Fast Forward F2R

Hier, j’ai profité d’une sortie club dans les Alpes pour tester ma nouvelle acquisition en matière de roues: les Fast Forward F2R. Ces roues de la marque hollandaise, extrêmement légères (la paire est annoncée à 1’100g, ce qui en fait l’une des plus légère du marché) sont clairement prévues pour une utilisation dans les côtes. C’est d’ailleurs bien pour une utilisation en montagne que j’ai fait l’acquisition de ces roues.

Cette paire de roues est disponible uniquement en boyaux, avec trois types de moyeux différents à choix: les moyeux Fast Forward standards ou avec roulements céramiques, des DT Swiss 240 ou des DT Swiss 180 avec roulements céramiques. La différence entre ces différents moyeux est principalement la qualité des roulements, le poids ne variant que de 50 grammes entre tous ces modèles. Toutes les versions sont montées avec des rayons DT Aerolight profilés. J’ai choisi une paire équipée de moyeux DT Swiss 240.

Les roues sont livrées dans une housse qui peut accueillir les deux roues, des patins de freins estampillés Fast Forward qui sont en fait des SwissStop Yellow King, et  avec des serrages rapides de bonne qualité (j’utilise des serrages Fast Forward sur toutes mes roues depuis plusieurs mois).

Première chose à faire après la réception des roues: y coller des boyaux. J’ai choisi d’y mettre des boyaux Vittoria Corsa Evo CX 2 de 21″, légèrement plus légers que les Continental que j’utilise habituellement. Après une première couche de colle et un séchage de 24 heures, j’ai collé les boyaux relativement facilement sur les jantes. 24 heures de séchage à 10 bars plus tard, mes roues étaient prêtes!

Lors des premiers mètres, on sent tout de suite que l’on roule sur des roues extrêmement légères. Par contre, une fois en vitesse de croisière sur du plat, on sent rapidement l’une des limites de ces roues, et on pouvait clairement s’y attendre, ce ne sont pas les meilleurs pour rouler au train.

Par contre, une fois arrivés dans les pentes, la légèreté des roues associée au confort des boyaux donnent une impressionnante dynamique. On dit que le matériel ne fait pas le cycliste, mais ces roues l’aident indéniablement! Le gain de presque 400g par rapport à mes Fulcrum Racing 1 que j’utilisais jusqu’alors en montage se ressent très clairement.

Avant d’en faire l’acquisition, j’ai lu quelques comparatifs et tests de ces roues, et l’un des reproches que j’ai pu lire est le manque de rigidité lors des relances. De mon côté, j’ai eu beau relancer très fort, je n’ai pas ressenti de manque de rigidité. Cela doit vouloir dire que je ne développe pas assez de watts pour constater ce problème!

Une fois au sommet du col, reste un défi de taille pour une paire de roues de montagne: la descente. Descendant en général assez fort, l’une des appréhensions que j’avais de quitter mes jantes en aluminium était la qualité de freinage qui n’est en général pas le point fort des jantes en carbone. Je commence donc par freiner assez tôt au premier virage, mais la qualité de freinage est vraiment là. Il est vrai que les conditions lors de cet essai étaient optimales (conditions sèches, route parfaite) mais le freinage est assez incroyable pour des roues carbone. Rien à redire sur la tenue de route, entre les boyaux Vittoria (voir plus bas) et les roues elles-mêmes. Pour preuve de la rapidité dans laquelle j’ai pris confiance sur ces roues, j’ai battu le record de ma saison en vitesse de pointe à 80.6 km/h!

A noter que Fast Forward destine ces roues aux cyclistes de moins de 80kg, non pas à cause de la solidité, mais à cause de la faible dissipation de chaleur lors du freinage en descente. J’ai effectivement constaté que lors de descentes sollicitant beaucoup les freins les jantes chauffent beaucoup avec une faible surface pour la dissipation.

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai installé sur ma paire de roues des boyaux Vittoria Corsa Evo CX II de 21mm. Habitué aux boyaux Continental GP 4000, j’ai décidé de monter les boyaux italiens pour gagner encore quelques grammes en périphérie. Ces boyaux sont légèrement plus fins que mes Contis (22mm) et surtout un peu plus souples, d’où un meilleur confort. Il est également possible de les gonfler plus fort (12 bars, contre 10 pour les GP 4000). Leur montage pour le collage n’a pas été trop difficile.

Conclusion

Sur le marché des roues carbone à profil bas, les F2R sont clairement parmi les moins chères sans pour autant faire de sacrifice au niveau du poids. En effet, elles sont n’ont rien à envier aux meilleures à ce niveau. Montées sur des moyeux DT Swiss, on sait que l’on aura des roulements efficaces pour une bonne durabilité. Les meilleurs cyclistes leur trouveront un manque de rigidité par rapport à des Reynolds 32 ou des Fulcrum XLR, mais en ce qui me concerne je n’ai pas décelé de tel problèmes.

Au niveau du freinage dans des conditions sèches, ces roues sont surprenantes avec un freinage efficace et précis, en utilisant les patins SwissStop Yellow King livrés en standard. Elles sont agréables en descente et souffrent un peu quand les kilomètres sur le plat s’allongent, mais cela, on pouvait clairement s’y attendre!

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