Ironman 70.3 Emilia Romagna 2019

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Cette saison 2019 marque mon retour à la compétition « sérieuse » et le gros morceau arrive en cette fin septembre: l’enchainement de deux 70.3 en une semaine! La première étape me mène ainsi sur la côte est italienne, dans la ville côtière de Cervia. C’est là que se déroule le dimanche 22 septembre le half Ironman, la distance complète ayant eu lieu la veille.

Cette compétition est l’occasion de constater les progrès réalisés depuis le 70.3 de Lahti en Finlande. Il faut le dire, je n’avais pas encore le niveau là-bas. Depuis, j’ai passé de nombreuses heures sur différents vélos (le VTT pour préparer le Grand Raid, le vélo de route pour les cols autour de Briançon, et bien entendu le vélo de tri). J’ai un volume plus important dans les jambes, et c’est pareil en natation et en course à pied.

Le matin de la course

Je ne suis pas trop du matin, et donc l’horaire de départ (12h15) me plait plutôt bien! L’enregistrement des vélos est prévu aux alentours de 10h, mais avant cela, évidemment, un bon petit déjeuner pour accumuler l’énergie nécessaire à cette compétition.

Le parcours de ce 70.3 offre un vélo relativement plat et roulant, à l’exception d’une bosse au milieu du parcours (le lieu du demi-tour). J’emmène mon brave Kuota Kalibur équipé des roues Reynolds 66mm.

Après avoir déposé sacs et vélos, on se rend sur la plage pour le départ de natation. On nage en mer, évidemment, et l’eau est plutôt agréable: entre 21 et 22°C. Au vu de mes performances au cours des derniers entrainements je me place dans le bloc de natation entre 30 et 35 minutes.

La natation

Le départ est donné en « rolling start ». Toutes les 5 secondes, 6 nageurs sont envoyés dans l’eau. Je me place entre les barrières du sas de départ, souhaite bonne course à mes co-équipiers, et quand mon tour est venu, je cours sur la plage. On peut courir longtemps dans l’eau avant de finalement plonger et se mettre à nager. La première bouée est à prendre sur la gauche, puis toutes les autres à droite. J’évite donc de me retrouver trop à l’intérieur à la première pour ne pas me joindre à la bataille qui s’annonce au premier virage.

L’eau est trouble et on ne voit pas grand chose. Je n’arrive pas à bénéficier des autres nageurs alors je surveille régulièrement mon cap et je continue à nager un peu sur l’extérieur. Avec le courant, j’ai l’impression que tout le monde nage un peu en « banane ». Aucune difficulté à la première bouée, et je prend le cap de la seconde. Elle n’est pas forcément évidente à distinguer alors je m’en remets à ceux qui me précèdent. Quelques mouvements de nage plus loin je vois enfin la bouée: je suis dans la bonne direction!

Passé la seconde bouée, on marque le virage à 90° et on nage désormais perpendiculairement à la plage. Je jette un oeil à ma montre sous l’eau, on approche de la moitié de ce 1900m, et mon chrono est conforme à ce à quoi je pouvais m’attendre.

Durant cette longue ligne droite, je me suis légèrement laissé déporter au large. Je tente de rectifier la trajectoire pour revenir à la corde sur la bouée, et au virage, je me retrouve vraiment proche de cette dernière. Ce n’est pas une bataille rangée, mais il y a tout de même quelques accrochages. Un nageur s’accroche à ma jambe pour se relancer, c’est une mauvaise idée. Je lui fais comprendre par un battement de jambe dynamique qui semble faire son effet.

Il ne reste que le chemin du retour vers la plage. Je vise l’arche noire qui marque la sortie de l’eau. C’est difficile de garder un cap parfait avec la petite houle et je suis sans arrêt en train de rectifier ma trajectoire trop à droite. Je vois deux nageurs aller se perdre au large, bientôt ramenés dans la bonne direction par un paddle.

Transition 1 – de la natation au vélo

Je continue à nager mais commence à voir des nageurs se redresser et marcher. J’attends qu’ils aient de l’eau aux genoux et je me redresse à mon tour. Je sors de l’eau en un peu plus de 34 minutes (voir la natation sur mon compte Strava)

Avec ma combinaison Orca Alpha que j’utilise depuis le début de l’année, je suis obligé de retirer ma montre pour enlever le haut de la combi, puis de la remettre. Je profite du début de cette transition pour le faire! Ensuite, je passe le haut de ma trifonction et je débarque dans la zone de transition. Arrêt à la hauteur de mon sac, je range ma combinaison de natation, les lunettes et le bonnet, puis j’enfile mon casque de vélo et mes lunettes, une paire de chaussettes et je cours vers le vélo. Ce que je n’ai pas vu à ce moment là, c’est que ma puce de chronométrage est restée emmêlée dans ma combi, enfermée dans mon sac de transition…

Mes chaussures attendaient fixées sur le vélo, tenues avec des élastiques. Je pousse le vélo jusqu’à la ligne et je saute dessus, pose mes pieds sur les chaussures et commence à pédaler. Premier virage à droite puis giratoire, j’enfilerai les chaussures plus tard, d’abord, éviter les embûches de la sortie de la ville!

Le vélo

Il y a du vent! Le ciel est voilé, la température absolument idéale pour ce type d’épreuve, mais la début du parcours vélo est sans équivoque: il va falloir pédaler contre (et probablement un peu avec aussi) le vent.

Je m’allonge sur mes prolongateurs, et je pédale en surveillant mon compteur pour ne pas me griller. C’est l’un des objectifs principaux de cette course: travailler la régularité. Je tente de maintenir pour ces 90km de vélo une puissance moyenne de 220 watts. Je ne regarde donc pas trop les autres données, mais me concentre sur mon pédalage, et sans surprises je me fais dépasser sur le premier tiers du parcours pas de nombreux cyclistes. Certains d’entre eux pédalent largement au-dessus de leurs pompes, comme c’est trop souvent le cas sur les compétitions de triathlon.

A cet instant, je dépasse un cycliste et constate qu’à chacun de ses coups de pédales, j’entends un petit « clic ». Je remarque qu’il a mis sa puce de chronométrage à la cheville droite, et que cette dernière touche le dérailleur avant lors de chaque tour de pédale… Je me dis que j’ai bien fait de mettre la mienne à gauche, comme d’habitude. Puis par réflexe, je jette un œil à ma cheville: mais ma puce de chronométrage n’est plus là…

En effet, je n’ai plus de puce de chronométrage, alors que je suis certain de l’avoir mise à ma cheville au départ de la natation. Je l’ai donc perdue dans l’eau ou lors de la première transition… Si je l’ai perdue dans l’eau, je dois avertir rapidement un arbitre car sinon, les organisateurs vont penser que je suis toujours dans l’eau et vont lancer des recherches. Je me retourne, et voit quelques centaines de mètres derrière moi une moto avec un arbitre qui a fort à faire à tenter d’espacer des cyclistes qui ont un peu tendance à être trop proches les uns des autres.

Je me relève et fais signe au motard, qui mets un peu de de temps à arriver à ma hauteur. Ensuite, j’explique en anglais à l’arbitre que je n’ai plus ma puce de chronométrage. Il me dit simplement que je dois en récupérer une lors de la prochaine transition. Je lui dit que je l’ai peut-être perdue dans l’eau. Le type me répond que c’est pas grave. Je lui rappelle qu’il doit communiquer mon numéro de dossard à l’équipe en charge de la sécurité de la natation. Lorsqu’il comprend (enfin), il me dit que c’est une bonne idée. Tu m’étonnes!

Je me pose à nouveau sur mon guidon, me remets dans ma course et continue à pédaler. Le parcours nous amène sur une autoroute (oui, l’autoroute a été fermée pour le 70.3!), et là, c’est une longue ligne droite face au vent. Les kilomètres semblent interminables et il ne faut pas s’enflammer ou désespérer sur la longue langue de bitume… Je ne ralentis pas pour le ravitaillement qui se trouve ici, ayant emmené avec moi suffisamment à boire et à manger pour la première moitié de ce parcours.

Enfin, c’est la bretelle de sortie de l’autoroute, la route descend puis une rampe remonte. Ma chaine saute lorsque je veux la passer sur le petit plateau (erreur de débutant: j’ai trop croisé). Je dois m’arrêter et mettre un peu les mains dans le cambouis.

Je me sens plutôt bien sur le vélo, j’ai de bien meilleures sensations qu’en Finlande et j’arrive jusque là à bien maintenir les watts prévus sur mon petit Edge 130. Jusque là, le parcours est très roulant malgré le vent, et hormis quelques passages sous voies ou quelques ponts, le dénivelé est presque nul.

Dans la montée au milieu du parcours vélo

Mais on approche de la moitié de ce parcours, et ainsi que la partie plus accidentée. Et la route commence à s’élever. Nous rejoignons une route, et sur la voie opposée, ceux qui ont déjà passé la côte sont dans la descente. Mais pour moi, c’est une côte qui commence à 6-7%. Petit plateau, et je garde une cadence correcte. Puis, la pente s’accentue pour atteindre probablement 8-9%, mais cela ne dure que quelques centaines de mètres. Cette côte est toutefois largement la bienvenue, elle permet de se redresser sur le vélo, et de casser un peu la monotonie de la position sur les prolongateurs!

Arrivé au sommet, nous basculons dans la descente. Il est certain que cette section, aussi bien la montée que la descente, auront été plus compliquées à gérer au niveau de la puissance. J’ai mis un peu plus dans la montée et je profite de laisser aller sans pédaler dans la première partie de la descente.

Le ciel se charge encore un peu plus. Le matin, la météo annonçait des risques de précipitations dans la région et la pluie va finir par tomber. Heureusement, ce ne sera que très faible et ne durera pas plus de quelques minutes. Le retour consiste à réaliser le chemin inverse de l’aller, mais cette-fois ci avec un vent plus favorable. Sur la longue section d’autoroute, on le prend toutefois un peu latéralement, et pas plein arrière comme je m’y attendais lors de l’aller. Je commence à avoir un peu plus de mal à tenir la position sur la selle et sur le prolongateur. Là, il y aura du travail à faire au début de la saison prochaine pour mon retour sur Ironman.

Sur le retour, je continue à me faire dépasser par des petits pelotons. Il y a une différence entre le fait de ne pas pouvoir tenir réellement les 12 mètres d’écarts entre cyclistes et le fait de volontairement et de manière durable rouler véritablement en peloton. On le sait, les arbitres ne peuvent être partout mais il faudra bien un jour que la WTC et Ironman se penchent réellement sur le problème. Pourquoi pas une mesure par chips GPS qui détecte les abus manifestes de plusieurs coureurs qui roulent manifestement et de manière très évidente plusieurs kilomètres très proches les uns des autres ?

Enfin, nous sortons de la section d’autoroute. Sur le ravitaillement du retour, j’ai attrapé un bidon d’eau, je ne suis pas à sec mais je veux bien m’hydrater ici, avant de partir en course à pied!

Les derniers 20km nous voient alterner entre vent largement dans le dos et vent de face. Les sections contre le vent deviennent plus compliquées. Mais nous arrivons enfin à Cervia et il est temps de sortir les pieds des chaussures et de se préparer à aller courir! Je pose mon vélo content de ma partie cycliste en 2h40 (voir le cyclisme sur Strava).

Transition 2: du vélo à la course à pied

Je descend de mon vélo à l’entrée de la zone de transition et je le dépose à sa place. Ensuite, c’est encore une fois une longue section à courir jusqu’aux racks de sacs. Là, je pose mon casque, enfile mes chaussures de course à pied, récupère ma casquette et me dirige vers la tente des chronométreurs. Je leur explique ma misère de puce de chronométrage. Aussitôt, ils m’en fournissent une, scannent le code-barre de mon bracelet d’athlète et me signalent que tout est OK. Je pars sur la course à pied!

La course à pied

Pour le segment de course à pied, j’utilise le Stryd et je me suis là aussi fixé une valeur en watts à tenir, aux alentours de 300 watts, mais à vrai dire un peu au pifomètre car je n’ai pas de références récentes sur cette distance, qui plus est en triathlon. Je cours le début du parcours à une allure très intéressante, et je me demande si je vais réellement pouvoir tenir ce rythme sur 21km… Je vois régulièrement 4:40 – 4:45/km sur ma montre.

Le parcours est une boucle de 7km à effectuer 3 fois, au centre ville, sans presque aucune difficultés exceptés quelques secteurs de rues pavées. C’est un parcours rapide, qui contient deux demi-tours (et donc deux relances) et deux ponts légèrement « bombés » sur chaque boucle. Je prends sur chaque ravitaillement un gobelet d’eau pour continuer à m’hydrater mais je ne ressens aucunement le besoin de m’asperger, la température est absolument idéale pour une belle performance à pied!

Je boucle le premier tour dans une allure qui m’impressionne moi-même, bien que les watts soient à peu près là où j’imaginais courir. C’est vrai que je cours rarement à plat sur mes parcours d’entrainements. J’aborde le second tour avec confiance mais imagine déjà que le troisième sera compliqué.

Sur le début de la seconde boucle, je prends mon premier gel Winforce à la châtaigne juste avant le poste de ravitaillement, où je saisis à nouveau un gobelet d’eau. Tout continue à se dérouler exactement comme dans une course parfaite sur cette course à pied.

En terminant le second tour, je sens que l’allure est plus compliquée à maintenir, en particulier lors des relances. Je sens que ça baisse et ma montre le confirme, affichant désormais environ 7-10 watts de moins, et une allure qui est plus proche des 5:00/km. Cela reste largement dans mes objectifs et je tente de maintenir cette allure aussi longtemps que possible. A l’entame du dernier tour, je ne prend pas mon deuxième gel, me contentant d’un peu de boisson isotonique sur l’un des ravitaillements et de l’eau sur les autres. Lors du virage à 180° j’ai de la peine à relancer et l’allure baisse encore un peu. Je ne regarde plus trop ma montre mais les bornes kilométriques qui défilent me motivent à aller chercher les derniers kilomètres. Enfin, au terme du troisième tour, je prends le petit passage en direction de la ligne d’arrivée. Là, on court sur une sorte de ponton de bois posé sur le sable de la plage sur environ 200 mètres et je passe la ligne d’arrivée, bouclant ici mon 3ème meilleur semi-marathon sur 70.3 en 1h43 (le détail sur Strava)!

Conclusion

Je venais ici en Italie pour me faire plaisir avant tout et l’objectif est largement atteint! Je suis très satisfait de ma course, et de chaque discipline individuellement! Je venais aussi tester des choses en vue de ma préparation pour l’Ironman de l’année prochaine: une nouvelle tenue, de nouvelles chaussures de course à pied et un embryon de plan de course. Tout a fonctionné parfaitement! Le seul gros changement qui aura encore lieu avant Thun l’année prochaine sera le vélo.

Après avoir passé la ligne d’arrivée, il ne me reste plus qu’à tout mettre en oeuvre pour récupérer au plus vite de cette compétition car ma planification ambitieuse de cette fin de saison me voit m’aligner sur le départ de la même distance au Portugal seulement 7 jours plus tard !

2 commentaires pour “Ironman 70.3 Emilia Romagna 2019

  1. En cherchant une combi de natation, j’ai vu plusieurs commentaires a propos de la gene occasionee par la montre ou la puce a la cheville. Il en ressortait que certains racourcicaient la combi de 5 cm pour avoir une ouverture plus grande permettant le degagement facile de la jambe/manche. As-tu essayé de genre de « truc » ?

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