Newsletter subscribe

Compte rendu

Ironman 70.3 Rapperswil 2011

Publié 6 juin 2011 à 22 h 32 min   /   par   /   commentaires (8)

Vendredi, venant tout juste d’arriver à Rapperswil, je suis allé chercher mon dossard. Lors de mes triathlons précédents, ou du marathon de Lausanne l’année passée, c’est à partir de ce moment que la pression commencait à monter. Mais curieusement, cette fois, ce ne fut pas le cas.

Les jours avant la course

Vendredi donc, je vais chercher mon dossard avant de rentrer à mon hôtel pour aller manger, puis monter dans ma chambre pour remettre mon vélo en état après la mise en pièces nécessaire pour son transport en train.

Samedi matin, debout assez tôt pour aller déjeûner puis faire quelques pas dans la ville, et en profiter pour repérer une partie du parcours de course à pied, dont les fammeux escaliers, qu’il faudra monter deux fois pour boucler le semi-marathon qui concluera ce triathlon.

Un peu avant midi, je retourne vers le départ de la course pour manger une assiette de pâtes et repérer le parcours de natation. Passage à l’hôtel pour récupérer mon dossard avant de me rendre au briefing avant la course. A ce moment, je rencontre les gens du Tri Team Lutry. J’avais établi un premier contact pour aller m’entraîner avec eux plus tard en juin et du coup je fais connaissance avec certains de leurs membres. Tous sont très sympas et c’est avec eux que je vais passer une bonne partie de la suite du week-end, à commencer par le briefing d’avant course, auquel nous nous rendons tout de suite après.

Après le briefing, durant lequel je n’ai finalement pas appris grand chose, nous retournons à l’hôtel récupérer casques et vélos pour les enregistrer dans la zone de transition. Ensuite, c’est direction la patinoire pour la « Welcome Party », soirée pâtes bolognaise et show à l’américaine lors de la présentation des championnats du monde Ironman 70.3 à Las Vegas.

Pour changer, ce sont des pâtes qui sont au menu, ensuite nous passons un moment au bord du lac, près du départ natation, avant de nous rentrer, évitant de peu le déluge.

De retour dans ma chambre, je prépare toutes les affaires pour le lendemain matin, chaussures de vélo, de course à pied, chaussettes, combi de natation, dossard, je vérifie et re-vérifie que je n’ai rien oublié et je m’endors.

Le matin de la course

Levé vers 6h30 pour aller déjeûner à 7h. Après le petit déj, je remonte dans ma chambre et me recouvre de la tête aux pieds de crème solaire. Ensuite, j’enfile mon trifonction, embarque mon sac et me rend dans la zone de transition.

J’arrive sur place vers 8h20. J’enlève la couverture en plastique que j’a utilisé pour recouvrir mon vélo lors de sa mise en place le samedi, avec raison car mon vélo a été correctement protégé de l’averse. Je vérifie la pression des boyaux de mes deux roues et dispose mes affaire le mieux possible malgré la place restreinte. Une fois ma zone de transition installée, j’embarque mon bonnet, ma combinaison et mes lunettes, et je me rend vers la zone de départ. Il est 9h00, mon départ est fixé à 9h20.

Après avoir enfilé ma combinaison, je me met à l’eau, malgré l’annonce d’une eau à 18°C, j’ai du mal à me mettre à nager pour m’échauffer au début, mais après quelques mouvements, ça va mieux. Je m’aligne au départ attend les 5 dernières minutes avant mon départ, prêt à en découdre.

La natation

Le coup de pistolet. Les bras se mettent à tourner et tout le monde file dans le même direction. Nous ne somme pas trop dans notre catégorie et le départ est donc assez calme. Je nage à un bon rythme sans toutefois me tuer à la tâche. Habituellement, j’ai de la peine à nager dans la bonne direction, mais cette fois, tout va très bien et je tiens bien la corde. Au demi tour, je prend le virage en passant très près de la bouée sans pour autant que ce ne soit une grosse bataille.

Le retour est un tout petit peu plus difficile au niveau navigation car on prend comme cap directement l’entrée du petit port pour aller le plus possible en ligne droite vers la sortie de l’eau, et il faut bien sortir la tête de l’eau pour voir où on va.

Au final, j’entre dans le petit port, l’eau devient très sale et on se réjouis d’en sortir. Je me hisse enfin hors de l’eau et jette un oeil sur ma montre: moins de 37 minutes. Objectif natation 40 minutes atteint!

Transition 1: de la natation au vélo

Je sors de l’eau et cours en direction de ma place dans la zone de change. Arrivé devant mon vélo, je me suis déjà presque entièrement débarrassé de ma combinaison. J’enfile mes chaussettes et mes chaussures de vélo, les lunettes et le casque sur la tête et je pars en courant à côté de ma monture. Sorti de la zone de change, j’enfourche l’engin. Transition 1: 4min 14.

Le vélo

Je sais que le parcours vélo n’est pas plat même si il m’a été décrit comme assez roulant. Constitué de deux tours de 45 km, il sera une découverte car je ne le connais pas du tout.

Le départ est idéal, avec un léger vent dans le dos et du plat sur plusieurs kilomètres. Arrivé à la première difficulté nommée « Witches hill« , je comprends tout de suite que c’est plus que des petites grimpettes dont on me parlait. Après avoir baissé mes rapports jusqu’au dernier et pédaler dur pour monter à 9km/h, je regarde mon altimètre: pente de 16% ! Celle-ci diminue toutefois après quelques centaines de mètres seulement et je relance correctement en haut de la difficulté, mais c’est pour enchaîner quasi tout de suite avec la seconde montée.

Quand on arrive à la bifurcation et que dans le virage on tombe nez à nez avec un gros panneau marqué « The Beast« , on attaque pas le truc en force, mais on se dit qu’on va y aller souple au premier passage, « pour voir ». Et rapidement, on voit! Et je me retrouve de nouveau dans des pourcentages dignes du Tour d’Italie. Je reparlerais sur ce blog de mes entraînements vélo, je suis à ce moment très content d’avoir pratiqué dans des pentes importantes aussi. Après cette montée qui continue sur plusieurs kilomètres, entrecoupée toutefois de quelques passages à plat, on entame la descente.

Malgré plusieurs virages serrés et dangereux et de quelques remontées ne représentant pas de grosses difficultés, la descente est quand même assez roulante. Le retour vers mon point de départ s’effectue avec un léger vent de face mais en appuyant un tout petit peu, je maintiens une moyenne aux alentours de 30 km/h, juste ce qu’il faut pour mon objectif vélo de 3 heures.

Le deuxième tour est effectué quasiment au même rythme (1 minute 40 de plus que le premier) pour boucler le parcours, annoncé à 90.1km (mesuré par mon GPS à 85.5km) en 2h52.

Transition 2: du vélo à la course à pied

De retour à ma place, j’enlève mes chaussures de vélo, mon casque, je met une casquette, j’enfile mes chaussures et je me lance en direction de la sortie de la zone de transition.

La course à pied

Commence alors le semi-marathon, épreuve finale de ce triathlon. Je cours le premier puis le deuxième kilomètre en 5min15. Je me suis fixé comme objectif de terminer ce semi en moins de deux heures, soit environ 5min 30 au kilomètres. Je suis éprouvé mais je tiens le rythme, les 5 premiers kilomètres tout du moins.

Tout devient terriblement plus difficile dès le 5ème kilomètre. La fatigue est bien là et le rythme baisse. Arrivé au centre de Rapperswil, il faut monter les escaliers. Je monte en marchant, tranquillement, et je me remet à courir en haut. Premier passage au fond de la ville et je récupère un bracelet rouge.

Le premier tour de 10.5 km est finalement bouclé en 1h01, je suis déjà en retard sur mon objectif, et je ne vais pas être capable d’accélérer sur le deuxième tour. Je m’attend au pire, mais refuse de me mettre à marcher. Au deuxième tour, Alex du Tri Team Lutry me dépasse et m’encourage au passage. J’essaie de me mettre à son rythme mais j’oublie après 4 mètres…

Oubliés tous les objectifs temps, la seule chose qui compte maintenant, c’est de courir jusqu’au bout. Je jette mes dernières forces dans la bataille. Après le deuxième passage des escaliers, je m’arrache pour me remettre à courir, puis je passe devant les volontaires qui me remettent le bracelet jaune qui signifie que je suis passé une deuxième fois au fond de la ville. Plus que trois kilomètres. Ultime ravitaillement. Plus que deux kilomètres. Plus qu’un.

Je prend la direction de la ligne d’arrivée. Enfin. Je passe sous l’arche et j’arrête mon chrono. Je ne sais pas comment j’ai fait, mais j’ai quasiment réussi à maintenir le rythme sur le deuxième tour de course, bouclé en 1h03.

Je réalise: je viens de terminer mon plus gros objectif de la saison en 5h39. Même si je visait 5h30 avant le départ, je n’ai aucun regret: j’ai vraiment mis toutes mes forces dans la bataille.

Commentaires (8)

laisser un commentaire

Commentaire
Nom E-Mail Site internet

  • 10 juin 2011 à 12 h 00 min patrice

    Hello Grégory,

    Félicitations pour l’Iron Man, très impressionant à lire.
    bonne continuation, et super blog au fait
    a+
    Patrice

    Répondre
    • 24 juin 2011 à 13 h 33 min nakan

      Salut Patrice,

      Merci pour le message et désolé de ne le publier que si tard!

      A bientôt.

      Greg

      Répondre
  • 13 juillet 2011 à 15 h 10 min Vincent

    Salut Greg,

    Super ton site, et félicitations pour ton semi.
    Mon entraînement est très similaire au tien et dans les mêmes cols.
    Apres 3 ans que je fais des Classics, je projète de faire mon premier Medium Distance à Locarno en septembre.
    J’aurai voulu savoir, lors de ton semi ironman, comment tu procèdes niveau diététique ? liquide en vélo, gel, power bar etc. afin de ne pas trop manquer en CàP.

    Salutations

    Vincent

    Répondre
    • 13 juillet 2011 à 20 h 42 min nakan

      Salut Vincent,

      Au niveau diététique, voici comment j’ai procédé:

      – Comme d’habitude avant une compétition en endurance, faire le plein de glycogène dans les 3 jours qui précèdent la course, principalement avec des pâtes.
      – Le matin de la course au petit déj, mélanger sucres lents (pain complet) et sucres rapides (miel, confiture).
      – Durant la course: l’essentiel est de bien s’hydrater, eau avant le départ et après la natation, eau et iso pendant tout le vélo et à chaque ravitaillement en càp.
      – Au niveau solide, pendant le vélo j’ai mangé une barre de céréales Isostar à 35 km, et une à environ 75km. Ensute, en càp, un gel PowerBar à 7km puis à 14km environ. J’ai aussi alterné un ravitallement sur deux avec de l’eau, un sur deux avec de l’iso.

      Ceci a bien marché pour moi, mais la règle la plus importante, c’est de ne JAMAIS faire en course quelque chose dont on est pas sûr, et pour s’en assurer, pas de miracles, il faut TESTER à l’entraînement. Je ne compte plus le nombre de séances vélo passées à manger des barres de tous les types pour trouver celles qui me conviennent, des fruits, pareil avec les gels en càp et pour les boissons.

      En tous les cas, je te souhaite plein succès dans ton entraînement et pour ta course à Locarno.

      Greg

      Répondre
  • 13 juillet 2011 à 22 h 01 min Vincent

    D’accord, c’est bien ce que je pensais!
    A part le gel en càp, j’ai jamais essayé, mais pour des distances en dessus de 10km je pense que c’est nécessaire.
    Merci bcp pour tes conseils.
    J’ai vu sur datasport, on sera dans la même catégorie à Nyon pour le classic. (kuenzi vincent)
    On se croisera peut-être là bas!

    Répondre
  • 30 août 2013 à 18 h 04 min Greg

    Super blog! Merci.

    Je suis inscrit à Rapperswil pour juin 2014 et étant donné qu’il semble y avoir quelques ascensions et des descentes « dangereuses » sur la partie vélo, je me demandais si l’ajout d’un prolongateur sur mon vélo de route était indispensable? Est ce que j’y gagnerai vraiment? T’es-tu beaucoup servi du tien sur ce parcours?

    Merci.

    Greg

    Répondre
    • 31 août 2013 à 14 h 00 min nakan

      Hello,

      Oui, il y a clairement un avantage à mettre des prolongateurs sur un vélo classique pour le parcours de Rapperswil. Ils seront une aide précieuse dans les parties roulantes et ne pénaliseront en rien la conduite dans les partie sinueuses!

      Très bon entrainement et bonne continuation.

      Sportivement.

      Répondre
Close