Un week-end à Briançon, édition 2019

promotion nakan.ch est aussi sur Instagram! En plus des tests publiés sur ce site, retrouve tous les jours des images de tests, de nouvelles fonctions ou du backstage du site sur le compte Instagram!

Ce n’était probablement pas le meilleur week-end pour aller se balader dans les Alpes du côté de Briançon… Mais quand les dates sont réservées, difficile de replanifier à la dernière minute. Donc avec quelques amis du club, nous traversions le tunnel du Fréjus pour arriver dans la seconde plus haute ville d’Europe, prêts à en découdre d’une part avec les cols alentours, mais surtout avec la météo.

Le samedi: l’Izoard

Au vu des prévisions météo qui semblent se dégrader au fil de la journée de samedi, nous décidons de partir assez tôt pour profiter de la matinée. Le temps devrait rester sec jusqu’en début d’après-midi. On décide de longer la vallée jusqu’à Guillestre, puis d’attaquer un monument du Tour de France: le col de l’Izoard. On m’a toujours dit de l’attaquer par le flanc sud, pour traverser en montée la Casse Déserte. L’approche dans la vallée se passe sous un soleil radieux et une météo prometteuse. Lorsque nous entrons dans Guillestre et que nous rechargeons les bidons, rien de laisse présager une virevolte météo.

 

Les kilomètres qui suivent le long du Guil, descendus par quelques rafteurs, sont faciles. Les pourcentages sont faibles et les paysages somptueux. Ce n’est que lorsqu’on prend la pré-sélection à gauche et que l’on attaque la route qui rejoint Arveiux que la montée commence véritablement… Et que le ciel s’assombrit. Des nuages noirs débordent dans la vallée. Nous continuons la montée, tout en nous rendant à l’évidence: la météo tourne très très rapidement. Les bourrasques de vent qui forcissent annoncent très clairement l’arrivée d’un orage. Heureusement, c’est alors que nous arrivons à Arvieux que des trombes d’eau commencent à tomber. Nous trouvons refuge d’abord sous un couvert sur le bord de la route, puis dans un café puisque la pluie redouble.

Smoothies et expressos, et analyse détaillées des animations radar météo, nous reprenons la route lors d’une accalmie environ 40 minutes plus tard. L’accalmie en question ne dure pas et ne nous permet que de rallier le village suivant, Brunissard, où nous trouvons refuge là encore dans un petit bistrot. Il semble que les différentes cellules orageuses devraient avoir passé environ 2h plus tard. Il y a donc du temps à tuer. Nous sommes quatre et Christian décide ainsi d’initier nos deux autres compères du jeu du chibre (ou Jass), jeu de cartes bien de chez nous. On dégotte un jeu de belote qui fera parfaitement l’affaire même si il manque les 6… Le temps passe, les plis se gagnent et se perdent au rythme des gouttes de pluie. Les tasses de café se vident… Enfin, la trouée météo tant attendue arrive, la pluie cesse, il est enfin temps de repartir.

De là, plus le choix, il faut arriver au sommet puis basculer sur Briançon sans autres possibilités de s’abriter. La route est détrempée mais il ne pleut quasiment plus. Nous passons par les lacets dans la forêt avant d’arriver dans cette fameuse Casse Déserte. Paysages uniques, renforcés par la brume qui se forme et les couleurs de la roche qui ressortent mieux lorsqu’elles sont arrosées d’eau de pluie. Oui le col est pentu mais rien d’insurmontable. Et enfin, nous arrivons au sommet.

Photo souvenir avec les copains, enfilage de coupe-vent et c’est parti pour une descente périlleuse sur une route détrempée. Je ne prend aucun risque avec mes roues carbone et la route mouillée. Et le froid dès que nous prenons de la vitesse. Heureusement, plus nous descendons, plus l’air se réchauffe. Il ne pleut plus mais avec la route mouillée et la vitesse, on finit de toute manière trempés. Heureusement, notre hôtel se trouve au pied de la descente, donc quasiment aucun coup de pédale n’est nécessaire depuis le sommet jusqu’à l’arrivée !

Ce samedi se termine donc avec un col de l’Izoard accompli entre les orages en 3 parties, pour environ 85km et 1650m de D+. Et nous sommes juste à l’heure pour voir l’arrivée de l’étape rognée du Tour à Val Thorens.

Le dimanche: Lautaret – Galibier – Granon

Les prévisions météo de cette deuxième journée sont à l’inverse de la première. Le matin, inutile de prévoir un départ trop tôt car il va pleuvoir jusqu’en fin de matinée. Par contre ensuite, le ciel devrait se découvrir et laisser place à un joli soleil. Du coup, on ne se presse pas le matin, élaborant le parcours du jour. Au programme, nous décidons de partir en direction du col du Lautaret, pour ensuite se frotter au Galibier. Certains d’entre nous (dont moi) avions déjà atteint le sommet il y a quelques années par l’autre versant. Ensuite, en redescendant par la même route, nous ferons un petit détour par le col du Granon. Voilà pour le programme…

On surveille la météo, puis lorsque les nuages s’ouvrent dans la vallée et que le bleu du ciel devient visible ici et là, nous partons. Il est 11h. La longue départementale qui mène vers le col du Lautaret n’a rien de très sexy. La pente n’a rien d’affolant, il s’agit là du col de plus de 2000m le plus facile que j’aie réalisé. Le ciel reste assez chargé, mais nous sommes au sec. Le vent qui descend dans la vallée est fort, et évidemment, nous l’avons en pleine face. La départementale est très fréquentée. Au cours de notre progression, plus nous avançons, plus le ciel devient gris. Un épais brouillard semble envelopper toute la partie au-dessus du passage du col.

Lorsque nous arrivons au col du Lautaret, qui ne devait être que le passage obligé pour attaquer le Galibier, il pleut un peu. Et en regardant les lacets qui grimpent au Galibier se perdre dans le brouillard, on commence à sérieusement hésiter… La décision se fera en voyant un cycliste en redescendre, trempé et visiblement bien frigorifié par sa descente. Pour préserver notre santé, nous renonçons.

Retour en arrière donc. Jusqu’à Chantemerle, pas un coup de pédale. Ça descend et on a le vent dans le dos. On se ravitaille puis on prend la route qui mène à Saint Chaffray, pied du col du Granon. On démarre l’ascension et on est tout de suite dans le truc. Ça monte fort, très fort. Le 10% est la norme tout au long des 13km de montée. Quand ce n’est pas plus. Ajoutez du vent de face et toutes les conditions sont réunies pour faire très mal. Heureusement qu’ici il ne pleut pas.

Le week-end précédent notre virée à Briançon, j’ai effectué une montée du Mont Tendre pas loin de chez moi et je me suis rendu compte qu’il me faudrait une cassette plus polyvalente que ma 11-25. De plus, par sécurité j’ai également remplacé mon double 36-52 par un 34-50. Quel bon choix d’avoir opté pour une cassette 12-29 à l’arrière. Je m’en félicite d’autant plus que je vois Christian, habituellement bien meilleur que moi en montagne, se dodeliner joyeusement sur la route à une cadence de pédalage frôlant les 40 tours/minute. Lui est resté en 12-25. Il n’a que quelques dizaines de mètres d’avance sur moi…

Heureusement, les derniers kilomètres voient le dos nous être favorable, Christian reprend une avance un peu plus légitime et je suis bien content d’en terminer. Clairement l’ascension la plus difficile du week-end!

Je suis assez content de ma prestation dans cette montée, loin encore du niveau que je vise pour les prochaines échéances de la saison et surtout pour l’année sportive 2020 qui se précise, mais les progrès depuis ma reprise en début d’année sont visibles.

Descente et retour à Briançon, pour une douche bien méritée avant de charger tout le matos dans le coffre de la voiture. Et environ 4h de route plus tard, nous revoilà à la maison, à planifier la suite de la saison !

5 commentaires pour “Un week-end à Briançon, édition 2019

  1. Bravo pour cette belle sortie.
    Je fais chaque année le Granon en VTT ou course à pied et je sais la difficulté de ce col méconnu. (surtout quand le vent souffle du Lautaret)
    J’attends toujours que le Tour de France s’y arrête un jour (mais difficile à organiser).
    Amitiés sportives

    1. Salut!

      En effet, le Tour n’est passé qu’une seule fois par le Granon, en 1986. C’est vrai que la seule solution est une arrivée au sommet car pas de bascule possible, et la place en haut est limitée… Mais je confirme, col difficile mais vue imprenable sur la vallée pendant la montée.

      Sportivement !

  2. Beau reportage sur ce magnifique petit coin des Alpes, et chapeau pour la montée du Granon, qui ne s’offre pas facilement à n’importe quel cycliste.
    Sportivement.

  3. Dommage pour le temps car la région est vraiment superbe.
    Il va falloir y retourner car ce n’est pas les cols qui manquent par là-bas !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.