Ironman 70.3 Cascais, Portugal 2019

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Dans les jours qui ont suivi le 70.3 d’Emilia Romagna, je me demandais si il avait été très raisonnable de m’inscrire pour un second half une semaine plus tard. Je rentrai d’Italie le lundi, et le vol vers Lisbonne décollait le mercredi matin. Je n’avais donc qu’une journée pour tout laver, préparer et ranger dans la valise. Mais les muscle, eux, demandaient plus de temps. Il faut dire que j’ai bien appuyé en Italie, en particulier sur la course à pied. Les quadris étaient encore bien douloureux et les mollets perclus de contractures au moment de monter dans l’avion!

De la récupération

Sur le plan matériel et logistique, tout est prêt pour ce dernier triathlon de la saison. De plus, j’ai quelques jours de tourisme de prévus dans les alentours de Lisbonne pour les jours qui précèdent. Arrivée le mercredi vers 15h dans notre appartement de la capitale portugaise, nous attaquons directement les activités touristiques après avoir escaladé 3 étages dans un escalier étroit avec valises et vélos!

Mon co-équipier du jour étant fan de foot, et un match du Benfica (une sombre coupe de la ligue, un truc manifestement sans trop d’intérêt, mais bon), nous nous rendons au stade de la Luz pour le début de la soirée, le coup d’envoi est fixé à 19h00.

Il n’y a pas grand chose à dire sur le match, un nul qui semblait convenir à tout le monde sauf au fan du Benfica qui nous a invité dans le stade, bénéficiant des abonnements de certains membres de son entourage, absents ce soir. Sympa!

Pour les jours suivants, nous arpentons les rues pavées de Lisbonne à pied, en tramway ou encore en métro. Enfin, une journée est consacrée à la visite de Sintra, site touristique incontournable à environ 40 minutes de train de Lisbonne!

Arrivée à Cascais

C’est le samedi matin que nous arrivons à Cascais avec tout notre attirail qu’il aura fallu redescendre de notre troisième étage étriqué. Nous avons déjà récupéré nos dossards la veille à notre retour de Sintra. La première étape consiste donc à sortir les vélos des valises et les remonter.

C’est mon Kuota Kalibur qui m’accompagne pour la dernière fois sur ce half. J’avais le secret espoir de recevoir mon nouveau vélo entre les deux courses, mais ce dernier n’est pas encore arrivé. C’est donc pour une dernière course que mon vénérable Kalibur, acquis en 2011 m’accompagne!

Une fois les vélos remontés et les estomacs rassasiés, nous préparons nos sacs de transitions avant de profiter un peu de la piscine de notre hôtel. Le soleil est au rendez-vous et la course s’annonce clairement plus ensoleillée qu’en Italie. La chaleur sera un facteur à prendre en compte en plus du parcours plus exigeant que celui de la semaine précédente.

Un point sur la récupération

Au cours des derniers jours, les muscles ont progressivement récupérés, du moins suffisamment pour envisager de prendre le départ. Les quadriceps ne font plus mal. Les mollets sont toujours tendus et contracturés, mais ne font pas excessivement mal, même à l’effort (très modéré, certes). Sur le vélo, il ne devrait y avoir aucun problème, mais la course à pied risque de révéler la fatigue engendrée par les efforts de la semaine précédente.

L’eau raisonnablement fraîche de la piscine est ainsi une bonne occasion de reposer encore un peu les jambes durant une petite heure.

Check-in du vélo et des sacs de transition

Après ces moments de détente, il est temps d’emmener le vélo et les sacs de transition dans l’hippodrome de Cascais. J’ai une fois de plus la mauvaise surprise de découvrir que le rack de vélo est trop bas pour mon vélo.

Ça m’était déjà arrivé en Italie et je dois poser mon vélo sur le rack à l’aide du porte bidon à l’arrière de ma selle. C’est pas idéal, mais ça permet de faire tenir le vélo. Ensuite, j’enregistre mes sacs. Pas de surprises par rapport à l’habitude, hormis un casque profilé pour le vélo en lieu et place du casque traditionnel utilisé en Italie. C’est le seul truc particulier que je teste sur cette course! Tout le reste est identique à ce que j’ai utilisé en Italie.

Il ne reste après cela qu’à retourner à l’hôtel un moment puis de trouver un restaurant pour les pâtes du soir. Affaire un peu plus compliquée que prévue, la plupart des restaurants affichent complet. Mais finalement, nous trouvons un italien qui veut bien de nous, parfaitement adéquat pour une telle situation!

Le matin de la course

Ici, au Portugal, pas question de départ à midi. C’est bien à 7h30 que tout commence. Donc forcément, le réveil est matinal. C’est à 5h30 que nous nous retrouvons pour le petit déjeuner. Après quoi, nous retournons dans nos chambres pour finir de nous préparer et vers 6h20, nous partons pour la zone de transition. Notre hôtel n’est pas situé très loin. Je dépose les bidons sur le vélo, mes barres énergétiques aussi. Petite vérification de la pression des boyaux, et nous prenons la direction du départ de la natation.

La transition s’annonce longue, très longue, très très longue. Après la sortie de l’eau, il y a une belle montée de 150m environ, puis à peu près 500m jusqu’à l’entrée de l’hippodrome. Encore plusieurs centaines de mètres entre la récupération des sacs et du vélo. Enfin, une belle rampe à monter en poussant le vélo avnat de finalement monter dessus. Ça s’annonce épique!

Arrivée sur la plage, dépose de notre sac blanc, et nous entrons dans les blocs de départ. Comme en Italie, j’entre dans le bloc entre 30 et 35 minutes. Départ des pro, hommes et femmes. Le rolling start des groupes d’ages commence. C’est parti pour cette dernière course de la saison.

La natation

La natation se déroule dans le port de Cascais, en tout cas en grande partie. Ainsi, le parcours se dessine entre les bateaux à l’ancre. On court un bout sur la plage puis on plonge dans l’Atlantique. L’eau est plus froide qu’en Italie, elle doit être à 18°C. Rien de problématique, surtout en combinaison, mais je commence avec quelques mouvements de waterpolo avant de plonger la tête.

Une partie du plan d’eau, photographié la veille!

Je nage légèrement à l’extérieur de la ligne pour éviter les contacts à la première bouée, mais le rolling start fait que nous sommes peu en même temps sur ce parcours. Pas de problème à la première bouée, et nous prenons l’exacte direction du soleil levant. Il devient donc compliqué de savoir exactement où on va.

J’ai l’impression de bien nager et surtout de ne pas laisser d’énergie dans ma natation. Passage de la seconde bouée, c’est à peu près un tiers du parcours qui est fait! Toujours peu de nageurs autour de moi, même si j’ai l’impression d’avoir de très bonnes lignes.

Au virage de la bouée suivante, nous rentrons derrière la digue du port. Et là, l’eau se transforme peu à peu en gasoil. Pas très agréable. L’odeur devient de plus en plus marquée, c’est n’est pas une petite nappe isolée. On avait entendu la veille des discussions sur la salubrité mise en doute du plan d’eau, je commence à comprendre. Ce n’est pas admissible à mon sens de faire nager des gens là-dedans. Encore une bouée à contourner, juste avant le ponton flottant qui marque la fin de ce parcours natation.

Constant en natation, je sors de l’eau en 33:41, conforme à mon temps de la semaine précédente! Le détail de cette natation sur mon compte Strava.

La première transition

Je sors de l’eau sur ce ponton bizarre, aidé par un bénévole. Je pue le pétrole. Durant la longue transition, je profite des couches installées sur le bord du parcours pour tenter de me rincer un peu. Puis je commence à enlever le haut de ma combinaison.

L’intégralité de la transition est recouverte d’un tapis, pas de problème donc pour la faire à pieds nus! Mais c’est tout de même bien long. La température de l’air ce matin est encore fraiche, mais je n’ai pas froid. J’arrive enfin dans la zone de transition, puis vers mon sac. Je termine d’enlever ma combinaison tout en veillant cette fois à garder ma puce de chronométrage. J’enfile mon casque, clippe ma ceinture porte dossard et enfile mes chaussettes. Je cours alors vers mon vélo. Mes chaussures m’attendent dessus.

Arrivé à ma monture, je fixe ma montre sur le guidon, sur un support improvisé la veille (oui, j’ai oublié mon compteur…). Ensuite, je pousse la bête dans la fameuse rampe de sortie du parc. Enfin, je peux grimper sur le vélo. Comme d’habitude, je commence à pédaler avec mes pieds sur les chaussures puis dès que le parcours le permet, je commence à enfiler les chaussures.

Le vélo

Le début de ce parcours de vélo est plat ou presque, le long de la côte. Les premiers kilomètres empruntent d’ailleurs le tracé de notre future course à pied. La première partie de ce parcours vélo n’est pas des plus intéressant, nous faisons un long aller-retour sur une route qui nous emmène à Lisbonne. Sur cet aller, je me bats avec ma montre qui ne veut pas tenir en place sur mon guidon.

Las de tenter de la fixer correctement, je la remet à mon poignet. De toute manière, c’est au feeling que je vais faire ce vélo. Contrairement à la natation, je n’ai pas de bonnes sensations sur le début du vélo. J’ai de la peine à me mettre dans le rythme.

C’est une chance que Jérôme arrive à ma hauteur à ce moment là. Il me dépasse après qu’on ait échangé quelques mots, mais je prend son rythme. Mon vélo démarre enfin, grâce à mon co-équipier, je trouve enfin un rythme!

La route qui nous emmène jusque sous le pont du 25 avril ne présente pas vraiment d’intérêt. Il convient toutefois de rester bien concentré car quelques irrégularités de la routes doivent être évitées sous peine d’être sérieusement secoué.

Enfin arrivé au demi-tour, virage à 180° sur la route et retour en sens inverse. Je suis toujours à quelques dizaines de mètres de Jérôme. Sur le chemin du retour vers Cascais, nous allons effectuer encore un petit aller-retour sur une route latérale, remplie de rond-points. Heureusement par ailleurs que les athlètes qui nous précèdent savent où il faut aller, aucune indication claire ne figure sur le bord de la route !

Nous croisons Christian sur la chaussée d’en face, en train de revenir. Il doit avoir quelques minutes d’avance sur nous. Alors que je m’efforce de rester à distance règlementaire des coureurs qui me précèdent, d’autres ne semblent pas avoir les mêmes préoccupations. Ca défile à nouveau en pelotons à côté de nous. Et encore une fois, comme la semaine passée, sans scrupules à rouler roues dans roues.

Heureusement, les suceurs de roues vont devoir commencer à pédaler! Après notre retour sur Cascais, la route commence à s’élever. La route monte progressivement en direction du circuit d’Estoril. Après plusieurs bifurcations, et probablement en n’empruntant pas la ligne la plus directe, nous arrivons à l’entrée du circuit automobile. Avec une petite route étroite, en dévers, percluse de graviers nous arrivons sur le circuit!

Ca va moins vite qu’en F1 ou en MotoGP mais l’expérience est intéressante. Ce circuit n’est pas plat. Ça monte, ça descend un peu… Et puis, au milieu de mon tour, alors que j’allais signer sans problème la super pôle, voilà un ravitaillement. J’en profite pour échanger mon bidon d’eau qui commence à être bien vide!

Fin du tour de circuit. On passe la la ligne des stands. Je me dis que ça serait épique de crever ici, là ou normalement on change des roues en 8 secondes. Mais cela n’arrivera pas.

C’est depuis l’entrée du circuit en fait que le parcours vélo devient intéressant. Après en être sorti, ça continue à monter pour arriver dans le parc de Sintra. C’est là que nous allons faire face aussi aux plus grandes difficultés du parcours:

  • Le vent. Bon, au vu de mon gabarit, il en faut beaucoup pour me déstabiliser. Mais j’avoue volontiers que sur le coup, il y a quelques rafales latérales qui font s’accrocher au guidon plus fort que d’habitude.
  • La pente. C’est ici aussi que les pourcentage les plus importants se succèdent. Associés au vent, cela offre un vrai challenge.
  • L’état des routes. Inégal, parfois nickel, parfois il faut slalomer entre les trous ou les grilles enfoncées.

Mais c’est enfin là que nous profitons des plus beaux panoramas!

J’ai largement retrouvé des jambes. Depuis que la route a commencé à monter, j’ai appuyé plus fort sur les pédales. La chaleur est largement gérable grâce au vent, et même sous mon casque à visière, je n’ai aucun problème de température!

Après un autre aller-retour sur une route de crête nous entamons enfin la descente vers le bord de la mer. Heureusement que la fin du parcours vélo est jolie et agréable, cela contre-balance le début du parcours.

Avec le vent dans le dos, et de la descente et du plat, la fin du parcours vélo est une formalité. Et la moyenne reprend des allures honnêtes en arrivant à l’entrée de Cascais. Lorsque j’arrive dans le parking de l’entrée de la zone de transition et que je descend du vélo, je jette un oeil à la montre: le vélo est rentré en 2h47. Correct au vu des pas loin de 900 mètres de D+!

Le détail du vélo peut aussi être consulté sur mon compte Strava!

La seconde transition

Je ramène mon vélo à sa place, et je cours en enlevant mon casque en direction des racks de sacs. Je dépose mon casque, enfile mes chaussures de course à pied, une casquette et des lunettes et hop, c’est parti pour le semi-marathon!

La course à pied

Il ne faudra pas très longtemps pour que les mollets me fassent comprendre que ça va pas se faire tout seul. Ca tire et dès le premier kilomètre. Alors soit ça passe ou, au pire, ça reste comme ça, ou alors il va falloir envisager un semi-marathon très long…

La sortie de la zone de transition nous amène 300 mètres plus loin sur la boucle à effectuer deux fois. Après 200 mètres supplémentaires, on arrive à la bifurcation pour la ligne d’arrivée. Mais ça c’est pour plus tard! Ce parcours de course à pied s’annonce compliqué, mais comme en Italie, je démarre à un rythme qui me semble intéressant. Sauf qu’ici, c’est encore plus important d’avoir les infos du Stryd, car ça monte et ça descend pas mal. Je suis très content de mon allure jusqu’au premier demi-tour, soit un peu plus de 5km. Mes mollets me laissent courir, mais je dois tout de même gérer ma foulée pour ne pas faire empirer les choses.

Dès le retour, les choses deviennent plus compliquées. La température qui s’élève, on approche de midi. Et ce parcours bosselé use.

Je me demande au moment d’entamer le second tour comment je vais tenir encore une boucle sans que la moyenne ne s’effondre. Mais d’avoir les encouragements au demi-tour de Christian qui me précède et de Jérôme qui est jusque quelques minutes derrière, ça motive!

Chacune des descentes et des montées fait un peu plus mal, et désormais, la moyenne passe allègrement au-delà des 5min10/km. Enchainer deux half en une semaine, ça doit bien se payer à un moment ou à un autre. Surtout si la course du second est compliquée. Ce parcours est vraiment exigeant, entre le dénivelé, les changements de rythmes, le changement de surfaces… Et la chaleur, certes pas insupportable, mais tout de même éprouvante pour cette fin de saison…

Au demi-tour de la seconde boucle, je m’accroche péniblement pour maintenir une allure de 5:30/km. Mais le côté positif, c’est que tout le monde autour de moi peine aussi. Je profite de chaque ravitaillement pour m’asperger d’eau. Et ce n’est pas la beauté du parcours à pied sur cette grande route qui aide à se motiver.

Quoi qu’il en soit, quand on est sur le retour de la dernière boucle, c’est un peu moins difficile. La dernière montée avant de redescendre vers la ligne d’arrivée. Il y a un ravitaillement. Même si la ligne d’arrivée est en vue, je m’arrête pour prendre un Coca. Je n’ai pris que de l’eau jusque là, avec uniquement deux gels, et j’ai besoin d’un petit coup de fouet.

La descente, et j’arrive à la ligne d’arrivée! Qu’elle est bienvenue!

Je passe la ligne d’arrivée en bouclant le semi-marathon en 1h53. Au vu du parcours, des conditions et du timing, j’ai de quoi être satisfait! Le détail de ma course à pied sur Strava.

Conclusion

Au total, je termine ce half en 5h25. Content de ma performance, une semaine après un premier 70.3 réussi.

En toute honnêteté, si je retournerai volontiers du côté de Cervia pour le half ou le full d’Emilie Romagne, je ne pense pas que je reviendrai ici à Cascais pour cette course… Hormis les 35 derniers kilomètres du vélo, ce parcours me déçoit, compte tenu des possibilités offertes par la région. je n’ai rien contre un parcours exigeant, au contraire. Les organisateurs pourraient à mon sens trouver un spot plus intéressant dans la région pour ce tri.

Ces deux courses me servaient aussi et surtout de jalonnement pour ma préparation à la saison 2020. Je prévois de revenir en forme l’année prochaine pour le départ de ma quatrième distance Ironman, et bien entendu, quelques autres courses de préparation autour.

Ma saison de triathlon est maintenant terminée, il ne me reste au programme que quelques objectifs en course à pied, probablement le semi de Lausanne et peut-être une ou deux courses automnales!

Merci à toutes celles et ceux qui m’ont suivi au cours de ces deux courses, et qui, par leurs messages, likes et autres kudos m’ont encouragés à un moment ou à un autre au cours de ces deux dernières semaines!

1 commentaire pour “Ironman 70.3 Cascais, Portugal 2019

  1. Sacrée performance que faire deux half back to back, une sacrée prise de tête logistique j’imagine également !

    Ça fait plaisir de lire de nouveau tes cr de tri (j’ai connu ton site comme ça a la base avant dy retourner pour choisir ma montre running).
    Hâte de suivre ton retour sur la distance full !

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