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Compte rendu

Triathlon de Nyon 2015

Publié 10 août 2015 à 21 h 22 min   /   par   /   commentaires (4)

Enfin de retour sur une compétition suite à ma chute à vélo le 13 juin et quelques côtes cassées! C’est à Nyon, pour ce triathlon auquel je participe lors de chacune de mes saisons depuis 2010, que je me rend ce matin.

Au cours de cet été caniculaire, il aura fallu que cette course se déroule lors d’un de ces si rares jours de pluie… En général, courir un triathlon sous la pluie ne me dérange pas trop, mais je préfère rouler le parcours vélo  du triathlon de Nyon sur des routes sèches, car il peut se révéler très piégeux sous l’eau. Ce ne sont pas les 40 malheureux qui sont partis au tapis lors du short du matin qui diront le contraire. En plus, je n’ai pas de vélo de route, mon cadre s’étant cassé en même temps que mes côtes je n’ai que mon vélo de chrono. Et ce n’est pas sur ce dernier que je suis le plus à l’aise sous la pluie, la priorité devient donc d’éviter une nouvelle chute: j’ai eu ma dose pour la saison!

tri_nyon_2015

La natation

On s’y attendait, et le lac affichait bien plus ce matin que les 22°C réglementaires pour pouvoir sortir la combinaison néoprène du dressing. Elle va donc y rester, et la natation se fera sans. Sous la pluie, ça fait un peu bizarre. Je nage quelques centaines de mètres dans la piscine en échauffement, puis me rend vers le départ quelques minutes seulement avant 13h00, l’heure du départ de ma catégorie.

Ma principale préoccupation lors de ce parcours de natation est d’aller le plus droit possible. Je me force donc de vérifier et régler mon cap régulièrement afin d’éviter ce qui est devenu chez moi une sale habitude: parcourir des mètres supplémentaire par faute de mauvaise navigation. La longue diagonale vers la première bouée ne pouvait pas être nagée plus droite à mon avis, et le virage à la bouée se passe bien: il faut dire que dans ma catégorie, nous n’étions pas tant que cela, la natation est donc plutôt calme.

Je vise ensuite correctement les bouées du large, mais lors du retour vers la plage pour la fin de la première boucle, une petite erreur de cap en ayant visé la mauvaise bouée m’oblige à corriger un peu avant la sortie à l’australienne: les premiers mètres inutiles de ce parcours. Sortie de l’eau et je plonge pour le deuxième tour: un parcours identique mais de l’autre côté de la plage. Dans ce sens, au vu de la direction des vagues, la direction est plus difficile à maintenir et les mètres inutiles s’allongent un peu. Heureusement, le retour sera un peu plus facile.

Sur ce parcours de natation, je n’ai jamais eu l’impression de pouvoir accélérer. Je suis parti sur un rythme plutôt tranquille et sans être à la limite, mais lors de mes quelques tentatives de hausser le rythme, il me semblait que je commençait à m’épuiser… Sortie de l’eau en 31 minutes, loin de ce que je devrais pouvoir faire sur cette distance dans ces conditions.

La transition du triathlon de Nyon est une épreuve à elle seule! Remonter du bord dur lac vers le stade est un parcours non seulement assez long, mais proposant aussi une belle montée dès la sortie de l’eau. Enfin arrivé sur le terrain de foot, je récupère mon vélo et me dirige vers la sortie du parc.

Le parcours vélo

Rapide transition, et c’est parti pour 4 tours d’une boucle que je connais par coeur. Longue ligne droite quasi à plat le long de la route du lac, posé sur les prolongateurs, puis c’est le virage à droite annonçant le passage le plus raide de la boucle, montée sur quelques 300 mètres, puis la pente diminue et autre virage à droite, et première relance: l’une des première clés de ce parcours: il faut en avoir gardé un peu pour pouvoir en remettre une couche sur léger faux-plat montant. Je sens que mes jambes sont bonnes et mon capteur de puissance est du même avis, mais lors des virages comme celui qui arrive à ce moment à gauche, je passe au ralenti, et la relance est donc encore plus difficile.

Second passage compliqué, avec une pente plutôt douce au début, puis ça remonte plus fort en passant sur l’autoroute. Il faut garder le rythme jusqu’en en haut, et après la descente commence. C’est l’un des deux passages très rapides de ce parcours: passage dans la cuvette. Ici, on peut envoyer tant qu’on en a: après la descente, la route remonte et après deux virages qu’il faut bien négocier, et nouveau passage à plat, avec quelques dos d’âne et des rails plus ou moins parallèles à la route: anodins sur route sèche, mais traitres en conditions humides.

Enfin, la descente sur le giratoire et le fameux virage du giratoire à la fin… Piège infernal en conditions mouillées, nombreux sont ceux ce jour là à y avoir laissé quelques cellules épithéliales en perdant le contrôle de leur vélo.

Et après une nouvelle montée, retour au début du parcours. Je gère correctement, et prudent, je laisse plusieurs gars me dépasser les premiers tours. J’en reprend quelques-uns sur les troisième et quatrième tour: ils ont peut-être un peu présumé de leurs forces…

Quasiment tout le quatrième tour, je roule avec le paquet des filles élites qui jouent la gagne sur cette distance olympique. Je suis surpris (un peu) mais surtout déçu (beaucoup) quand je constate que durant presque le tour complet, j’avais Lisa Berger dans la roue… Il ne me semble pas que le drafting était autorisé pour quiconque sur cette distance. Le seul côté flatteur à la chose est probablement que mon rythme était suffisant pour servir de lièvre aux meilleures filles…

Je pose le vélo en 1h18, temps qui n’a rien d’extraordinaire, mais que je considère correct au vu des conditions.

La course à pied

Reste les 10km. Le parcours à pied non plus n’est pas très « roulant ». Plein de faux-plats et de relances, je n’y ai jamais couru très vite, mon meilleur chrono date de 2012, en 49:50. Même si j’ignore de quoi je suis capable ce jour-là, je sais que je suis en train de préparer un marathon (certes seulement depuis deux ou trois semaines) mais que malgré une petite douleur au niveau des tibias, mes premières foulées semble passer pas trop mal.

Après 3 kilomètres, les jambes vont plutôt bien et la température est idéale: le ciel couvert et la fraîcheur relative due à l’environnement trempé permet de ne pas souffrir du chaud. Après le premier tour, je suis parfaitement dans les temps de 2012.

Sur le parcours à pied, les spectateurs ne manquent pas de nous encourager. Merci en particulier aux autres membres du Tri Team Lutry, Camille en particulier, pas avare en encouragements pour un sou. Et aussi aux autres triathlètes que je connais: on s’encourage parmi, c’est aussi ça la beauté de ce sport. Et le parcours, a été légèrement modifié de telle manière que l’on se croise un peu plus que par le passé. Il y a même un coureur qui m’encourage avec mon pseudo Twitter: merci à toi !

Deuxième tour, je m’accroche car j’ai peut-être un peu trop négligé l’alimentation en ne mangeant rien sur le vélo. Les différentes relances de ce parcours de course à pied font mal et je fais mon possible pour ne pas baisser l’allure. Je suis plutôt content d’en terminer: je passe la ligne en bouclant la course à pied en 49:12: record personnel sur ce parcours à pied (bien qu’il y ait surement moyen de faire encore mieux)… 2h45 pour le triathlon. C’est pas mon meilleur, mais c’est correct au vu de ma coupure d’entrainement de presque un mois, de la natation sans combinaison et des routes mouillées.

Le bilan

Arrivé à Nyon sans véritable objectif sinon reprendre la compétition, j’ai pu prendre connaissance de mon état de forme actuel: des manques en natation, du potentiel à vélo et une course à pied qui ne va pas trop mal. Il me reste désormais deux semaines pour préparer au mieux la même distance à Lausanne, avant de me consacrer exclusivement à la préparation du marathon de Berlin.

Merci encore à toutes et tous qui étiez là pour rendre cette course possible: bénévoles, supporters au bord ou sur le parcours!

Commentaires (4)

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Commentaire
Nom E-Mail Site internet

  • 14 août 2015 à 9 h 15 min Romain

    Salut,

    Très sympa ton compte rendu.
    Je me demandais juste à quel matériel tu avais fait confiance pour récolter tes données, 920 XT, fénix 3, v800 ou autre et les raisons de ce choix.

    Bon courage pour la suite

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    • 14 août 2015 à 12 h 50 min nakan

      Salut,

      A Nyon, j’ai utilisé la V800 pour la natation et la course à pied, et le Edge 810 sur le vélo car j’utilisais les Vector comme capteur de puissance. Je voulais surtout voir le résultat de la natation en eau libre avec le nouveau profil de la V800. J’utiliserai probablement la FR920XT à Lausanne, et le compteur M450 pour le vélo car je prendrais mon vélo de route qui est équipé des Keo Power.

      Sportivement.

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  • 17 août 2015 à 9 h 07 min Romain

    Salut,

    Merci pour la réponse. J’en conclus que la 920 XT est plus fiable que la Fénix 3…

    Très bien ton nouveau design de site !

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    • 17 août 2015 à 13 h 21 min nakan

      Merci pour le site! En effet, actuellement je fais plus confiance à la 920XT qu’à la fénix 3…

      Répondre