Un long week-end dans les alpes françaises (édition 2015)

Vendredi passé, je prenais la direction de St-Michel de Maurienne, afin d’y passer le weekend pour affronter une nouvelle fois les cols alentours. Une nouvelle fois car en 2012 déjà, c’est avec mon club de triathlon que nous découvrions les routes mythiques du tour!

Le samedi: le col du Glandon en pièce maitresse

Le parcours de la journée du samedi a rapidement fait l’unanimité: départ de St-Michel direction St-Jean pour ensuite se mesurer aux lacets qui montent sur Montvernier et poursuite vers le passage du col de Chaussy, retour ensuite sur La Chambre pour partir de l’autre côté de la vallée se tester dans les plus de 20km du Glandon, puis retour par le col de la Croix de Fer avant le retour à notre base.

La première étape consiste donc à atteindre le pied de la montée vers Montvernier. Cette route sera à coup sûr l’un des moments forts du Tour de France 2015: une route somptueuse, qui serpente dans la paroi. Voici à quoi cela ressemble dans Google Earth:

Lacets de MontvernierEt voici ce qui attend les coureurs pro pour juillet, quand il devront se faire une place sur la petite route:

Lacets de MontvernierAprès certains lacets, on se fraie un passage entre les parois en se demandant comment diable il a été possible de construire une route ici:

Lacets de MontvernierEt alors que l’on arrive vers le sommet de la paroi, si on prend la peine de se retourner, on est gratifié du fruit de nos efforts par une vue à couper le souffle!

Lacets de MontvernierNotre route se poursuit en direction du col de Chaussy, la route passe entre les pâturages alpins et les parties boisées, appréciables en cette journée baignée de soleil alors que la température continue à grimper.

Enfin, après une bonne dizaine de kilomètres supplémentaires, nous voilà enfin au sommet du col, que je franchis pour la première fois!

kom_col_chaussy_webC’est à ce moment précis que je dégaine à nouveau mon appareil photo pour prendre celle qui habillera le site:

Sommet du col du ChaussyJolie descente ensuite pour reprendre la route du col de la Madeleine qui nous emmène en direction de la localité de La Chambre. Instant de répit avant le plat de résistance de la journée: le col du Glandon.

Lorsque l’on commence l’ascension, qui débute au sein même du village de St-Etienne-de-Cuines, on ne fait que commencer les 21km qui nous séparent du sommet. Et ce col là est l’un des plus difficiles que j’ai eu l’occasion de grimper. Même si les premiers kilomètres n’affichent pas des pourcentages affolants, ils entament même les cuisses les plus affûtées, et les kilomètres passent lentement. Chaque borne kilométrique affiche la distance restant avant le sommet ainsi que le pourcentage moyen du prochain kilomètre:

Borne kilométriqueA la base, c’est une bonne idée. Mais plus les jambes brûlent, plus les pourcentages affichés sont élevés, plus le moral en prend un coup à chaque borne. Le summum est atteint dans les trois derniers kilomètres: des pentes oscillant entre 10 et 11%, alors que les forces nous ont abandonnées en grande partie: l’envie de descendre du vélo devient vite une obsession!

Derniers lacets du col du GlandonOn se motive autant que possible en regardant les paysages alentours et en essayant de deviner le sommet!

Vue depuis la montée du GlandonPuis, après une dernière ligne droite, la pente diminue un peu avant de basculer: on y est. A presque 2000m d’altitude, ce col se mérite! Depuis là, rejoindre le sommet de la Croix de Fer, le col voisin distant de 3 kilomètres seulement, n’est qu’une formalité car la pente y est nettement plus douce:

Route vers le col de la Croix de Fer

La fameuse croix trône toujours au même endroit que lors de mon dernier passage en 2012!

Col de la Croix de Fer.

A post shared by Grégory (@trinakan) on

 

Reste la descente, longue et sur une route avec un revêtement aléatoire jusqu’à St-Jean (nous décidons de passer tout droit après avoir envisagé le col du Mollard le matin, les jambes sont trop lourdes).

Cette première sortie du week-end nous a tout de même occupé durant environ 6 heures, pour une distance de 120km environ. On ne fait jamais de moyennes mirobolantes sur ce type de parcours!

Le dimanche: le Télégraphe. Stop!

Le lendemain, incertitude puisque la forme n’est pas au rendez-vous en ce qui me concerne, et que je ne suis pas forcément le seul à connaitre quelques défaillances, le programme se réduit à la montée du col du Télégraphe. En bons triathlètes, nous prévoyons de passer l’après-midi à la piscine pour parfaire notre natation.

J’aime le col du Télégraphe. Lors de mon dernier passage, j’avais déjà apprécié ce col car il présente des pentes que je peux encore gérer malgré mon gabarit qui n’a rien de celui d’un grimpeur. Et puisque la région est absolument magnifique, sans parler de la météo toujours au beau fixe, je ne peux que sortir mon appareil photo dans la montée:

Vue depuis le col du TélégrapheEt pour la deuxième fois, me voilà au sommet de ce col. Mais cette fois, la sortie n’ira pas jusqu’au sommet du Galibier et sera tronquée. Il faut parfois savoir s’écouter…

La mission de l’après-midi consiste à trouver une piscine. Mission qui peut sembler simple, mais après avoir utilisé tous les sites dédiés à cette recherche, avoir écumé les site des offices du tourisme des grandes localités environnantes et même après avoir élargi un peu la recherche, nous devons nous rendre à l’évidence: fin mai, nous sommes exactement à l’entre-saison et aucune piscine, extérieure ou interieure n’est ouverte en ce dimanche. L’après-midi est donc consacrée à un un peu de tourisme dans les villages alentours, et surtout à la récupération!

Lundi: on déménage à l’Alpe d’Huez

Lundi matin, je me dirige vers ce qui est peut-être la plus célèbre station-de-ski-arrivée-du-tour: l’Alpe d’Huez. Pas de sortie de prévue ce jour là, une journée durant laquelle je découvre un nouveau compteur de vélo. Mais ça, vous le savez déjà.

J’ai également ce jour là la chance de rencontrer un personnage qui fait la pluie et le beau temps sur le web des gadgets électroniques gravitant autour du sport. C’est Ray Maker: l’auteur du blog que l’on ne présente plus: www.dcrainmaker.com.

Lors de la sortie vélo du lendemain, fidèle à sa réputation, il arrive au départ bardé de montres, de compteurs, de caméras et que sais-je encore:

Ray Maker

Lors du repas du soir, me retrouvant en bout de table en face de lui, j’ai l’occasion de parler un peu de tout et de rien avec lui: nous parlons triathlon, Apple Watch, échangeons un peu sur nos avis respectifs quand aux annonces du jour, sur son installation dans la capitale française et sa vie professionnelle incroyable qui l’envoie quasiment tous les jours à un endroit différent de la planète.

Ray, malgré sa force de frappe sidérale sur le net,  apparait réservé et discret, accessible si vous avez la chance de le croiser quand il a un peu de temps. Il m’avoue avoir peu de temps de répit, entre ce qu’il considère comme deux emplois à plein temps (son job et son blog).

 

Et quand je revois mon vélo le lendemain au moment d’écrire ces lignes:

Polar M450

Je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase, dans le compte-rendu de Ray:

The ride was organized as a large group ride, with Polar providing the bikes, as well as the head units (M450 and V650).  Some in the group upped the ante with two devices at once.  Aww…how cute!

Lui en avait 12, répartis entre ses bras, son guidon, son cadre et sous la selle!

La fin de la journée est consacrée à trier les quelques gigaoctets de photos et de vidéos accumulés depuis le début du weekend.

Mardi: la montée mythique de l’Alpe d’Huez!

Le lendemain, il s’agit donc de tester ces nouveaux compteurs en conditions réelles. Polar nous a donc concocté un parcours partant de l’Alpe en direction du col de la Sarenne.

Col de la Sarenne

De là, nous prenons la descente que les coureurs du Tour ont emprunté lors de cette fameuse étape durant laquelle l’Alpe a été montée deux fois! La descente est étroite, gravillonnée et les ravins à pic ne pardonnent aucune sortie de route:

Descente du col de la SarenneAprès quelques kilomètres, et surtout après avoir passé la montée menant sur le village d’Auris, je roule sur une route d’exception, à flanc de montagne, avec des vues absolument incroyables:

Crédit photo: Crédit : Polar / mouv-up.com 2015
Crédit photo: Crédit : Polar / mouv-up.com 2015

Les paysages, une fois de plus, sont somptueux:

Paysage

Mais la pièce maitresse de cette journée reste encore à faire: l’Alpe d’Huez. Ma montée a pris 1h20, je vais donc vous épargner du temps, et à l’aide du preview de Microsoft Hyperlapse couplé à ma GoPro, voici ce que cela donne en moins de 2 minutes:

Loin d’être la montée la plus difficile de la région, le mythe qui entoure ces lacets en fait une route qui est constamment remplie de cyclistes. Lorsque nous y sommes, une immense manifestation hollandaise se prépare pour le lendemain, ils sont donc partout: sur les vélos aussi bien à la montée qu’à la descente, dans les voitures et sur le bord de la route.

Dans cette montée, on profite des virages qui sont presque plats, surtout dans la partie basse, alors que les lignes droites présentent des pourcentages variant entre 8 et 11%. Et malgré le fait de les lacets soient numérotés en ordre descendant jusqu’à l’arrivée, ils constituent un mauvais moyen de juger de l’accomplissement de la montée: en effet, ils ne sont pas tous à la même distance les uns des autres…

Et finalement, quand on arrive à l’Alpe (qui n’est en réalité pas vraiment la fin de la montée):

La douche à l’arrivée était bien méritée et particulièrement bienvenue! Et le soir, une fondue nous attendait au restaurant « Signal 2108 » que nous avons rejoint en télésiège. Je profite de la montée pour échanger avec quelques journalistes venus exprès des Etats-Unis!

Télésiège

Enfin, après un bon moment à parler de produits, d’évolutions futures et profiter de faire un peu de lobbying pour les points les plus souvent relevés dans les commentaires du site auprès des représentants du siège, la descente à l’hôtel est organisée à VTT, de nuit… Assez impressionnant!

Descente VTT

C’est ainsi que se termine la soirée. Le lendemain, je termine la préparation de l’article sur le nouveau compteur puis je reprend la direction de la Suisse, de Nyon en particulier, où je trouve une piscine pour la fin de l’après-midi, avant d’aller prendre le départ de la 3ème étape du Tour du Pays de Vaud, course en 4 étapes qui fera l’objet d’un compte-rendu global la semaine prochaine!

Merci pour votre visite, et pour ce billet, merci particulier à Ray qui m’a donné l’autorisation de publier les photos le concernant! A très bientôt.

5 commentaires pour “Un long week-end dans les alpes françaises (édition 2015)

  1. super !

    j’ai failli croiser RM à Lille lors du TDf l’année dernière, on s’est loupé à peu de choses, il avait l’air vraiment cool.

    Ces paysages font bien rêver, merci pour le partage.

    Cheers

    PS premier Half pour moi hier à kraichgau, ben c’est pas simple ct’affaire ! dans la cible à vélo (Avg Pwr/NP/vitesse moyenne) mais la CAP était étouffante pour le chti flahute que je suis

    1. Bravo pour le 70.3!! C’est pas si facile ces machins là hein? La course à pied peut vite virer galère… Globalement tu es content de ta course? Un prochain objectif? IM?

      A+

      1. hi !

        je n’ai pas été flamboyant parce que j’étais « tout en contrôle » mais content que ma stratégie m’ait amené au bout de l’épreuve sans trop de souffrance.

        La course à pied a été difficile parce que je ne suis pas à l’aise dans la chaleur. Ca m’a fait psychoter et je n’ai aucun entrainement > 20°, j’étais donc un peu scotché au goudron et j’ai multiplié les arrêts au ravito (j’ai bien du m’arrêter dix fois !)

        Le prochain défi n’est pas un IM, je ne nage vraiment pas assez bien et je ne sais pas comment trouver plus de temps d’entrainement dans mon planning sans devenir dingue.

        Je vais par contre essayer un gros trail au mois d’aout dans les Pyrénées (Tour des Cirques). Je l’aborde vraiment comme un truc où je ne sais pas si je pourrais aller au bout, dans tous les cas je vais essayer, un peu en mode rando-course… on verra, les barrières horaires ne sont pas drastiques mais ça fait quand même très très peur :-p

        1. Hello,

          De mon expérience sur 70.3, le sentiment que j’avais à l’arrivée c’était soit: « j’ai un peu trop géré », soit « j’étais cramé au km 10 de la càp ». Mais je progresse, à Barcelone, c’était « j’étais cramé au km 18 de la càp » ;-)

          Et ma fois, pour la température en course à pied, il nous est parfois tout simplement impossible de nous entrainer dans les conditions de la course. J’ai de la chance, en général je gère bien les courses dans le chaud (même si à Bercelone j’ai morflé le lendemain).

          Je te souhaite plein succès pour ton entrainement et ta compétition de trail. Je me ferais un plaisir, et d’autres lecteurs aussi très probablement, de suivre tout ça sur http://www.nfkb0.com/ – appel du pied pour un petit CR du 70.3 ? On viendra chasser les mauvais esprits qui veulent des récits de héros :o)

          Bonne suite sportive et à bientôt!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.