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Tout savoir sur la mise à jour de l’altitude de la Polar RC3 GPS

Sortie au milieu de l’année 2012, la RC3 GPS a été mise à jour par Polar début 2013 afin d’afficher et d’enregistrer les données d’altitude issues de son capteur GPS. Comme il s’agit d’une mise à jour uniquement logicielle, toutes les RC3 GPS sur le marché sont éligible pour être mises à jour, mais pas forcément dans les mêmes conditions. Ce billet tente de rassembler les informations utiles sur cette mise à jour.

Polar RC3 GPSLa mesure d’altitude de la RC3 GPS

Avant de décrire le procédé de mise à jour, il convient de parfaitement comprendre comment se fait la mesure de l’altitude, et ce qui va changer avec cette mise à jour. Premièrement, l’altitude est déjà disponible après chargement de l’entrainement sur le site polarpersonaltrainer.com, comme je l’ai décrit dans mon test de fond en comble de la RC3 GPS. Dans ce cas, le tracé en deux dimensions enregistré par le capteur GPS de la montre est mesuré grâce aux données d’altitude du service Google Maps, et la courbe d’altitude de la sortie est disponible. Dans ce cas, rien n’est mesuré par la montre.

La mise à jour logicielle permet d’utiliser le capteur GPS de la montre pour mesurer l’altitude. Cette mesure n’est possible que lorsque la montre utilise au moins 6 satellites GPS, alors qu’un positionnement en deux dimensions n’en nécessite que 3 ou 4. Cette méthode de mesure est en outre moins précise qu’un altimètre barométrique, mais a l’avantage de ne nécessiter aucune calibration.

Mettre à jour la montre

Habitué aux produits de Garmin (et d’autres), que l’on met à jour simplement depuis son ordinateur, j’ai été fortement surpris qu’il soit nécessaire de renvoyer la RC3 GPS chez Polar pour une mise à jour logicielle. De plus, ayant trouvé relativement peu d’informations sur le site à propos de la mise à jour (voici la seule information disponible dans la FAQ en anglais):

Polar FAQ altitude

J’ai décidé d’écrire à Polar Suisse pour obtenir plus d’informations quand à la possibilité de mettre à jour ma RC3 GPS. Le support m’a répondu rapidement, avec une procédure simple: enregistrer la demande de « réparation » de la montre en ligne. Cette page d’enregistrement semble valable pour toute l’Europe. Au niveau des frais de mise à jour, ils sont les suivants:

  • Pour les montres RC3 GPS achetées en 2013: La mise à jour et le retour de la montre sont gratuits. Vous ne payerez que les frais d’expédition.
  • Pour les montres RC3 GPS achetées en 2012: La mise à jour et les frais de retour de la montre sont facturés 29.90 CHF (soit environ 23 EUR).

En tous les cas, je vous recommande de contacter le support de Polar avant d’envoyer votre montre ainsi qu’avant de remplir le formulaire en ligne, pour éviter les mauvaises surprises, surtout si vous avez acheté votre montre dans un autre pays que votre pays de résidence (sur Internet par exemple).

J’ai donc envoyé ma montre bien emballée à l’adresse du Service Center de Polar. N’oubliez pas d’accompagner l’envoi de la facture originale de la montre, ainsi que des documents imprimés lors de la demande de réparation en ligne!

Envoi de ma RC3 GPS

Elle m’est revenue environ une semaine plus tard, mise à jour effectuée, et accompagnée d’une facture pour mise à jour de 0 CHF.

Le fonctionnement de la page altitude après la mise à jour

La mise à jour ajoute donc une page aux différents profils d’entrainement qui utilisent le capteur GPS. Si le nombre de satellites n’est pas suffisant, aucune données ne s’affiche:

Polar RC3 GPS AltitudeUne fois le nombre suffisant de satellites « accrochés » par le capteur, la montre affiche l’altitude actuelle, ainsi que le dénivelé positif et négatif du parcours effectué jusque là:

Polar RC3 GPS Altitude

L’incrément d’affichage du dénivelé positif /négatif est de 5m. Il faut également savoir que l’altitude GPS n’est pas plus précise que +/- 20m, mais devrait donner des moyennes correctes sur l’ensemble d’une sortie. Par exemple, la photo ci-dessus a été prise juste devant chez moi, à une altitude d’exactement 700m.

Une fois l’activité terminée, le chargement des données sur polarpersonaltrainer.com s’effectue comme d’habitude. Les données de la sortie sont ensuite à nouveau « corrigées » selon la topologie de Google Maps.

Polarpersonaltrainer.com Altitude

Conclusion sur la mise à jour

La seule différence notable de cette mise à jour (à ce que j’ai pu voir car je n’ai eu accès à aucune « release note« ) est donc l’ajout de cette page pour afficher l’altitude « en direct » lors d’une sortie. A mon avis, cette mise à jour est intéressante, mais n’est de loin pas indispensable. Pour un pratiquant de course à pied ou de cyclisme régulier, avoir l’accès à l’altitude n’est pas très important tout en sachant que la courbe de dénivelé sera de toute manière disponible via polarpersonaltrainer.com à la fin de la sortie.

La plus grande information avec cette mise à jour est le fait que Polar continue à être à contre-sens du marché, et fait payer pour des mises à jour que quasiment tous leurs concurrents rendent possible directement en ligne, réalisable chez soi.

Pour tout savoir sur la Polar RC3 GPS, c’est dans ce test de fond en comble que ça se passe.

Le capteur de puissance PowerTap G3 testé de fond en comble (avec le Garmin Edge 510)

Lorsque j’ai décidé de m’équiper d’un capteur de puissance pour cette nouvelle saison, j’ai du analyser un peu le marché (lire l’article détaillé) puis choisir un modèle qui corresponde le plus possible à mon budget et à mes critères de choix. J’ai finalement opté pour le capteur PowerTap G3 de CycleOps.

PowerTap G3

A propos de ce test

Ce test a été effectué avec mon propre capteur PowerTap ainsi que mon propre Edge 510, que j’ai achetés à titre personnel. Tous les tests ont été effectués avec les dernières versions de firmware disponible sur le site de Garmin et de CycleOps.

Ce billet n’est pas sponsorisé, comme aucun de mes billets d’ailleurs. Pour en savoir plus sur ma politique de publication, c’est ici que ça se passe. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

Le choix du capteur

Après analyse des options disponibles actuellement, j’ai du choisir un capteur qui remplisse les critères suivants:

  • Facilement déplaçable d’un vélo (de route) à l’autre. En particulier entre mon vélo de route et mon vélo de triathlon.
  • Un capteur suffisamment précis à mesure directe (exit donc le PowerCal par exemple)
  • Un capteur compatible avec la norme ANT+ pour la transmission des données. Exit donc les Keo Power.

Capteur PowerTap G3Bien sûr, comme à peu près tout le monde, j’attendais désespérément la sortie des Garmin Vector, mais comme l’annonce de leur disponibilité se fera encore attendre jusqu’au mois de juillet au moins, j’ai finalement opté pour le PowerTap Pro, à monter sur l’une de mes Reynolds Assault.

Lorsque j’exposais ce choix à mon vélociste, il me faisait remarquer que le PowerTap Pro était en fin de vie, difficile à mettre à jour et que le fait que son électronique ne soit pas dissociée de sa partie mécanique rendait les opérations après-vente périlleuses. Pour ces raison, je revoyais mon choix vers le PowerTap G3.

Le choix de la roue et le montage

Après le choix définitif du capteur, mon mécanicien me fait remarquer à juste titre que certaines roues posent des problèmes lorsque l’on monte des rayons plus courts, ce qui est le cas avec le PowerTap car le moyeu devient plus gros. Je me suis donc assuré de la compatibilité de la roue avec le G3 auprès de Reynolds.

Ne restait plus qu’à commander le capteur, avec le bon corps de roue libre et le bon nombre de trous pour les rayons!

C’est mon mécanicien qui c’est occupé du reste: mesurer la taille de rayons nécessaires, croisés des deux côtés, monter le nouveau moyeu et recoller un boyau.

Quand j’ai reçu ma roue, elle était prête à rouler! Merci BBR Cycles!

La configuration avec le compteur Garmin Edge 510

Sur le compteur Garmin Edge 510, il faut créer un profil de vélo et activer le capteur de puissance. Ensuite, il faut activer le capteur en faisant tourner la roue « à vide » puis lancer la recherche pour que le Edge 510 puisse le détecter.

garmin_edge510_powermeter_join

Une fois le capteur détecté par le compteur, on peut effectuer le « calibrage » du capteur afin de s’assurer d’avoir des données correctes.

Calibrage du capteur de puissance

Il est aussi possible de configurer le Edge pour effectuer un « auto-calibrage » lorsque la puissance est à zéro au cours de l’utilisation.

Inclure ou ne pas inclure les zéros? Telle est la question!

Il est possible de configurer la manière dont le Garmin va enregistrer les données et calculer la moyenne de puissance sur la sortie. Soit en incluant toutes les parties de l’activité ou la puissance est à zéro, soit en les occultant.

Capteur de puissance inclure zéro

Ceci n’aura qu’un impact sur les données affichées sur Garmin Connect. L’interprétation des données par les autres outils listés ci-dessous ne sera pas affectées.

L’utilisation sur le vélo

Garmin Edge 510 - puissanceLe Garmin Edge 510 (et les autres appareils Garmin listés ci-dessous) propose désormais plusieurs champs liés à la puissance, dont:

  • Puissance instantanée.
  • Puissance moyenne sur les 3, 10 ou 30 dernières secondes.
  • Puissance moyenne sur l’ensemble de la sortie ou sur le circuit en cours.
  • Puissance normalisée (NP) sur l’ensemble de la sortie.

Le capteur supporte également le différentiel de puissance gauche/droite pour les capteurs qui le supportent (ce qui n’est pas le cas du PowerTap G3).

Comme le capteur de puissance utilise la norme ANT+, il fonctionne virtuellement avec tous les appareils supportant cette norme et prévus pour mesurer la puissance. Chez Garmin, les appareils suivants sont comptables:

  • Edge 705
  • Edge 800 et 810
  • Edge 500 et 510
  • Forerunner 310xt et 910xt

Bien sûr, la principale qualité du PowerTap est de mesurer la puissance, mais il mesure (ou plutôt estime) la cadence de pédalage. Ceci permet d’avoir une information de cadence même sans capteur dédié. Ceci est très utile pour estimer la cadence à laquelle la puissance développée est la meilleure.

L’analyse des données

Les données recueillies lors de la sortie pourront ensuite être analysées à l’aide de différents outils. Personnellement, j’utilise régulièrement les outils suivants:

  • Garmin Connect, l’interface web d’analyse des données de Garmin
  • PowerAgent, le logiciel fourni par PowerTap
  • GoldenCheetah, un logiciel libre d’analyse de données de puissance.

Dans ce billet, je ferais un rapide survol des possibilités de ces différents logiciels, car ils feront l’objet d’un article plus détaillé prochainement.

Garmin connect

L’interface en ligne de Garmin propose des données basiques d’analyse de la puissance téléchargées directement depuis le fichier du compteur. Premièrement, dans le détail de l’activité, un résumé de la puissance développée pendant la sortie apparait dans la colonne de gauche:

Garmin Connect résumé puissance

Garmin Connect affiche également un graphique de la puissance développée sur la sortie:

Garmin Connect graph de puissance

Il est possible grâce aux sélecteurs situés sur le graphique d’afficher la moyenne maximale développée sur une intervalle donnée (20 minutes dans l’exemple ci-dessous):

Puissance moyenne maximale sur 20 minutes

Comme indiqué plus haut, le capteur estime également la cadence de pédalage. Si la mesure semble relativement fiable, il arrive régulièrement que je note un ou deux « pics » par sortie, qui semblent être des erreurs de mesure, comme illustré par ce graphique:

PowerTap G3 graph cadence

Mais ce qui est intéressant dans le cas de la mesure de puissance, c’est plutôt la moyenne qui est très représentative:

Cadence moyenne

Poweragent de CycleOps

C’est le logiciel qui est fourni par le fabricant du capteur. Il est disponible gratuitement pour Windows et Mac. Il est possible d’importer les fichiers .fit directement depuis le compteur dans le fichier pour analyse.

PoweragentLe logiciel affiche la puissance moyenne développée sur plusieurs laps de temps, les courbes de puissance de la sortie en question, en parallèle de la courbe « idéale » en fonction des valeurs maximales calculées ou mesurées (soit par un test, soit par les données accumulées au fil des sorties).

GoldenCheetah

C’est un logiciel libre, téléchargeable gratuitement pour Windows, Mac ou Linux. A titre personnel, je le préfère largement aux deux précédents pour l’analyse de mes données de puissance. Il utilise également les fichiers .fit issus directement du compteur. Ce logiciel fait (presque) tout:

  • Affinage du profil de puissance du cycliste au fur et à mesure des différentes sorties.
  • Analyse de la puissance moyenne développée sur une fraction de temps (de 1 sec à 30 min) sur chacune des sorties.
  • Affichage du tracé du parcours avec puissance moyenne par tranche de 30 secondes.

Golden CheetahL’utilisation de Glden Cheetah est très vaste et n’entre malheureusement pas dans le cadre de cet article, mais fera l’objet d’un billet détaillé.

Entretien et mise à jour du capteur

PowerTap G3 ouvertLe PowerTap G3 est équipé d’une pile bouton CR2032. Pour la remplacer, un outil est fourni pour retirer la partie électronique du capteur. La pile peut ensuite aisément être remplacée.

La partie électronique est également munie d’un connecteur micro-USB qui est utilisé pour la mise à jour du firmware du capteur. Afin d’effectuer une mise à jour, il faudra en premier lieu installer le logiciel « Poweragent » disponible sur le site de CycleOps. Ce dernier est compatible Mac OS X et Windows, mais sur mon Mac, le logiciel n’a jamais réeussi à détecter le capteur, c’est pourquoi j’ai effectué la mise à jour avec mon Windows 7.

Une fois le logiciel installé, il faut retirer la pile du capteur puis le connecter au PC avec un câble micro-USB (qui n’était pas fourni en ce qui me concerne, mais que vous pouvez trouver ici par exemple).

Mise à jour du PowerTap G3Ensuite, dans le logiciel Poweragent, dans le menu « Tools » (Outils) -> « Firmware Update » (Mise à jour du Firmware) -> « Check for Firmware updates » (Chercher des mises à jour), le logiciel va rechercher si des mises à jour sont disponibles.

PowerTap G3 update via PoweragentSi une mise à jour est disponible, le logiciel va afficher le détail et vous proposer de l’installer:

PowerTap G3 UpdateEt normalement, la mise à jour est relativement rapide:

PowerTap G3 UpdateEst-il utile de rappeler qu’il ne faut en aucun cas déconnecter le capteur avant que la mise à jour ne soit terminée? Je vous conseille une fois la mise à jour terminée de déconnecter puis re-connecter votre capteur et rechercher à nouveau une mise à jour, car la mise à niveau de votre version peut nécessiter plusieurs étapes.

Conclusion

Bien sûr, il m’est impossible de tester la fiabilité du capteur car il s’agit du seul que je possède actuellement. Quoi qu’il en soit, il est annoncé à +/- 5% de précision par CycleOps. Je l’utilise depuis le début février, d’abord avec mon Edge 500 puis avec le Edge 510 qui a été utilisé pour ce test.

Je suis actuellement pleinement satisfait du fonctionnement de ce capteur. Il a toujours fonctionné parfaitement, et a parfaitement résisté à un nettoyage intensif après une sortie digne d’un parcours de cyclo-cross.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mon comparatif de différents types de capteurs de puissance disponible sur le marché, l’inconvénient majeur du PowerTap reste le fait qu’il soit lié à une roue, et que même si mes Reynolds Assault sont assez « passe partout », je ne peux bénéficier de la mesure de la puissance qu’avec cette roue là!

L’inconvénient du poids est par contre à mon avis à relativiser car le moyeu n’est pas aussi critique en terme de poids que le poids en périphérie de la roue, qu’il est plus difficile à mettre ou maintenir en mouvement à chaque coup de pédale…

Supporter ce site pour de futurs articles sur du matériel

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Le compteur Garmin Edge 510 testé de fond en comble

Lorsque Garmin a lancé le Edge 500 il y a maintenant quelques années, il est rapidement devenu une référence absolue dans le milieu du cyclisme. Un compteur GPS et un fréquencemètre hautement configurable, qui s’associe à une multitude de capteurs différents, disposant d’une autonomie de plus de 10 heures pour accompagner le cycliste lors de ses sorties les plus longues. Tous les concurrents de Garmin comparaient leur produits au 500! Alors quand Garmin lance son successeur, le Edge 510, inutile de dire que les attentes sont grandes!

A propos de ce test

Ce test a été effectué avec mon propre Edge 510, que j’ai acheté à titre personnel. Tous les tests ont été effectués avec la dernière version du firmware disponible sur le site de Garmin.

Ce billet n’est pas sponsorisé, comme aucun de mes billets d’ailleurs. Pour en savoir plus sur ma politique de publication, c’est ici que ça se passe. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

Le grand déballage

Le Edge 510 est conditionné dans un emballage sombre, sobre, qui contrairement aux produits Garmin que j’ai pu voir jusque là ne permet pas de visulaiser le produit au travers d’une fenêtre plastique:

Emballage du Edge 510

J’ai choisi de commander le compteur seul, sans les accessoires fournis dans le « Pack Performance », voici donc ce que contenait l’emballage:

Contenu Edge 510

Le pack contient:

  • Un adaptateur secteur USB avec plusieurs types de prises
  • Un câble USB – mini-USB pour la recharge et le transfert de données
  • Les notices d’utilisation et guide de démarrage rapide
  • Deux supports guidon simples.
  • Une sangle type « dragonne » pour le Edge.

Le Pack performance contient en plus:

  • Un capteur GSC 10 (capteur de cadence / vitesse ANT+)
  • Un support de guidon « Out Front mount »
  • Un capteur de fréquence cardiaque ANT+

Bien sûr, si ces accessoires ne sont pas fournis avec la pack de base, le 510 fourni reste néanmoins le même et est donc compatible avec tous ces accessoires!

A propos du compteur

Contrairement au Edge 500, le 510 dispose désormais d’un écran couleur LCD tactile. Nombre de boutons ont donc disparus au profit des fonction tactiles. Restent 3 boutons, le bouton « start / pause » en dessous à droite de l’écran, le bouton « reset » en bas à gauche et le bouton de marche / arrêt discrètement intégré sur le flanc de l’appareil:

Edge 510 boutons

Le support de fixation reste le même que pour la gamme de Edge 200/500/800 précédente, à savoir le support rond à fixation « quart de tour« . Le port mini-USB reste également inchangé:

Edge 510 port USB

Petite photo de famille avec trois générations de Edge, on constate que le 510 (à droite) est sensiblement plus grand que son prédécesseur, le 500 (au centre), et l’ »ancêtre », le Edge 210 (à gauche):

La famille Edge 1

La même chose au niveau de l’épaisseur:

Famille Edge 2

La différence de taille entre le 500 et le 510 se ressent aussi sur la balance.

Premier démarrage et mise à jour logicielle

Lors du premier démarrage, le Edge va vous poser les questions habituelles pour sa configuration, notamment la langue, la taille et le poids, les unités de mesure (métriques ou impériales) etc.

First setup du Edge 510

Une fois ces informations configurées, j’ai connecté le Edge à mon ordinateur et effectué la mise à jour vers la dernière version de firmware disponible. La mise à jour est tout ce qu’il y a de plus habituel: installer Garmin WebUpdater sur l’ordinateur et déconnecter/redémarrer le Edge quand cela est indiqué pour mettre à jour.

Mise à jour du Edge 510

Mise à jour du Edge 510Une fois la dernière version installée, le Edge 510 est prêt pour le test!

Caractéristiques et fonctions particulières

Le Edge 510 est un compteur de vélo très complet. Il est équipé entre autre des capteurs et technologies suivantes:

  • Altimètre barométrique
  • Capteur de température extérieure
  • Module de positionnement GPS + Glonass
  • Module Bluetooth pour communication en temps réél avec l’application Garmin Connect Mobile sur un Samrtphone.

Malgré le fait qu’il soit muni d’un module Bluetooth, le Edge 510 ne permet pas le couplage avec des capteurs Bluetooth, et il ne les supportera vraisemblablement jamais, la limitation étant matérielle (le module intégré ne supportant par la norme Bluetooth 4 nécessaire pour le support des capteurs).

Affichage, écran tactile et manipulation

La première grosse différence entre le Edge 500 et le Edge 510 réside dans le fait que ce dernier dispose d’un écran LCD tactile couleur. Comme il s’agit d’un écran à technologie résistive (contrairement aux écrans capacitifs des smartphones par exemple) son utilisation est possible même si il est mouillé ou avec des gants. Par contre, il ne semble pas supporter les mouvements par glissements ou le multi-touch.

Au niveau de la lisibilité, il est un cran au dessous de l’affichage du Edge 500, surtout en conditions de faible luminosité. Par exemple, lors de son utilisation sur mon vélo de piste, je suis quasiment obligé de laisser le rétro-éclairage allumé en permanence pour y voir quelque chose. En extérieur et en journée par contre, l’écran reste correctement lisible même sans rétro éclairage.

Au niveau de la manipulation, la plupart des opérations de réglage se fait donc maintenant via l’écran. Voici pourquoi, si l’on excepte le bouton d’allumage/arrêt, le nombre de boutons physiques est passé de 4 à 2.

Configuration des profils

La grosse différence dans la configuration du Edge 510 par rapport à son prédécesseur réside dans la notion de profils. Il existe deux types de profils:

  • Le profil du vélo, qui contiendra le détail des capteurs installés sur la machine, du diamètre des roues etc.
  • Le profil de l’activité, qui définira les différents champs à afficher à l’écran, la configuration des « auto pause » et « auto laps ».

La configuration est relativement simple. Il convient en premier lieu de configurer un profil de vélo:

Edge 510 Profils

Sur la première page de configuration du profil, il est possible d’ajouter des capteurs ANT+. Ces capteurs seront simplement détectés et enregistrés en les allumant et en les approchant suffisamment proche du compteur. Les capteurs à coupler avec un vélo peuvent être les suivants:

  • Capteur de vitesse ou capteur de cadence (ou un capteur réunissant les deux fonctions)
  • Capteur de puissance

Le capteur de fréquence cardiaque n’est pas ajouté à cette étape car il est configuré de manière globale et n’est pas lié à un profil en particulier.

Edge 510 profil vélo capteurs

Dans la partie suivante, en sélectionnant le nom du profil, il est possible de renseigner les différents paramètres du vélo, comme le diamètre des roues (pour le capteur de vitesse), le poids etc…

Edge 510 profil de vélo

Dans mon cas, j’ai configuré 3 profils de vélo:

  • Route Power: avec comme accessoire connecté le capteur de puissance PowerTap.
  • Piste: avec comme accessoire connecté le capteur GSC10 de mon vélo de piste.
  • GPS: sans aucun accessoire. Ce profil est utilisé aussi bien sur mes vélos de route sans capteurs ANT+ que sur mon VTT.

Une fois le profil de vélo défini, il faut configurer des profils d’activité. Dans ces profils, les éléments suivants sont configurés:

  • Les champs à afficher sur les différentes pages.
  • Les fonctions d’auto-pause ou d’auto-lap.

La configuration des profils commence avec les différentes pages et les différents champs de données affichés. Les champs affichés varient d’un profil à l’autre, mais dans les grandes lignes les données qui m’intéressent le plus sont les suivantes:

  • Vitesse instantanée
  • Fréquence cardiaque
  • Puissance instantanée (pour les profils ou le capteur est présent)
  • Distance parcourue
  • Temps effectif
  • Dénivelé positif

Edge 510 en route

Il est ensuite possible de créer des profils spécifiques à certaines activités, comme par exemple:

  • Un profil pour des séries d’intensité basées sur la fréquence cardiaque
  • Un profil pour des séries d’intensité basées sur la puissance
  • Un profil spécifique pour la piste…

Les autres paramètres

Parmi les nouveautés apportées par le 510 figure la localisation conjointe avec les technologies GPS (système de positionnement par satellite développé par l’armée américaine) et Glonass (système identique développé par la Russie). Il est possible de configurer la localisation en combinant les deux technologies ou en utilisant que le GPS, avec les avantages suivants:

  • GPS + Glonass: Localisation des satellites plus rapide et positionnement plus précis, mais consommation d’énergie légèrement supérieur.
  • GPS seul: Utilise moins d’énergie mais la localisation des satellites peut prendre plus de temps, et la précision du positionnement sera moindre.
  • Désactivé: La localisation par satellite est désactivée, et la source de vitesse sera un capteur de vitesse installé sur le vélo. Typiquement mon choix sur la piste.

Edge 510 GPS et Glonass

L’utilisation basique pour le suivi d’une sortie

Une fois les profils configurés, l’appareil se lance sur la page de sélection des profils. On peut alors choisir le profil de vélo (en haut) puis le profil d’activité (en bas). Une fois le choix effectué, on peut lancer le chrono et l’enregistrement. Il est alors possible de naviguer entre les différentes pages en touchant l’écran puis en utilisant les flèches gauche et droite qui apparaissent en sur-impression.

Edge 510 Activité

Une fois l’activité terminée, à savoir après une pression sur le bouton de démarrage / fin d’activité (le bouton de droite sous l’écran), le compteur demande si il faut enregistrer l’activité. En appuyant une nouvelle fois sur ce même bouton, l’enregistrement reprend.

Edge 510 fin d'une activité

Le bouton de gauche permet de marquer un « tour » ou un temps intermédiaire lors d’une activité.

Planifier un parcours

Depuis Garmin Connect, il est possible de dessiner un parcours sur la carte à l’aide d’un outil relativement facile à utiliser par ailleurs (dans l’onglet « Planifier – Parcours« ).

En cliquant sur le lien « Créer un parcours« , on entre alors en mode édition sur la carte. On peut ensuite construire son parcours en cliquant sur les différents points de passages, qui vont se « relier » par les routes les plus appropriées. Le système fonctionne relativement bien, même si il faut parfois s’y reprendre un peu.

Garmin Connect création d'un parcoursUne fois le parcours défini, on peut également modifier l’allure moyenne que l’on pense faire (ceci va également créer un « virtual partner » si l’option est activée).

edge510_parcours_02

Une fois le parcours défini, on peut l’envoyer sur le Edge avec le lien « Envoyer à l’appareil« .

Garmin Connect parcours

Une fois le parcours enregistré dans le Edge, on peut démarrer le parcours puis le suivre via une page additionnelle. Par contre, sur le 510 qui n’embarque pas de cartographie, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de super convivial au niveau du suivi du parcours!

Edge 510 parcours

Planifier un entrainement

Dans l’interface de Garmin Connect, il est également possible de planifier des entrainement de types intervalle:

Entrainement Garmin Connect

J’ai donc créé un entrainement par exemple basé sur la puissance. Après un échauffement d’une durée libre (après pression du bouton « tour« ) démarre une série de 10x 5 minutes durant lesquelles je devrais me situer dans une plage de puissance de 290 à 310 watts, suivies de 1 minute 30 de récupération active:

Entrainement Garmin Connect

Une fois l’entrainement défini et enregistré, on peut l’envoyer sur le Edge avec le bouton « Envoyer à l’appareil« .

Envoyer l'entrainment au Edge 510

Le fichier devrait être transféré très rapidement sur l’appareil:

Envoyer l'entrainement sur le Edge 510

Pour démarrer l’entrainement, il faut aller le chercher via le menu « Entrainement« :

Le menu Entrainement du Edge 510

La liste des entrainements enregistrés dans l’appareil s’affiche alors:

Liste des entrainements sur le Edge 510

En sélectionnant l’entrainement souhaité, il suffit alors de choisir « Faire l’entrainement » pour lancer l’activité:

Suivre un entrainement sur le Edge 510

Couplage avec un Smartphone et Garmin Connect Mobile

Garmin a sorti en même temps que les Edges 810 et 510 l’application Garmin Connect Mobile pour iOS et Android. Cette application permet entre autres de communiquer avec le compteur via la connectivité Bluetooth.

Coupler le Edge 510 avec un Smartphone

Une fois connectés, les fonctions disponibles sont les suivantes:

  • Une fois l’activité terminée, elle est automatiquement envoyée sur Garmin Connect avec la connexion mobile du Smartphone.
  • Il est possible de consulter la météo du lieu actuel sur le compteur directement, le smarthpone peut donc rester tranquillement dans la poche ou dans le sac étanche.
  • Il est possible de lancer un « Live Tracking » via e-mail ou les réseaux sociaux depuis le téléphone (cette fonction sera décrite en détail dans un futur billet).

La météo sur le Edge 510

Utilisation avec une balance ANT+

Les Edges 510 et 810 (sortis en même temps) sont les premiers compteurs de la gamme Edge à être compatibles avec les balances ANT+, rejoignant dans la gamme Garmin les Forerunner 610 et 910xt. Utiliser un appareil Garmin avec une balance compatible ANT+ permet d’effectuer le suivi de son poids et de sa condition physique sur Garmin Connect. J’ai testé le Edge 510 avec ma balance Tanita BC-1000.

Balance ANT+ Tanita BC-1000

L’utilisation est très simple. la première étape consiste à se rendre dans le menu principal et choisir « Balance« :

Garmin Edge 510 balance

Une fois l’option sélectionnée, le compteur va chercher la balance:

Garmin Edge 510 balance

Garmin Edge 510 balance

Dès que la balance est trouvée, la LED verte s’allume sur cette dernière, il suffit alors de monter dessus!

Dès que la balance est trouvée, la LED verte s'allume sur cette dernière, il suffit alors de monter dessus!

Une fois la mesure effectuée, il suffit de se rendre sur Garmin Connect avec le Edge connecté à l’ordinateur, et de choisir l’option « Télécharger les données sur la santé« :

Télécharger les données sur la santé de Garmin Connect

Il est ensuite possible sur Garmin Connect de suivre l’évolution des données sous forme de graphique pour les valeurs suivantes (en fonction de ce que supporte la balance):

  • Poids
  • Graisse corporelle
  • Eau corporelle
  • Masse osseuse
  • Masse musculaire
  • Évaluation de la constitution physique
  • Graisse viscérale
  • Age métabolique
  • Métabolisme de base

Garmin Connect, suivi du poids

D’autres fonctions du Edge 510

Parmi les autres fonctions disponibles, on citera les habituelles fonctions que l’on retrouve dans maintenant tous les appareils Garmin, comme le Retour au départ:

Edge 510 retour au départ

Ou des fonctions comme le Virtual Partner:

Edge 510 Virtual Partner

Conclusion

Comme je le disais en introduction, l’attente était grande au vu du succès du Edge 500. Et le Edge 510 apporte quelques améliorations bienvenues, comme les profils d’activité qui permettent de jongler facilement entre plusieurs types d’activités. Cette fonction rend vraiment l’utilisation au quotidien plus pratique. L’écran plus grand permet également d’afficher plus de données sur une seule page ce qui est agréable.

Par contre, je trouve que la navigation entre les pages est un peu plus compliquée via l’écran tactile plutôt que par un bouton physique. De plus, lors de mes activités sur la piste, j’ai trouvé l’écran du 510 bien moins lisible que celui du 500. Il m’a fallu utiliser le rétro-éclairage pour mes activités sur la piste. L’autonomie semble aussi bonne que celle du 500 si l’on n’active pas le Bluetooth et le rétro-éclairage de l’écran.

On regrettera tout de même que Garmin n’ait pas jugé utile d’équiper son nouveau Edge d’un module permettant l’utilisation de capteurs Bluetooth.

Et bien sûr, ce billet sera mis à jour dès que des fonctions supplémentaires ou des améliorations verront le jour!

Ressources sur le Edge 510

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Essai du Kuota KOM Air 2013

Peu avant midi, après avoir attendu assez longtemps un improbable déchirement de la couverture nuageuse qui plombait le ciel par chez moi, je me rendais vers mon magasin de vélo favori pour essayer un nouveau vélo, dans l’optique de trouver un successeur à mon vénérable vélo de route. Dans la quête de mon nouveau vélo, j’avais déjà essayé le Trek Domane l’année passée, mais ce dernier manquait un peu de nervosité à mon goût.

Kuota KOM Air 2013

Une fois le transfert de pédales effectué, je me lançait sur la route avec ma nouvelle monture. Ma position sur le vélo est plus sportive que sur mon Pinarello: 8 cm de plongée sur le Kuota pour 5.5 sur mon vénérable f4:13, ça change! Autre différence notable, le vélo de test est équipé d’un groupe Dura-Ace Di2 11v. Comme vous le savez, je ne suis pas forcément un grand fan des groupes électriques, mais ceci n’a que peu d’impact sur le ressenti des qualités d’un vélo. Un élément qui en a plus: les roues! Le KOM Air que j’ai essayé était monté avec des Fulcrum Racing Zero, des roues aluminium « passe-partout » très rigides.

Kuota KOM Air 2013Malgré le fort vent qui balayait la région cet après-midi, il m’a tout de même été possible de tester le KOM Air dans différentes situations. Si son poids de 6.4kg dans la configuration que j’ai testé n’était pas forcément un gros atout en descente avec du vent de travers, son poids plume est appréciable en montée! Le KOM Air est un vélo très rigide et nerveux, extrêmement réactif, notamment en relance mais reste toutefois assez confortable, grâce probablement à sa tige de selle de 27mm. Si il sera probablement moins confortable en descente ou lors de sorties de 6 heures qu’un Trek Domane, je le trouve bien plus facile à emmener au train en montée, et bien plus réactif lors d’accélérations. Par contre, ce Kuota pardonnera probablement beaucoup moins un « coup de mou » à celui qui roule dessus.

Kuota KOM Air 2013Possédant désormais un vélo de route « d’entrainement » parfaitement adapté au plat ou au légèrement vallonné avec mon Pinarello f4:13 et un vélo de chrono que j’utiliserais sur toutes les compétitions de triathlon dont le parcours vélo est relativement plat, je souhaite vraiment acquérir un vélo taillé pour la montagne ou en tout cas les sorties plus difficiles. Monté avec mes roues FastForward F2R de montagne, le KOM Air pourrait bien frôler la barre des 6kg. Vous en saurez probablement plus prochainement, car j’ai décidé que ce vélo serait le mien pour ces prochaines saison!

Comment j’ai réparé le cadre de mon Pinarello f4:13

A la fin de la saison passée, après avoir changé le groupe de mon Pinarello f4:13, j’ai constaté une fissure d’environ 1 centimètre dans le tube vertical, sous le collier du dérailleur avant. Depuis, je vous avoue que je n’avais plus vraiment 100% confiance dans ce vélo, en particulier à 70 km/h dans les descentes de cols. J’ai donc décidé de démonter le groupe (et quasiment tout le reste aussi) cet hiver, de me mettre à choisir un nouveau cadre et de faire monter le tout pour avoir un nouveau vélo de route.

Mais ce cadre, je n’avais pas le cœur à m’en débarrasser! Et c’est alors que je tombe sur une discussion d’un forum qui parle de « kit de réparation carbone ». Je me dis alors que je pourrais tenter le coup. Essayer de réparer mon vélo, et m’en faire un vélo d’entrainement. Après tout, je dispose de son ancien groupe (Campagnolo Chorus 10v) et il ne me manque qu’un pédalier. un set de câbles et de gaines, une chaine et le kit de réparation pour le carbone. Une fois tout le matériel commandé puis reçu, je me suis lancé en ce week-end prolongé de Pâques dans une réparation de mon Pinarello!

Mise en garde et décharge de responsabilité

Tous les fabricants de cadres de vélos en carbone vous diront qu’un cadre cassé ou fissuré ne doit plus être utilisé et qu’il ne peut pas être réparé, ceci pour des raisons de sécurité. Si vous décidez de réparer votre cadre, vous le faites sous votre unique responsabilité, et je ne pourrais pas être tenu pour responsable en cas d’accident!

La réparation du cadre

Tout le matériel est fourni dans le kit de réparation carbone (voir en fin d’article pour le détail), et entre autres le papier de verre fourni dans différentes finesses. On y voit également la résine Epoxy ainsi que le durcisseur, la trame de carbone (dans le tube en plastique), les pinceaux et mélangeurs et même les gants:

Kit de réparation carbone

La première étape consiste à réparer le cadre, au niveau du collier de serrage du dérailleur avant. Avant de commencer quoi que ce soit, je nettoie complètement mon cadre, une fois n’est pas coutume dans la baignoire car il neige à gros flocons dehors (!!!):

Man Pinarello dans la baignoire

Mon Pinarello bien propre

On peut désormais clairement voir les dégâts sur la fibre, sous le collier de serrage du côté opposé à la transmission:

Fissure carbone Pinarello

Une fois le cadre propre puis bien séché, l’étape suivante consiste à poncer l’endroit de la réparation. Il faut veiller à bien enlever toute la couche de vernis, et de bien voir apparaitre la trame de la fibre.

Poncage du cadre

On peut bien se rendre compte que l’on commence à poncer la fibre elle-même quand la poussière vire du blanc au gris. De toute manière, et surtout à cet endroit, le tube est largement assez épais pour ne pas prendre de risque à trop entamer la matière. Pour ma section de 10cm de tube à poncer, il m’a bien fallu 30min pour arriver jusqu’à la trame et finaliser l’affaire. Vous pouvez également noter que j’ai délimité la partie supérieure de la partie à poncer avec du ruban adhésif, il s’agit du premier trou pour le porte bidon. En effet, si je vais plus loin que ce repère, je vais condamner la fixation avec de la résine plus tard! Attention! J’ai utilisé du ruban de type « micropore » mais c’est une erreur, car ce dernier va absorber la résine plus tard. Il faut absolument utiliser du ruban « plastique » qui ne s’imbibera pas avec la résine!

Voici ce que donne le résultat du cadre une fois le ponçage terminé. On y voit clairement l’endroit de la fissure au milieu de la partie poncée:

Poncage de mon Pinarello terminé

Ensuite, il faut nettoyer complètement la surface, d’abord avec un chiffon sec, puis avec une des lingettes imbibée d’alcool fournie dans le kit. Pour le mélange de la résine, il est important de bien respecter les proportions entre la résine et le durcisseur. J’ai donc étalonné ma balance de cuisine avec le poids à vide du gobelet:

Mélange de la résine

Je remplis ensuite avec 10 grammes de résine Epoxy:

Mélange de la résine

Puis ajouter 3 grammes de durcisseur:

Mélange de la résine

Il faut alors absolument bien mélanger la résine. J’y ai bien passé 5 minutes afin de m’assurer d’avoir un mélange uniforme. Si une partie, typiquement sur le bord des gobelets n’est pas bien mélangée au durcisseur, elle ne sera pas assez solide ensuite. Appliquer ensuite une fine couche uniformément sur la surface poncée:

1ère couche de résine

Attention lors de l’entreposage à éviter les coulures et la formation de sur-épaisseurs ou de gouttes!

1ère couche de résine

Il faut laisser sécher ensuite entre 2 et 4 heures en fonction de la quantité de durcisseur du mélange et de la température. En gros, il faut que la résine durcisse, mais sans être complètement sèche (elle doit rester collante). Pendant ce temps, j’en ai profité pour nettoyer complètement mon groupe Campa que je monterais sur le vélo. Mais ce groupe, on en parlera plus tard.

J’ai également profité de préparer le feuille de carbone à appliquer pour la réparation. D’abord, j’ai mesuré la circonférence du tube:

Mesure du tube

12.5 cm de circonférence. Comme il faut que la feuille de carbone appliquée sur la réparation fasse deux tours du tube, je dois avoir 25 cm de long pour 10 cm de large:

Découpe de la feuille de carbone

Une fois la feuille de 10×25 cm de carbone découpée et la résine durcie,  j’ai préparé à nouveau la même quantité de résine qu’à l’étape précédente. Ensuite, j’ai appliqué la feuille le plus serré possible pour le premier tour du tube sur la résine appliquée 3 heures plus tôt:

Application de la feuille de carbone

Une fois le premier tour effectué, il faut remettre de la résine sur la couche précédente. Ne pas hésiter à en mettre assez et bien imbiber les fibres, de toute manière, le surplus pourra être essuyé à la fin.

Une fois le « collage » de la feuille de carbone effectué, on peut encore mettre une couche de résine, puis « emballer » le tout dans la bande thermo rétractable, toujours en essayant de bien serrer le tout. J’ai suivi les recommandations du fournisseur du kit en mettant un peut de « scotch » au début et à la fin de la bande pour facilement pouvoir la décoller ensuite.

Afin que la résine pénètre bien dans la fibre, et que le tout soit rigide et solide, il faut appliquer sur la réparation une pression (la plus grande possible). La gaine doit donc être chauffée, ensuite de quoi elle va diminuer de 10% de taille, augmentant la pression appliquée sur la réparation. J’ai utilisé un de ces « sèche-cheveux » industriels, réglé sur 150°C:

Chauffe

Il s’agit alors de bien chauffer toute la surface de la réparation:

Chauffe

J’ai ensuite bien essuyé l’excédent de résine qui « suintait » au fur et à mesure que la pression augmentait. Puis, mon Pinarello a passé la nuit sur la table de la cuisine pour bien sécher (6 heures au minimum selon les instructions).

Séchage

Le lendemain matin, j’enlève la bande plastique. Le résultat sous la feuille me stupéfait: la réparation est parfaite! Seule la jointure de chaque côtés de la réparation est visible. Pour tenter d’améliorer un peu ces jointures, surtout celle du haut, je ponce un peu sur la jointure:

Poncage finish

Puis je passe la jointure au polish pour terminer le tout:

Jointure au polish

Et voilà! La réparation est terminée! Désormais il ne reste plus qu’à remonter le groupe complet sur le vélo!

Le remontage du groupe

Ensuite, une fois le cadre réparé, il s’agit de remonter le vélo. D’abord en y fixant les cuvettes puis le pédalier, et enfin le groupe complet:

Cuvettes de pédalier

PédalierLe remontage du groupe se passe ensuite de manière tout à fait normale. Il ne s’agit pas vraiment du sujet de ce billet, et je ne suis pas non plus le plus grand des spécialistes en mécanique cycliste, mais finalement, après avoir posé les pinces de frein, les manettes, les dérailleurs avant (en prenant bien garde au serrage à l’endroit même de la réparation) et arrière et enfin en refaisant tous les passages de câbles et tous les ajustements et en posant la guidoline, j’avais tout juste terminé le remontage dimanche en fin de journée. Parfait pour le premier essai le lundi de Pâques!

Mon Pinarello une fois réparé

Tout savoir sur le kit de réparation carbone

Pour cette réparation, je me suis procuré un kit de réparation pour le carbone, initialement prévu pour réparer des cannes à pêche (et oui!). C’est un kit qui contient tout ce qu’il faut pour procéder à la réparation présentée dans ce billet. Je l’ai trouvé sur ce site anglais, le kit lui-même est disponible ici. Le kit est vraiment complet et il permet de procéder à plusieurs réparations, car il contient bien assez de carbone et de résine. Il coûte 25 livres, auxquelles il faut ajouter les frais de port.

La procédure à suivre pour la réparation est très bien décrite (en anglais uniquement) dans ce document, ainsi que sur cette vidéo issue du site en question. Après l’avoir testé, je ne saurais que le conseiller, sous réserve de l’avertissement figurant en début d’article!