départ, car la température au petit matin n’est pas très élevée. Je pensais avoir beaucoup de temps à tuer, mais entre le temps perdu à Aix avant le départ du bus et les derniers préparatifs, il ne reste finalement que 10 minutes avant le coup d’envoi.

La natation

Les pros s’élancent 5 minutes avant nous, départ dans l’eau pour eux, sur la plage pour nous. Lorsque le départ est donné, la foule s’élance à corps perdu dans l’eau du petit lac. Le combat est rude et la foule compacte. On donne des coups et on en prend. En passant la première bouée, celle que nous avons repéré la veille, je m’attend à tourner à droite, mais tout le monde continue tout droit. Et là, je comprends: ces bouées n’avaient pas encore été posées la veille, et du coup, le parcours est beaucoup plus long que nous l’avons pensé.

Il faut donc aller chercher ces bouées, et la navigation est difficile à cause du soleil qui se trouve pile dans l’axe de vision. Pas facile de nager tout droit! Au virage de cette deuxième bouée, le combat reprend de plus belle et rebelote quelques centaines de mètres plus tard à la troisième. Finalement, nous entamons le retour, et enfin il devient plus agréable de nager. Sortie de l’eau en 33 minutes. Temps correct si la distance y est, au vu du combat livré dans l’eau et la trajectoire aléatoire.

La transition est longue, il faut tout d’abord sortir de l’eau sur un ponton très en pente. Ensuite, 400m de course à pieds nus, et enfin on récupère notre sac pour le vélo. Il faut encore virer la combi, enfiler le casque et courir vers le vélo. La sortie du parc se passe sans encombres et je saute joyeusement sur mon Kalibur pour un petit tour de montagnes russes.

Le vélo

Les premiers kilomètres sont plats mais contre le vent qui souffle de manière soutenue en ce dimanche matin. Je m’efforce de ne pas emmener trop gros, afin de faire baisser un peu les pulsations. Après une dizaine de kilomètres, la route commence à s’élever et nous franchissons le col de Bèdes. Jusque là, tout va bien et les sensations sont bonnes. Après une courte descente, le gros morceau de la journée commence, avec le col du Sambuc. La montée est assez longue, même si les pourcentages restent relativement cléments. Après le passage au sommet, courte descente pour recommencer avec le troisième de la journée: le col des Portes.

Le paysage est magnifique, et l’odeur de lavande et de forêts de pins est très dépaysant. La température augmente crescendo, tout au long du parcours, pour arriver autour des 28°C vers midi. Mais en revanche le vent ne nous lâche pas d’une semelle, et souffle tant et plus, toujours défavorable sur la première partie du parcours.

En passant le 42ème kilomètre, à peu près la moitié du parcours, je comprends qu’au vu mon état de fatigue la journée deviendrait bientôt très difficile. Il ne faudra même pas attendre la fin du parcours vélo pour que ça se confirme… Et même si enfin le vent souffle dans le dos sur la fin du parcours, la dernière difficulté, le col du Cengle, me fait définitivement comprendre que mon entrainement vélo n’est de loin pas suffisant pour ce type de distance, qui plus est quand le parcours est sélectif. Je dépose le vélo à la fin de ce parcours de 85 kilomètres en 3h00. La moyenne annoncée sur le tracker étant basée sur une distance de 90.1 kilomètres, la moyenne réelle se situe autour des 28km/h plutôt que des 30!

Arrivé dans la zone de change au plein centre de Aix, je laisse mon vélo à un bénévole et je file vers mon sac de course à pied. J’enlève mon casque, enfile mes chaussures et je m’élance sur le parcours de course à pied.

La course à pied

Si mon entrainement à vélo est insuffisant pour ce type de distances, que dire de ma course à pied? Certes j’ai travaillé la vitesse ces dernières semaines, mais pas l’ombre d’une sortie longue excepté un footing de 16 bornes il y a trois semaines. Alors je me dis qu’il faut y aller comme sur un distance olympique, et que ça tiendra tant que possible… Et finalement, ça tiendra un tour, couru à plus de 12 km/h. Ensuite, ce n’est que perte de vitesse tour après tour, tout en contrôlant tant bien que mal la dégringolade du compteur de vitesse.

Le parcours est tout sauf roulant. Entre les relances, les montées, les descentes. Les tours se suivent au centre ville de Aix, entre les ruelles de la vielle ville et le parc, et sa terrible montée. Tour après tour, je récupère mes chouchous. Lors du dernier tour, je marche dans le montée du parc. La relance après sur le plat est terrible. Heureusement que c’est le dernier tour! Fin du parcours, dernier passage auprès de la foule du giratoire, et c’est la ligne d’arrivée! Semi marathon couru en 1h51min 24. Si la distance y est (et elle semble l’être) mon temps est satisfaisant, au vu du parcours et du manque d’entrainement.

Après la course

Ligne d’arrivée franchie, je retrouve Christian qui en a terminé un quart d’heure plus tôt. Après le ravitaillement bienvenu d’après course, nous profitons du service de massage généreusement prodigués bénévolement par des kinés de la région. Puis c’est le retour à l’hôtel pour la douche de fin de course, avant d’aller récupérer nos affaires dans la zone de change.

Bilan

Au niveau de la course, j’ai aimé:

  • Le parcours vélo, malgré la route parfois en mauvais état, le parcours est superbe et bien vallonné.
  • L’engagement général des bénévoles et leur sympathie et disponibilité.
  • Le ravitaillement à l’arrivée, bien fourni et complet.
  • Le service de massage à l’arrivée, très agréable.

Les points plutôt négatifs:

  • L’organisation des navettes le samedi pour emmener les vélos sur la zone de transition à Peyrolles. La rotation était clairement insuffisante. Il aurait peut-être mieux fallu des minibus plus petits, mais en plus grand nombre pour une plus grande rotation.
  • Le départ natation sur la plage. L’entrée dans l’eau était dangereuse à cause des cailloux sur la plage et du nombre de concurrents concentrés sur une plage pas très large. Un départ dans l’eau (comme pour les pros) aurait été plus tranquillisante.
  • Les ravitaillements vélos en faux plats descendants. Comment  attraper une bouteille que l’on vous tend à plus de 50km/h? Et un ravitaillement en plus entre le 1 et le 2 aurait été appréciable.
  • Le bus du matin a du attendre 20 minutes avant de partir d’Aix alors qu’il était plein. Pourquoi?

Au niveau du parcours vélo, je me suis élancé avec mon Kuota pour m’habituer à la compétition avec ce vélo. Mais pour aller chercher une perf sur ce parcours, un vélo de route standard aurait vraisemblablement mieux fait l’affaire. Emmener mon 53/39 dans certaines montées n’était pas aussi évident que l’auraient pu l’être mon 50/34 sur le vélo de route. Mais le vent prêchait malgré tout pour le vélo de chrono. Quoi qu’il en soit, avec mon niveau en ce moment, le choix du vélo n’a pas eu de réelle incidence.

Il ne reste désormais plus que le semi marathon de Lausanne au programme de ma saison 2012. Sans vraiment d’ambitions…