Le curling

Certains visiteurs, les vieux de la vieille, auront peut-être déjà lu ce billet sur mon ancien site web. Comme je prévois de prochainement supprimer ces reliques de l’ancien nakan.ch je vais progressivement reprendre le contenu de certains anciens billets ici même!

Si je fais du triathlon depuis 2009 et que ce blog traite presque exlcusivement de ma pratique de ce sport, je joue avec passion et tout autant d’implication au curling durant la saison hivernale depuis 2006. C’est pour faire la lumière sur ce joli sport malheureusement peu connu du grand public que je publie aujourd’hui ce billet.

Pour devenir incollable sur le curling, il vous faudra faire connaissance avec les points suivants:

  • 1ère partie: Principes généraux et composition de l’équipe.
  • 2ème partie: Les principaux coups avec les pierres
  • 3ème partie: Les règles avancées
  • 4ème partie: La tactique de jeu du point de vue du skip

Principes généraux

Le curling est un sport qui se pratique sur de la glace, habituellement dans une salle mais parfois aussi en plein air (open air). Deux équipes de 4 joueurs s’affrontent en disposant chacune de 8 pierres, chaque joueur lançant deux pierres.

Le but est de lancer la pierre en glissant (sliding) sur une « piste » et de placer une ou des pierres de son équipe le plus proche possible du centre de la « maison » (espèce de cible dessinée sur la glace) de l’autre côté de la surface de glace.

Figure 1: piste de curling

Une pierre ne peut marquer des points que si elle se trouve (même partiellement) dans la maison. A la fin d’un « end » (lorsque chaque équipe a lancé ses 8 pierres), l’équipe qui a posé sa pierre le plus proche du centre de la maison gagne autant de points qu’elle a de pierres plus proches du centre que la meilleure de l’équipe adverse.

Une partie officielle se déroule en 10 « ends », si le score est nul après ces 10 ends, un end supplémentaire est joué pour départager les deux équipes.

La glace

La glace de la piste de curling est préparée de manière spéciale. Sa surface n’est pas lisse, mais légèrement en « peau d’orange », les spécialistes appellent cela le « pubble ».

Les pierres

Les pierres pèsent environ 20kg. La partie de la pierre en contact avec la glace n’est pas plate, mais de forme concave, comme une assiette à l’envers, la surface en contact avec la glace est donc assez faible.

Le balayage

Afin de modifier la trajectoire et la « longueur » de la pierre, les joueurs peuvent balayer la glace devant la pierre. Ceci va réchauffer légèrement la glace et former une pellicule d’eau sur laquelle la pierre va mieux glisser. Il est ainsi possible de « tirer » la pierre afin que sa course soit plus longue ou d’influencer le « curl » (voir plus bas) de la pierre.

Le curl

Lorsque le joueur lache la pierre, à l’aide de la poignée, il la fait légèremen tourner sur elle-même. Cette rotation de la pierre influence sa trajectoire, qui va dessiner une courbe (on appelle cela le « curl »), plus ou moins porononcée en fonction de l’état de la glace et de la vitesse de la pierre. Cette courbe peut également être réduite par le balayage.

Le matériel

Chaque joueur dispose donc d’un balai. La grande majorité des joueurs adoptent des balais équipés d’un coussin de matière synthétique. Certains jouent encore avec des balais à poils. Il sert à balayer mais aussi d’appui lors du sliding.

Figure 2: le balai à coussin:

Les joueurs portent également des chaussures spéciales. Pour les droitiers, la chaussure gauche est équipée d’une semelle lisse, donc extrêmement glissante sur la glace (certains joueurs utilisent même des semelles en téflon). Elle permet de « slider » afin de lancer la pierre. La semelle droite est elle composée de plastique mou, qui croche sur la glace. Pour les joueurs gauchers, les deux semelles sont inversées.

Figure 3: les chaussures:

La composition de l’équipe

L’équipe de curling est composée de 4 joueurs:

  • Le no 1 ou lead
  • Le no 2
  • Le no 3 ou contre-skip
  • Le no 4 ou skip

Le no 1 (le lead) lance les deux premières pierres de l’équipe. Il doit principalement maîtriser les pierre lentes, puisque la plupart du temps, il joue des pierres qui seront la base de la construction du end devant la maison. Il doit également être un bon balayeur, puisqu’après avoir joué ses pierres, il va balayer les pierres des trois joueurs suivants.

Le no 2 lance les 3ème et la 4ème pierres de l’équipe. Il doit être apte à placer ses pierres dans la maison ou de les lancer plus vite pour enlever des pierres adverses. Il doit églement être bon balayeur, puisqu’il balaye les pierres du lead et des deux joueurs qui suivent.

Le no 3 (le contre-skip en général) est le joueur qui lance les 5ème et 6ème pierres de l’équipe. Il doit pouvoir lancer n’importe quel type de pierres. Il balaye les pierres du no 1 et du no 2. Après avoir lancé ses deux pierres, il va rejoindre le skip dans la maison afin de le remplacer pour les deux dernières pierres.

Le no 4 (le skip en général) est le joueur qui lance les deux dernières pierres de l’équipe. Pendant que les autres joueurs lancent leurs pierres, il se trouve de l’autre côté de la piste. C’est lui qui dirige le jeu, qui choisit ou doivent être placées les pierres et à quelle vitesse il faut les lancer. Lorsque le joueur joue sa pierre, le skip indique à ce joueur la direction dans laquelle jouer à l’aide de son balai.

Lorsque le skip joue ses pierres, c’est le contre-skip qui le remplace dans la maison.
Le skip doit maîtriser tous les coups possibles. Il doit souvent jouer des pierres difficiles, et parfois sous la pression. En règle générale, il est le joueur le plus expérimenté de l’équipe.

Quelques fois, le skip ne veut pas jouer les deux dernières pierres de l’équipe, afin de se dégager de cette pression. Il se peut donc que le skip lance les deux premières pierres de l’équipe, puis se rende dans la maison pour diriger les autres joueurs.

Les principaux coups avec les pierres

Chaque pierre jouée est différente, comme il n’existe pas deux coups identiques au tennis, ou deux buts au football. Mais comme au tennis on retrouve des éléments semblables, comme le smash, le coup droit, le revers, l’ammorti etc…

Voici donc un extrait des pierres que l’on peut voir jouées dans un match de curling:

Le dolly

Cette pierre est celle qui vient se poser au centre de la maison. C’est celle que le skip demande lorsqu’il veut placer des pierres en vue de marquer des points.

Figure 4: Le dolly:

La garde

La garde est une pierre qui se place devant la maison. Son objectif est de protéger une pierre au dolly, qu’elle soit déjà en place ou non, ou d’empêcher l’adversaire de mettre une pierre au dolly ou d’enlever une pierre.

Figure 5: La garde:

Le « fond de maison »

C’est une pierre qui est plus rapide et qui devrait, si elle ne rencontre aucun obstacle, traverser la maison et s’arrêter à la fin de celle-ci. En général le skip demande ce genre de pierres pour déplacer des pierres qui sont dans la maison, que ce soit celles de l’adversaire ou ses propres pierres.

Figure 6: Le fond de maison:

Le « take-out »

Le take-out est une pierre lancée très rapidement. Son but est de sortir des pierres de la maison, en général des pierres adverses. Au vu de leur vitesse, ces pierres sont difficiles à réeussir, car la moindre imprécision au moment du lâcher peut complètement changer le résultat de la pierre.

Figure 7: Le take-out:

Le double ou triple « take-out »

On peut également jouer un take-out en vue d’enlever plusieurs pierres. En règle générale, on compte sur le changement de trajectoire de la pierre lorsqu’elle tape la première afin de la diriger sur une autre. Ce coup est difficile car si la première pierre est souvent enlevée du jeu, le point d’impact doit être parfait pour enlever la ou les suivantes.

Figure 8: Le double take-out:

La promotion

La promotion consiste à jouer une pierre légèrement plus rapidement que la vitesse dolly afin de « pousser » une pierre de son équipe (par exemple une garde) dans la maison. Ces pierres sont également difficiles à jouer car leur trajectoire doit être parfaite pour pousser la pierre dans la bonne direction.

Figure 9: La promotion:

Le freeze

Le freeze est vraisemblablement la pierre la plus difficile à jouer. Le joueur doit sentir la vitesse de la pierre au centimètre puisque la pierre lancée devrait se coller à une pierre en jeu sans la déplacer. Ce genre de pierres n’est généralement jouée qu’à un très haut niveau.

Figure 10: Le freeze:

Les règles avancées

Pour commencer, il faut connaître le nom des lignes dessinées sous la glace. Voici les principales lignes:

  • La center line traverse dans le sens de la longueur la piste
  • La tee line, perpendiculaire à la center line, traverse le centre de la maison
  • La hog line est située à 6m40 avant la tee line
  • La back-line est la ligne perpendiculaire à la center line derrière la maison
  • Le hack n’est pas vraiment une ligne mais un insert en caoutchouc dans la glace sur lequel le joueur prend appui pour lacher sa pierre

Figure 11: Les lignes:

Avant de commencer

Avant de commencer la partie, on effectue un tirage au sort pour savoir quelle équipe jouera la dernière pierre du end. Avoir cette dernière pierre est un léger avantage, donc le gagnant du tirage au sort laissera la plupart du temps commencer l’équipe adverse afin de bénéficier de cette dernière pierre.

Ensuite, c’est toujours l’équipe qui a gagné le end précédent qui commence, l’équipe ayant perdu disposant de l’avantage de la dernière pierre.

En cas de end nul, la dernière pierre reste à l’équipe qui l’avait lors du end précédent.

Pour qu’une pierre soit en jeu

Pour qu’une pierre soit en jeu, elle doit remplir les conditions suivantes:

  • Elle doit avoir été jouée correctement (voir plus bas)
  • Elle doit avoir franchi entièrement la hog line
  • Elle ne doit pas avoir franchi, même partiellement, une ligne de côté de la piste
  • Elle ne doit pas avoir entièrement franchi la back line

Il existe une exception. Si une pierre ne franchi pas la hog line mais a touché une pierre en jeu (donc elle a au moins partiellement franchi cette ligne), elle reste en jeu.

Règles concernant le balayage

En principe, chaque joueur a le droit de balayer devant n’importe quelle pierre de son équipe. Les pierres de l’équipe adverse ne peuvent être balayées que lorsqu’elles ont franchi la tee-line par le skip ou le contre-skip.

Lorsqu’une pierre de son équipe franchi la tee-line, elle ne peut plus être balayée que par un seul joueur, quel qu’il soit. Si un joueur continue à balayer sa pierre après la tee-line, aucune autre pierre ne peut être balayée. Le joueur n’a pas le droit de balayer sa pierre si le skip ou le contre skip balaye une pierre adverse.

Laché de la pierre

Le joueur qui joue sa pierre s’élance depuis le hack en glissant. Il doit avoir laché la pierre avant qu’elle ne touche la hog line (la première). Le joueur peut dépasser cette ligne si il ne touche plus la pierre. La pierre ne devra plus être touchée (notemment par les balayeurs) une fois cette ligne franchie, sinon, elle devra être retirée du jeu.

Free guard zone

Les 4 premières pierres de chaque end sont un peu particulières car si elle ne se trouvent pas dans la maison (même partiellement), elle ne peuvent pas être enlevées avant la 5ème pierre de la partie. Chaque équipe peut donc disposer deux gardes en étant sûr qu’elles resteront en jeu au moins avant la 5ème pierre du end.

Si une pierre en free guard zone est enlevée du jeu par une pierre adverse, elle doit être remise à sa place et la pierre adverse retirée du jeu.

Après le match

Il est d’usage après un match de curling que l’équipe gagnante offre le verre à l’équipe qui a perdu.

La tactique de jeu du point de vue du skip

La partie qui suit est issue en partie de ma maigre expérience de skip, qui se construit petit à petit depuis 3 saisons maintenant. Il se peut donc que certaines portions soient imparfaites, mais dans les grandes lignes, ça doit ressembler à peu près à la réalité…

Comme vous le savez maintenant, la stratégie, c’est une affaire de skip. En effet, c’est lui qui « construit » le jeu, en demandant aux autres joueurs de l’équipe les pierres qui l’aideront à arriver au résultat escompté.

Voici les points traités ci-après:

  • La stratégie offensive
  • La stratégie déffensive
  • La stratégie avec la dernière pierre
  • La stratégie sans la dernière pierre

Note: Dans les illustrations de ce billet, le numéro dans les pierres correspond à l’ordre dans lequel elles ont été lancées.

La stratégie offensive

Au curling, on parle de jeu offensif quand une équipe tente de construire un jeu avec des gardes, dans un premier temps, puis des pierres au centre de la maison cachées derrière ces gardes dans un deuxième temps, en vue de marquer le plus de points possibles.

Figure 12: Jeu offensif:

La stratégie déffensive

A l’inverse de la stratégie offensive, la stratégie déffensive consiste à essayer d’enlever les pierres adverses avec des take-out, afin de limiter au maximum le nombre de points que l’adversaire pourra marquer dans le end.

Au début d’un end que le skip veut jouer de manière déffensive, si son équipe joue en premier, il demandera parfois à son joueur de traverser la maison avec sa pierre afin de la sortir du jeu. Ceci afin que l’équipe adverse ne dispose pas d’appui pour jouer sa première pierre ou pas de garde derrière laquelle se cacher.

La stratégie avec la dernière pierre

Si son équipe dispose de la dernière pierre dans le end, le skip va jouer de manière à pouvoir marquer au moins deux points. Dans ce but, il n’a pas intérêt à fermer la maison avec des gardes. Il va donc jouer des pierres dans la maison, en essayant de conserver l’accès au centre. Si il y arrive bien, le skip de l’équipe jaune devrait trouver une maison comme celle-ci juste avant de jouer sa dernière pierre:

Figure 13: Jeu avec la dernière pierre:

Il devra jouer un « fond de maison » sur la pierre rouge au centre, une pierre relativement facile, afin de marquer trois points.

La stratégie sans la dernière pierre

Si son équipe ne dispose pas de la dernière pierre dans le end, le skip va essayer de « voler » des points, à savoir d’en marquer tout de même au moins un. Dans ce but, il va essayer de fermer l’accès au centre de la maison au skip adverse pour sa dernière pierre. Il faudra donc qu’il joue de la manière suivante:

1) Mettre une garde au centre, sur la center ligne.
2) Mettre un ou deux points au centre de la maison, derrière cette garde.
3) Fermer l’accès au centre en espérant que ses points restent jusqu’à la fin du end.

Figure 14: Jeu sans la dernière pierre:

Conclusion

Bien évidemment, il arrive rarement que tout fonctionne comme prévu lors d’un match, et il faudra souvent improviser. Par exemple, un skip doit pouvoir, si un joueur rate sa pierre (par exemple si il ne la lance pas dans la bonne direction) trouver une altérnative et utiliser au mieux cette pierre.

J’espère que maintenant, vous avez appris l’essentiel afin de pouvoir suivre un match de curling en comprenant un minimum de technique et de stratégie…

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Barefoot running: une année après

Voilà un peu plus d’une année maintenant que je pratique la course à pied avec des chaussures minimalistes. Je suis passé progressivement de mes chaussures « conventionnelles » à des chaussures dites « minimalistes », comme je le décrivais déjà au mois d’avril dans cet article.

Je considère maintenant que la transition est entièrement accomplie et adoptée, après avoir couru le marathon de Lausanne 2011 avec mes Piranha SP3.

Au niveau des sensations, il me semble évident que depuis que je cours en minimalistes, ma posture en course à pied est bien meilleure. Et mon ressenti, passé les quelques mois qui suivent la transition et l’effet « nouveauté », le feeling en course est bien meilleur qu’avant. Je prends effectivement plus de plaisir à courir maintenant.

Différentes chaussures, pour différents usages

Depuis le début de ma transition vers des chaussures minimalistes, j’ai utilisé et continue de tester différentes paires de chaussures. Vous trouverez ci-dessous les chaussures que j’utilise actuellement.

Asics Piranha SP3

Ce sont clairement les chaussures que j’utilise le plus, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition, sur toutes surfaces, aussi bien en forêt que sur route ou sur piste. Cette année, je les ai utilisées pour les 20km de Lausanne, Morat-Fribourg et le marathon de Lausanne ainsi que pour plusieurs triathlon, dont Rapperswil (la seule modification que je leur ai apportée pour le triathlon est le remplçement des laçets par des bandes elastiques, pour des transitions plus rapides).

Cette chaussure ne présente quasiment aucun ammorti. Elle dispose d’une semelle stable mais pas trop rigide tout de même. Une bonne illustration de la déformation progressive de la semmelle des SP3, ci après:

D’abord avec une paire de SP3 neuves:

On y voit une semelle relativement plate. Mais après quelques centaines de kilomètres, cette dernière prend une forme bien plus marquée:

On y voit clairement que la semelle s’est formée à l’attaque sur l’avant du pied. C’est ce compromis entre une certaine rigidité de la semelle mais sa déformation progressive pour s’adapter au mouvement naturel du pied que j’apprécie avec cette chaussure.

Point faible de cette chaussure, la longévité. En effet, cette chaussure est conçue initialement uniquement pour la compétition, et son poids en fait une chaussure qui dure au maximum 450 à 500km (la faute aussi à une semelle qui n’est pas renforcée sur l’extérieur du pied et qui s’use plus rapidement de ce côté).

Vibram Five Fingers Bikila

Chaussure que j’apprécie particulièrement pour son interface minimale entre le pied et le sol, la Bikila me permet de travailler les mêmes qualités que la course pied nus, sans le risque de blessures sous la plante des pied liés à ce type de course. Vous trouverez mes impressions après les premières utilisations dans ce billet.

J’utilise ces chaussures plusieurs fois par mois sur des sorties de 10 à 15km maximum, pour l’instant toujours en nature, mais leur utilisation sur route ou sur piste est tout à fait possible. Ces séances me permettent de renforcer mes mollets, car avec ces chaussures, 100% de l’ammorti est effectué par le mollet et le tendon d’Achille. La moindre attaque talon se fait immédiatement resentir. Les séances effectuées avec ces chaussures ont donc le mérite de faire travailler l’attaque du pied parfaite, sinon, on sent tout de suite l’impact.

La course minimaliste est bien plus éprouvante encore avec ces chaussures qu’avec les SP3. Il faut du temps pour renforcer suffisamment le tendon d’Achille et le muscle du mollet afin de pouvoir courir à l’aise ne serait-ce que 10 à 12km avec ces chaussures, et surtout pour ne pas avoir les mollets qui tirent après la course.

J’envisage sérieusement d’utiliser ces chaussures en compétition, mais pas sur des distances suppérieures à 15km pour l’instant. Il est donc probable que la saison prochaine, je les utilise sur une ou deux courses comme les traîne savates.

Je compte par contre utiliser de plus en plus ces chaussures lors de mes entraînements courts, afin de renforcer mes pieds ainsi que les muscles et tendons de mes mollets.

Concernant la longévité, je n’ai pas couru assez avec mes Bikila pour juger de leur résistance, mais elle est clairement suppérieure à celle des SP3, car après 100km leur semelle ne montre aucun signe d’usure, pareil pour l’empeigne.

Dernier détail à propos des Vibram, ce sont les seules chaussures que je peux porter plus de 6 à 7km sans porter de chaussettes.

Saucony Hattori

Découvertes lors d’un voyage à New York, j’utilise les Hattori en entraînement (mois souvent tout de même que les deux autres paires). Au niveau du ressenti « barefoot », elles se situent entre les SP3 et les Bikila. La semelle est aussi souple que celle des Bikila mais un peu plus épaisse. La structure de la chaussure est très particulière (voir le détail dans ce billet).

Leur facilité d’enfilage et de fermeture (un unique vélcro) ainsi que la possibilité de les porter sans chaussettes sur une distance allant jusqu’à 7km (un peu plus je pense si je m’entraîne plus souvent avec) en fait un premier choix pour les triathlons courts, comme celui de Lausanne cette année.

Reste à tourver une chaussure d’hiver minimaliste

Le point commun à ces trois chaussures est leur inconfort dans les conditions hivernales. Le constat est simple: des chaussures à ce point légères ne peuvent pas resister très longtemps à l’eau ou à la neige. Je suis donc en train de chercher et de tester plusieurs paires pour trouver la paire que j’utiliserais lorsque les conditions météo seront plus humides. Bien sûr, ce sera une chaussure la plus minimaliste possible.

Je ne manquerais pas de publier un billet à l’occasion pour vous faire part de mes conclusions à ce propos.

Et les blessures alors ?

Déjà lorsque j’écrivais mon premier billet sur ma transition au barefoot running, j’écrivais que je ne pouvais pas juger l’effet des minimalistes sur les blessures en course à pied, n’ayant jamais été blessé avant d’effectué ma transition, à l’exception de quelques pérsiotites, qui finalement partaient assez vite.

Le constat est toujours le même. Durant cette saison, je n’ai pas été blessé, mis à part les fammeuses périostites, que j’ai réeussi à maîtriser en portant des manchons de compression, comme je le décricvais il y a quelques mois.

Conclusion: pas d’avis, en faveur ou défaveur du barefoot en ce qui concerne les blessures…

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Un site dédié au barefoot running

Si vous faites partie de ces coureurs à pied qui sont en train ou ont adopté le « barefoot running« , alors ce site web est fait pour vous.

Nommé « Natural Running Center« , on y trouve des articles en tout genre sur la course pieds nus ou en chaussures minimaliste, des conseils pour passer en douceur à ce style de course et des résultats de tests de chaussures minimalistes.

Le contenu est ajouté régulièrement et mis à jour, et les contributeurs sont nombreux. Seul regret, ce site est exclusivement en anglais, mais si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas, foncez!

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Graines de Chia

C’est grâce au livre « Born To Run« , dont nous reparlerons très probablement ici plus tard (c’est à dire une fois que j’aurais fini de le lire) que j’ai découvert l’existence des graines de Chia.

Peu connues en Europe, elles semblent en plein essor sur le continent américain. Orginellement cultivées au Mexique par les Aztecs, ces graines ont un bilan nutritionnel hors du commun. En effet, elles contiennent 8 fois plus d’Oméga-3 que le saumon, 15 fois plus de magnésium que le brocoli, 3 fois plus de fer que les épinards, des anti-oxydants, 6 fois plus de calcium que le lait, et bien d’autres. De plus, contrairement aux graines de lin, les graines de chia n’ont pas besoin d’être moulues pour que l’organisme assimile les Oméga-3. Pour plus d’informations sur les propriétés nutritionnelles du chia, vous pouvez consulter ce dossier de la haute école de santé de Genève.

Alors, c’est formidable me direz-vous, mais quel est donc le rapport avec le sport? Hé bien, ces graines étaient appelées « Indian Runner Food« , utilisées par les sportifs des civilisations du contient américain depuis des siècles. Le chia entre dans la composition de l’iskiate (voir plus bas), boisson énergétique du peuple Tarahumara. Et si cette graine est tant appréciable pour un sportif, c’est que si elle est absorbée en même temps que des substances sucrées, elle permet de réguler l’absorption de sucre par l’organisme. Christopher McDougall, auteur du livre « Born To Run« , écrit à propos de la graine:

If you had to pick just one desert-island food, you couldn’t do much better than chia, at least if you were interested in building muscle, lowering cholesterol, and reducing your risk of heart disease; after a few months on the chia diet, you could probably swim home.

Mais comme je l’ai dit au début de ce billet, la graine n’est pas (encore) très connue en Europe et il est difficile de s’en procurer. J’en ai finalement trouvé sur ce site Internet, livraison en Suisse et en France. Il existe certainement d’autres moyens de s’en procurer.

On peut cuisiner la graine de chia, en la mélangeant avec  des graines de blé ou du quinoa. On peut également l’ajouter à de la sauce à salade. En la cuisinant, on découvrira rapidement une des propriétés de la chose: la graine peut absober près de 15 fois son poids en eau! Il vaut donc mieux faire tremper les graines avant de les cuisiner (elles auront alors tendance à se coller entre elles).

En ce qui me concerne, je la consomme plus sous forme d’iskiate (aussi connu sous le nom de chia fresca), une boisson dont voici ma recette, qui entrecoupe la recette du livre « Born To Run » et différentes sources trouvées sur Internet (pour environ 1 litre):

  •  Préparer 2 cuillères à café de graines de chia dans une tasse à café (si je les embarque à vélo, je les concasse pour rendre l’ensemble plus homogène) et laisser tremper dans de l’eau une demi heure
  • Diluer deux ou trois cuillères à café de miel dans 1dl d’eau chaude (mais pas bouillante).
  • Ajouter le jus d’un citron fraîchement pressé (on peut également presser une orange)
  • Facultatif: ajouter une pincée de sel à la préparation
  • Ajouter les graines à la préparation, ajouter de l’eau pour atteindre environ 1 litre et laisser rafraîchir au frigo.

Cette préparation constitue une excellente boisson de récupération, et j’en embarque parfois même sur mon vélo à la place des boissons isotoniques.

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