20km de Lausanne 2013

C’est devenu une habitude en ce début de saison, à l’instar de tout ce printemps: la météo était pourrie en ce samedi 27 avril, jour des 20km de Lausanne. Mais la météo défavorable ne devait me faire perdre de vue mon objectif d’approcher les 1h30 sur ce parcours très vallonné.

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La température aujourd’hui n’était pas non plus digne de la fin du mois d’avril. C’est pourquoi je me rendais sur les lieux de la course qu’en milieu d’après-midi. Un peu plus d’une heure avant le départ des 10km, un peu plus de deux heures avant mon départ. Au moment ou j’arrive, ce sont les écoliers qui en terminent avec leurs 2km.

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Je profite de récupérer mon dossard avant d’aller assister au départ des 10km. A cet instant, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Les conditions sont de fait optimales pour une compétition de course à pied.

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La course

Au moment d’aller me changer, la pluie commence à tomber. Le temps que je sorte des vestiaires, et de grosses gouttes sont déjà en train de tomber. J’emmène donc mon sac vers le stade Samaranch, et y reste à couvert en attendant le départ. A 10 minutes du coup de pistolet, je rejoins mes coéquipiers du Tri Team Lutry dans le bloc 1. La pluie toujours.

Au coup de pistolet, tout le monde s’élance. Il est peu dire que le départ est une délivrance, car il commençait à faire froid dans le bloc de départ. Dans les premiers kilomètres, il est important de ne pas partir en sur-régime, afin de ne pas se griller, comme de trop nombreux coureurs le font.

Jusqu’à la tour Haldimand, le parcours est très plat, et mon allure cible se situe entre 4min et 4min15 au kilomètre. J’arrive à tenir cette allure, mais plus proche des 4min15 tout de même. Afin d’atteindre mon objectif de 1h30, soit une moyenne de 4min30 au km, il faut que je prenne un peu d’avance sur la partie plate. A partir de là, la route s’élève une première fois sur l’avenue du Denantou. A l’entame de la montée, je commence à imaginer que je n’arriverais pas à atteindre mon objectif. J’ai un peu de mal à maintenir l’allure et un point de côté dont je n’arrive pas à me débarrasser.

Pourtant, les parties plates me permettent encore de maintenir l’allure, mais en descendant les Figuiers sur le giratoire de la Maladière, voilà que mon mollet droit commence à me faire souci. Ça tire, c’est contracté et si ça ne fait pas vraiment mal, ça m’inquiète car je me demande si mon mollet va tenir jusqu’au bout. Tant que je monte, il n’y a pas de problème, mais en descente ça se manifeste de nouveau. A ce moment, la bonne nouvelle c’est que mon point de côté a disparu et que je me sens de mieux en mieux dans ma course… A part mon mollet, mais pour l’instant, il tient!

Comme chaque année, le premier passage que je trouve très difficile c’est l’enchainement: Av. de Milan – Fleurettes – Ch. du Mont Tendre et Av. du Belvédaire. Jusqu’au Flon, il faut serrer les dents, mais ça passe en maintenant l’allure prévue. Je suis dans les temps. Au kilomètre 10, je me permet même de passer avec 15 secondes d’avance en 44min45. Deuxième passage compliqué: Rue Pépinet, Rue de Bourg et Pont Bessière et enfilade jusqu’à la place du château. Cette fois-ci, j’ai perdu du temps et je me retrouve environ 45 secondes en retard par rapport à mes temps de passage souhaités. Mais deux choses me laissent penser que « ça va le faire »: premièrement, plus les kilomètres passent, plus je me sens à l’aise, et deuxièmement, mon mollet tire toujours mais tient bon.

Passée la place du château, le plus dur est fait. Malgré ma presque minute de retard, je sais que les kilomètres qui restent vont se courir plus vite que 4min30 au kilomètre, et donc que je vais récupérer bien plus de temps que le retard que j’ai à ce moment. Et même si je ne suis pas très à mon aise en descente, déjà en temps normal, mais en plus aujourd’hui avec mon problème, je cours quand même autour des 4min au km dans la descente. Quelques frayeurs dans les descentes autour de la place de la Riponne, car la pluie qui redouble rend la route bien glissante. Je ne prends pas trop de risques et j’arrive de nouveau au Flon, encouragé par les sirènes des pompiers de Lausanne.

20km_lausanne_2013_04Il ne me reste plus qu’à gérer ma descente: Provence puis la Vallée de la Jeunesse, et je me retrouve à 3km de l’arrivée avec déjà plus d’une minute d’avance sur l’horaire des 1h30. Et je vais vous dire qu’en arrivant à Vidy sous des trombes d’eau, je me dis que le point positif, c’est que ça ne sentira pas les relents de merguez grillée sur le chemin du retour. Voyons le bon côté des choses!

Quand j’entre dans le stade de Coubertin, c’est le déluge. Je passe la ligne d’arrivée en 1h27min et 42 secondes. Mon record sur ce parcours! Objectif atteint!

Après la course

Au vu de la température et de mon T-Shirt (et de tout le reste) qui est complètement détrempé, il s’agit de ne pas perdre de temps. Après avoir récupéré ma médaille et un peu à boire, je me rend le plus vite possible vers mes affaires pour enfiler du sec. Je me change et je vais prendre le bus pour retourner à ma voiture et aller profiter d’une bonne douche.

Le parcours

Le parcours complet est disponible ici.

Le bilan

L’an passé, j’avais vécu une excellente course lors des Traine Savates, puis j’avais fait une performance (mais surtout un ressenti sur la course) en demi-teinte lors des 20km. Cette année, c’est vraiment le contraire: pas en pleine forme et performance en dessous lors de la course de Cheseaux, j’ai réalisé une course presque « prafaite » par rapport à ma condition actuelle à travers Lausanne. Bilan positif donc après les deux premières courses de la saison.

Le matos

J’ai couru ces 20km de Lausanne en short/T-Shirt mais avec des manchettes de vélo Assos sur les bras. J’ai utilisé ma Garmin 910xt pour me chronométrer et mes allures pour passer sous les 1h30 étaient pré-programmées dans la montre (un prochain billet arrivera avec les détails).

J’ai utilisé des manchons de compression « CompressSport » et mes chaussures Asics Piranha SP4.

Les Traîne Savates 2013

Une chose est sûre: ce printemps aura été véritablement pourri jusqu’à ce week-end. Depuis lundi, on annonce une augmentation des températures pour ce samedi. C’est une bonne chose, si on peut éviter de vivre une course comme celle de l’an passé courue par un froid et un vent abominable, ça me va. Cependant, même si le soleil est au rendez-vous et la température acceptable pour sortir en court, les jours précédents on vu d’abondantes pluies tomber sur la région, détrempant le parcours principalement forrestier de cette course. Il fallait donc aborder cette édition comme un véritable cross plutôt que comme une course sur route!

Dossard des traine savtes

Autre problème: lors de mon entrainement de course à pied de mardi, dans des conditions très fraîches, j’ai attrapé un petit refroidissement qui m’accompagne depuis mercredi et ne veut plus me lâcher. Rien de très grave, mais c’est tout de même embêtant.

Point de vue objectif, cette course est toujours un peu particulière car c’est la première vraie référence de la saison. Mes temps ont régulièrement progressé au fil des ans: 58 minutes 24 en 2010, 52 minutes 20 en 2011 et enfin mon record actuel établi l’an passé en 44 minutes 25. L’objectif initial était d’améliorer cette marque, si les conditions du parcours et ma santé me le permettent raisonnablement.

Du côté de l’entraînement, mon volume de course à pied est légèrement inférieur à celui de l’année passée à la même période, mais j’ai effectué un peu plus de qualitatif ces dernières semaines. On peut donc considérer que j’arrive dans une condition proche de celle de la dernière édition en terme de préparation.

L’arrivée sur place

Retrait des dossardsArrivé sur place bien en avance, je récupère d’abord mon dossard. Ensuite, comme il reste presque deux heures avant le départ, je fais un tour des différentes animations dans le centre du village de Cheseaux autour de la course.

L’une d’elles me semble en particulier digne d’intérêt: une entreprise de la commune propose une petite promenade en altitude à bord d’une nacelle d’un camion-grue. Peu d’attente pour se hisser au dessus du village, et je monte donc à bord après avoir enfilé mon harnais de sécurité!

Arrivés à 45 mètres d’altitude, hauteur respectable je vous l’assure, la vue est imprenable sur le village et la forêt qui accueille une partie de cette course. En bas à gauche de cette photo ci-dessous, on peut d’alleurs aperçevoir le camion qui nous maintiens en l’air!

Place

Quelques photos impressionnantes prises du ciel de Cheseaux, qui affiche par ailleurs un soleil radieux, et un léger vent qui s’accentue en altitude:

Cheseaux et une partie du parcours

Le village de Cheseaux

Une fois mes péripéties sur l’engin de chantier terminées, ayant retrouvé quelques membres de mon club de triathlon, je vais déposer mes affaires dans ma voiture et effectue ensuite un (très petit) échauffement. Je me rend compte à ce moment là que la course va être difficile à cause de ma respiration qui n’est pas aussi facile que si j’étais en pleine santé…

La course

Après mon échauffement, vers 15h05, je me rend dans le sas de départ. Le coup de pistolet retentit à 15h15. Comme d’habitude, le premier kilomètre de ce parcours, en faux plat descendant, est couru tambour battant et en sur-régime par la plupart des coureurs. Je passe le premier kilomètre en 3min 49. Mais je me rend bien compte que j’ai un peu plus de mal à respirer que d’habitude. J’ai la gorge sèche et un léger point de côté. Après 4 kilomètre, je suis obligé de faire descendre un peu la fréquence cardiaque. Je profite donc d’une petite desente pour bien tout relâcher et baisser un peu en intensité. Après avoir couru les kilomètres 2, 3 et 4 en 4min 30 en moyenne, je cours les 3 suivants en 5 minutes. Pas seulement à cause du souffle d’ailleurs: non seulement, cette portion du parcours est la plus difficile, et les routes de forêt bien que correctement praticables, elles sont quand même bien détrempées et glissantes.

Je retrouve un peu d’aplomb au passage du panneau des 7 km et je cours les kilomètres 8, 9 et 10 à 4min 30 de moyenne à nouveau. Dans les 500 derniers mètres, je sprint pour en terminer en 46 minutes et 16 secondes. Certes, l’objectif n’est pas atteint mais les conditions ne sont toutefois pas les mêmes. Si le parcours n’a pas été une gêne, ma condition au jour de la course l’était, en plus d’un arrêt de quelques secondes à cause d’un lacet au kilomètre 5.

Le bilan

Au vu des paramètres d’avant course, je ne considère pas cette course comme un véritable succès, mais il ne s’agit pas non plus d’une contre-performance. En l’état, ce temps me permet de conserver un espoir de terminer les 20km de Lausanne sous la barre des 1h30. Reste à effectuer encore quelques sorties longues…

Le matos

Pour cette course, j’ai utilisé des chaussures Asics Piranha SP4 équipées d’un foot pod Garmin, de manchons de compression CompressSport et j’ai suivi ma progression sur ma Garmin 910xt. La température bien plus clémente que lors de l’édition de l’année passée m’a permis de courir en short / t-shirt.

Prochaine course: les 20km de Lausanne le samedi 27 avril.

Essai du Kuota KOM Air 2013

Peu avant midi, après avoir attendu assez longtemps un improbable déchirement de la couverture nuageuse qui plombait le ciel par chez moi, je me rendais vers mon magasin de vélo favori pour essayer un nouveau vélo, dans l’optique de trouver un successeur à mon vénérable vélo de route. Dans la quête de mon nouveau vélo, j’avais déjà essayé le Trek Domane l’année passée, mais ce dernier manquait un peu de nervosité à mon goût.

Kuota KOM Air 2013

Une fois le transfert de pédales effectué, je me lançait sur la route avec ma nouvelle monture. Ma position sur le vélo est plus sportive que sur mon Pinarello: 8 cm de plongée sur le Kuota pour 5.5 sur mon vénérable f4:13, ça change! Autre différence notable, le vélo de test est équipé d’un groupe Dura-Ace Di2 11v. Comme vous le savez, je ne suis pas forcément un grand fan des groupes électriques, mais ceci n’a que peu d’impact sur le ressenti des qualités d’un vélo. Un élément qui en a plus: les roues! Le KOM Air que j’ai essayé était monté avec des Fulcrum Racing Zero, des roues aluminium « passe-partout » très rigides.

Kuota KOM Air 2013Malgré le fort vent qui balayait la région cet après-midi, il m’a tout de même été possible de tester le KOM Air dans différentes situations. Si son poids de 6.4kg dans la configuration que j’ai testé n’était pas forcément un gros atout en descente avec du vent de travers, son poids plume est appréciable en montée! Le KOM Air est un vélo très rigide et nerveux, extrêmement réactif, notamment en relance mais reste toutefois assez confortable, grâce probablement à sa tige de selle de 27mm. Si il sera probablement moins confortable en descente ou lors de sorties de 6 heures qu’un Trek Domane, je le trouve bien plus facile à emmener au train en montée, et bien plus réactif lors d’accélérations. Par contre, ce Kuota pardonnera probablement beaucoup moins un « coup de mou » à celui qui roule dessus.

Kuota KOM Air 2013Possédant désormais un vélo de route « d’entrainement » parfaitement adapté au plat ou au légèrement vallonné avec mon Pinarello f4:13 et un vélo de chrono que j’utiliserais sur toutes les compétitions de triathlon dont le parcours vélo est relativement plat, je souhaite vraiment acquérir un vélo taillé pour la montagne ou en tout cas les sorties plus difficiles. Monté avec mes roues FastForward F2R de montagne, le KOM Air pourrait bien frôler la barre des 6kg. Vous en saurez probablement plus prochainement, car j’ai décidé que ce vélo serait le mien pour ces prochaines saison!

Comment j’ai réparé le cadre de mon Pinarello f4:13

A la fin de la saison passée, après avoir changé le groupe de mon Pinarello f4:13, j’ai constaté une fissure d’environ 1 centimètre dans le tube vertical, sous le collier du dérailleur avant. Depuis, je vous avoue que je n’avais plus vraiment 100% confiance dans ce vélo, en particulier à 70 km/h dans les descentes de cols. J’ai donc décidé de démonter le groupe (et quasiment tout le reste aussi) cet hiver, de me mettre à choisir un nouveau cadre et de faire monter le tout pour avoir un nouveau vélo de route.

Mais ce cadre, je n’avais pas le cœur à m’en débarrasser! Et c’est alors que je tombe sur une discussion d’un forum qui parle de « kit de réparation carbone ». Je me dis alors que je pourrais tenter le coup. Essayer de réparer mon vélo, et m’en faire un vélo d’entrainement. Après tout, je dispose de son ancien groupe (Campagnolo Chorus 10v) et il ne me manque qu’un pédalier. un set de câbles et de gaines, une chaine et le kit de réparation pour le carbone. Une fois tout le matériel commandé puis reçu, je me suis lancé en ce week-end prolongé de Pâques dans une réparation de mon Pinarello!

Mise en garde et décharge de responsabilité

Tous les fabricants de cadres de vélos en carbone vous diront qu’un cadre cassé ou fissuré ne doit plus être utilisé et qu’il ne peut pas être réparé, ceci pour des raisons de sécurité. Si vous décidez de réparer votre cadre, vous le faites sous votre unique responsabilité, et je ne pourrais pas être tenu pour responsable en cas d’accident!

La réparation du cadre

Tout le matériel est fourni dans le kit de réparation carbone (voir en fin d’article pour le détail), et entre autres le papier de verre fourni dans différentes finesses. On y voit également la résine Epoxy ainsi que le durcisseur, la trame de carbone (dans le tube en plastique), les pinceaux et mélangeurs et même les gants:

Kit de réparation carbone

La première étape consiste à réparer le cadre, au niveau du collier de serrage du dérailleur avant. Avant de commencer quoi que ce soit, je nettoie complètement mon cadre, une fois n’est pas coutume dans la baignoire car il neige à gros flocons dehors (!!!):

Man Pinarello dans la baignoire

Mon Pinarello bien propre

On peut désormais clairement voir les dégâts sur la fibre, sous le collier de serrage du côté opposé à la transmission:

Fissure carbone Pinarello

Une fois le cadre propre puis bien séché, l’étape suivante consiste à poncer l’endroit de la réparation. Il faut veiller à bien enlever toute la couche de vernis, et de bien voir apparaitre la trame de la fibre.

Poncage du cadre

On peut bien se rendre compte que l’on commence à poncer la fibre elle-même quand la poussière vire du blanc au gris. De toute manière, et surtout à cet endroit, le tube est largement assez épais pour ne pas prendre de risque à trop entamer la matière. Pour ma section de 10cm de tube à poncer, il m’a bien fallu 30min pour arriver jusqu’à la trame et finaliser l’affaire. Vous pouvez également noter que j’ai délimité la partie supérieure de la partie à poncer avec du ruban adhésif, il s’agit du premier trou pour le porte bidon. En effet, si je vais plus loin que ce repère, je vais condamner la fixation avec de la résine plus tard! Attention! J’ai utilisé du ruban de type « micropore » mais c’est une erreur, car ce dernier va absorber la résine plus tard. Il faut absolument utiliser du ruban « plastique » qui ne s’imbibera pas avec la résine!

Voici ce que donne le résultat du cadre une fois le ponçage terminé. On y voit clairement l’endroit de la fissure au milieu de la partie poncée:

Poncage de mon Pinarello terminé

Ensuite, il faut nettoyer complètement la surface, d’abord avec un chiffon sec, puis avec une des lingettes imbibée d’alcool fournie dans le kit. Pour le mélange de la résine, il est important de bien respecter les proportions entre la résine et le durcisseur. J’ai donc étalonné ma balance de cuisine avec le poids à vide du gobelet:

Mélange de la résine

Je remplis ensuite avec 10 grammes de résine Epoxy:

Mélange de la résine

Puis ajouter 3 grammes de durcisseur:

Mélange de la résine

Il faut alors absolument bien mélanger la résine. J’y ai bien passé 5 minutes afin de m’assurer d’avoir un mélange uniforme. Si une partie, typiquement sur le bord des gobelets n’est pas bien mélangée au durcisseur, elle ne sera pas assez solide ensuite. Appliquer ensuite une fine couche uniformément sur la surface poncée:

1ère couche de résine

Attention lors de l’entreposage à éviter les coulures et la formation de sur-épaisseurs ou de gouttes!

1ère couche de résine

Il faut laisser sécher ensuite entre 2 et 4 heures en fonction de la quantité de durcisseur du mélange et de la température. En gros, il faut que la résine durcisse, mais sans être complètement sèche (elle doit rester collante). Pendant ce temps, j’en ai profité pour nettoyer complètement mon groupe Campa que je monterais sur le vélo. Mais ce groupe, on en parlera plus tard.

J’ai également profité de préparer le feuille de carbone à appliquer pour la réparation. D’abord, j’ai mesuré la circonférence du tube:

Mesure du tube

12.5 cm de circonférence. Comme il faut que la feuille de carbone appliquée sur la réparation fasse deux tours du tube, je dois avoir 25 cm de long pour 10 cm de large:

Découpe de la feuille de carbone

Une fois la feuille de 10×25 cm de carbone découpée et la résine durcie,  j’ai préparé à nouveau la même quantité de résine qu’à l’étape précédente. Ensuite, j’ai appliqué la feuille le plus serré possible pour le premier tour du tube sur la résine appliquée 3 heures plus tôt:

Application de la feuille de carbone

Une fois le premier tour effectué, il faut remettre de la résine sur la couche précédente. Ne pas hésiter à en mettre assez et bien imbiber les fibres, de toute manière, le surplus pourra être essuyé à la fin.

Une fois le « collage » de la feuille de carbone effectué, on peut encore mettre une couche de résine, puis « emballer » le tout dans la bande thermo rétractable, toujours en essayant de bien serrer le tout. J’ai suivi les recommandations du fournisseur du kit en mettant un peut de « scotch » au début et à la fin de la bande pour facilement pouvoir la décoller ensuite.

Afin que la résine pénètre bien dans la fibre, et que le tout soit rigide et solide, il faut appliquer sur la réparation une pression (la plus grande possible). La gaine doit donc être chauffée, ensuite de quoi elle va diminuer de 10% de taille, augmentant la pression appliquée sur la réparation. J’ai utilisé un de ces « sèche-cheveux » industriels, réglé sur 150°C:

Chauffe

Il s’agit alors de bien chauffer toute la surface de la réparation:

Chauffe

J’ai ensuite bien essuyé l’excédent de résine qui « suintait » au fur et à mesure que la pression augmentait. Puis, mon Pinarello a passé la nuit sur la table de la cuisine pour bien sécher (6 heures au minimum selon les instructions).

Séchage

Le lendemain matin, j’enlève la bande plastique. Le résultat sous la feuille me stupéfait: la réparation est parfaite! Seule la jointure de chaque côtés de la réparation est visible. Pour tenter d’améliorer un peu ces jointures, surtout celle du haut, je ponce un peu sur la jointure:

Poncage finish

Puis je passe la jointure au polish pour terminer le tout:

Jointure au polish

Et voilà! La réparation est terminée! Désormais il ne reste plus qu’à remonter le groupe complet sur le vélo!

Le remontage du groupe

Ensuite, une fois le cadre réparé, il s’agit de remonter le vélo. D’abord en y fixant les cuvettes puis le pédalier, et enfin le groupe complet:

Cuvettes de pédalier

PédalierLe remontage du groupe se passe ensuite de manière tout à fait normale. Il ne s’agit pas vraiment du sujet de ce billet, et je ne suis pas non plus le plus grand des spécialistes en mécanique cycliste, mais finalement, après avoir posé les pinces de frein, les manettes, les dérailleurs avant (en prenant bien garde au serrage à l’endroit même de la réparation) et arrière et enfin en refaisant tous les passages de câbles et tous les ajustements et en posant la guidoline, j’avais tout juste terminé le remontage dimanche en fin de journée. Parfait pour le premier essai le lundi de Pâques!

Mon Pinarello une fois réparé

Tout savoir sur le kit de réparation carbone

Pour cette réparation, je me suis procuré un kit de réparation pour le carbone, initialement prévu pour réparer des cannes à pêche (et oui!). C’est un kit qui contient tout ce qu’il faut pour procéder à la réparation présentée dans ce billet. Je l’ai trouvé sur ce site anglais, le kit lui-même est disponible ici. Le kit est vraiment complet et il permet de procéder à plusieurs réparations, car il contient bien assez de carbone et de résine. Il coûte 25 livres, auxquelles il faut ajouter les frais de port.

La procédure à suivre pour la réparation est très bien décrite (en anglais uniquement) dans ce document, ainsi que sur cette vidéo issue du site en question. Après l’avoir testé, je ne saurais que le conseiller, sous réserve de l’avertissement figurant en début d’article!

Revue du mois de mars

Petit récapitulatif du mois écoulé, aussi bien sur le site que dans le monde du triathlon en général, et même plus…

La photo du mois

Greg et Viktor Röthlin

Quand je prend la pause dans un hôtel andalou avec Viktor Röthlin, champion d’Europe en titre sur marathon! Quel honneur.

Sur le site et sur les réseaux sociaux

Un reportage très rigolo (mais un peu triste en même temps) sur les pires pistes cyclables de France! (via Vélo de course pour le plaisir)

Ce mois, voici la liste des billets publiés sur le site:

Les news dans le milieu du triathlon, du matériel et même un peu plus:

La saison de triathlon a repris, et le calendrier a comme chaque année été légèrement modifié. Apparait en 2013 un nouveau 70.3 sur le circuit Européen: le 70.3 Luxembourg.

Lors de l’Ironman de Melbourne, tout ne c’est pas passé comme prévu pour Caroline Steffen, mais elle termine tout de même sur le podium:

Et au carnet rose, toutes mes félicitations à Nicola Spirig et Reto Hug pour la venue au monde de Yannis.

Mises à jour de firmwares, d’applications mobiles et de logiciels

La plus importante mise à jour de ce mois semble avoir été faite en catimini. Quoi qu’il en soit, le bug de l’altitude semble être entièrement corrigé sur la plate-forme Polar Personal Trainer. C’est plutôt une bonne nouvelle. Une nouvelle version de Polar WebSync est également sortie ce mois (2.8.1). Par contre, d’après le site web, elle n’est pas marquée comme compatible avec Windows 8.

Garmin de son côté a publié une mise à jour de son Garmin ANT Agent pour PC, ainsi que son Connect Mobile pour Android. Toutes les deux sont des mises à jour de maintenance.

A venir

Malgré des ambitions élevées lors de ma semaine en camp d’entrainement, tous les billets prévus n’ont pas été publiés. Cependant, certains ont quand même bien avancé, et ce mois je devrais être en mesure de publier:

  • Le test de fond en comble du compteur vélo Edge 510 de Garmin.
  • Un test de mon nouveau capteur de puissance Cycleops PowerTap G3
  • Un billet sur la nouvelle vie, et notamment la réparation du cadre, de mon Pinarello f4:13!