Pourquoi utiliser un capteur de puissance en course à pied?

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Dans ce second épisode traitant de la mesure de la puissance en course à pied après un tour du marché, on va découvrir en quoi cette mesure permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans la planification et le suivi de l’entrainement en course pied. Car plusieurs coureurs à pied et leurs entraineurs prétendent actuellement que l’allure et la fréquence cardiaque sont des mesures tout à fait pertinentes et suffisantes pour une mesure précise de la performance, tandis que d’autres accueillent la puissance comme une véritable révolution! Alors, la puissance en course à pied: imposture ou réelle innovation?

Une mesure qui a fait ses preuves en cyclisme

On en parlait dans le premier épisode: la mesure de la puissance a réellement révolutionné la mesure de la performance et la manière d’aborder l’entrainement cycliste. Aujourd’hui, peu nombreuses sont les équipes cyclistes sur route professionnelles qui ne se fient pas aux données de puissance de leurs coureurs pour suivre leur niveau de forme et planifier au mieux les entrainement.

Alors cette donnée qui perce en ce moment dans le monde de la course à pied va-t-elle aussi changer les paradigmes et les méthodologies d’entrainement?

Oui, à n’en pas douter. Polar a clairement indiqué la voie avec la Vantage V. Afin de compléter les algorithmes de mesure de la charge d’entrainement de leur nouvelle montre, les finlandais y ont intégré la mesure de la puissance. Car cette mesure est une aide précieuse dans la quantification du stress imposé par l’entrainement. Et les autres acteurs du marché, parmi lesquelles FirstBeat, Garmin, Suunto et d’autres, vont s’y mettre aussi, vous pouvez en être sûrs!

Un outil idéal pour la quantification du stress « mécanique »

Depuis la généralisation des capteurs de fréquence cardiaque, cette mesure a fourni aux coureurs à pied une mesure de la charge interne, c’est à dire de l’intensité demandée au système cardio vasculaire.

Grâce à la mesure de la puissance, il devient désormais possible de mettre en parallèle ces données avec la charge externe: le travail fournit par les muscles du corps pour de propulser vers l’avant. La mesure de la puissance donne ainsi une indication précise et comparable dans le temps de l’effort fourni.

Cela ouvre donc la porte une meilleure mesure de la charge musculaire et donc une meilleure quantification de la récupération nécessaire pour chaque effort fournit en course à pied.

La puissance à pied: transposable à l’envie, ou presque

Lorsque je veux comparer mes performances réalisées sur le parcours de Morat-Fribourg par exemple, je reprend les classements des différentes éditions auxquelles j’ai pris part. Je regarde le temps que j’ai effectué et je peux immédiatement juger de mon état de forme sur chacune des courses. Mais si je peux le faire, c’est parce que le parcours est toujours le même, que la période de l’année est toujours la même… Et si par hasard sur deux éditions différentes j’ai réalisé un temps presque identique (allure identique) je peux rechercher les données de fréquence cardiaque enregistrées par ma montre pour juger dans laquelle de ces deux courses j’ai eu la fréquence cardiaque moyenne la moins élevée pour juger de l’édition sur laquelle j’étais le plus en forme.

Ces données (allure et fréquence cardiaque) sont-elles suffisantes pour me dire sur quelle édition j’étais le plus en forme? Dans l’exemple ci-dessus, on pourrait dire que oui. Mais si je veux comparer ma performance entre le semi-marathon de Lausanne, quasiment à plat, et Morat-Fribourg, qui présente un dénivelé plus important… Puis-je comparer l’allure? Cela semble bien plus compliqué au vu de la topologie de course qui n’est pas identique. Et la fréquence cardiaque? Je pourrais savoir sur quelle course j’avais la fréquence cardiaque la plus élevée… Mais cela ne me dira pas sur laquelle j’étais le plus performant.

En disposant de la puissance lors de ces deux compétitions par contre, je vais pouvoir établir une analyse objective de la performance réalisée et comparer réellement ma performance sur ces deux courses.

L’allure et la fréquence cardiaque sont donc des données qui sont efficaces dans des milieux et des efforts comparables. Mais pour transposer un entrainement sur piste et une course de montagne, la puissance devient un outil qui n’existait jusqu’alors pas dans l’entrainement de course à pied: un dénominateur quasiment parfait, et qui ne dépend (presque) pas des éléments dans lesquels se sont déroulés la course.

Une donnée sans pitié

Mon cardio indique 150bpm. Est-ce que je cours vite? Certains avanceront une réponse basée sur leur expérience de la lacture cardio. Mais ma fréquence cardiaque réagit avec une latence qui peut être importante… Donc il est possible que ma montre indique 150bpm sur ma montre alors que je cours à 18km/h sur une piste depuis quelques secondes et que mon cardio est en train de monter. Ou alors que je marche alors que je viens de terminer une série et qu’il est en train de redescendre…

Mon allure instantanée est de 4:50 min/km. Suis-je dans un effort important ou une allure de léger footing? Encore une fois, difficile de le dire sans d’autres informations: en descente, à plat, en montée? Cela change considérablement la donne, n’est-ce pas?

Lorsque ma montre indique que je cours à 320 watts, peu importe que je sois en montée ou en descente, que je cours depuis 5 secondes ou 10 minutes… Je sais exactement l’effort que je suis en train de fournir. Bonnes sensations ou pas, efficacité de course optimale ou catastrophique… La puissance réagit instantanément et, encore une fois, ne dépend pas des conditions dans lesquelles on court.

La puissance est donc un outil bien plus efficace pour gérer son effort au long d’une course de 10km, 20km ou un marathon. Car la puissance ne souffre pas de problèmes comme la dérive cardiaque ou des montées ou descentes pour l’allure!

Quelles limites à la mesure de la puissance à pied?

Cela aussi a été évoqué dans la première partie: si sur un vélo, la mesure de puissance prend automatiquement en compte tous les éléments externes: vent, nature du revêtement de la route, efficacité mécanique de la transmission du vélo… en course à pied, c’est plus compliqué.

Le plus gros problèmes des capteurs de puissance actuellement disponibles en course à pied est l’absence de prise en considération du vent et, dans une moindre mesure, de la nature du sol. Courir avec un vent de face de 40km/h, ce n’est pas tout à fait pareil que de courir avec ce même vent dans le dos. Et là, pourtant, les capteurs de puissance actuellement sur le marché ne feront pas de différences.

C’est la principale raison qui fait que la puissance ne s’imposera pas de manière absolue dans l’entrainement de course à pied comme cela a été le cas pour le cyclisme.

La puissance en course à pied: une donnée complémentaire à la fréquence cardiaque et l’allure

Au vu de ce qui est évoqué plus haut dans cet article, on comprend que fréquence cardiaque, allure et puissance vont fournir des informations complémentaires. il est évidemment possible de structurer son entrainement et suivre sa progression en utilisant une seule ou deux de ces données, mais ce n’est véritablement qu’avec les trois en parallèle que l’on aura une véritable vue d’ensemble de la progression.

La fréquence cardiaque va donner une vue de la charge interne, la puissance va quantifier la charge externe, et l’allure sera le résultat concret de la mise en application des deux premiers dans des conditions données.

Conclusion

La puissance en course à pied est donc une mesure qui va permettre de comparer des séances et des compétitions qu’il était jusqu’alors impossible ou au moins très difficile de comparer. Elle permet également de quantifier plus précisément la charge externe sans avoir à l’estimer par rapport à la charge interne.

Et, durant la course, elle permet d’avoir une information exacte de l’intensité à un instant donné, sans (presque…) aucun biais!

Dans la suite des articles concernant la puissance en course à pied, nous verrons comment l’utiliser concrètement sur les différents modèles de montres cardio GPS, puis comment l’intégrer à son entrainement.

Retrouvez tous les articles traitant de la puissance en course à pied sur cette page!

6 commentaires pour “Pourquoi utiliser un capteur de puissance en course à pied?

  1. Encore une belle démonstration !!!toutefois plutôt cycliste ou skieur de fond et de randonnée que coureur à pied j’ai du mal à imaginer comment est « fagoté » l’algorithme pour déterminer un taux de puissance développé et surtout. À quel endroit du coureur à pied cette puissance est elle estimée voûte plantaire arche medioplantaire talon articulation cheville semelle de chaussure en cyclisme le problème est simple cette donnée est exprimée sur des jauges sur l’axe de la roue arrière le pédalier ou maintenant les axes de pedale … donc la puissance en course à pied si la donnée est pertinente évitera comme en cyclisme les variables aléatoires de la dérive cardiaque mais comment. Et là je reste sans par ignorance assez dubitatif ???

  2. Bonjour Grégory, des problèmes de dos empêchant la course à pied, je suis passé à la marche nordique (et c’est en train de bien me plaire)
    D’apres Toi, un capteur de puissance aurait-il du sens en marche ?
    Le mouvement étant assez proche de la course, je serai tenté de dire que oui
    Ton avis ?

    1. Salut.

      A mon avis non, cela ne fait pas vraiment de sens. Les algorithmes sont vraiment pensés pour la course et lors de la marche la dynamique est trop différente: entre l’oscillation verticale qui est réduite et la prise d’appui qui est différente, les données ne seront à mon avis pas consistantes…

      Sportivement.

      1. Bon tant pis, ça fait une idée de cadeau qui s’en va. En fait, sur ma V800, j’ai programmé une activé marche nordique, mais à mon avis, la mesure de vitesse n’est pas bien gérée, car autant en course à pied, les courbes sont à peu près linéaires, en MN, c’est en permanence les montagnes russes –> je pense que la mesure n’est pas affinée pour cette activité, avec son mouvement assez particulier des bras.
        Le plus gênant pour moi, c’est surtout que pour l’activité MN, la fréquence des pas n’est pas mesurée comme en course à pied sur la V800.
        Et en MN (Surtout pour moi qui commence), le réglage entre fréquence et amplitude est parfois difficile à trouver, car les bras avec l’amplitude et la poussée qu’on y met, influencent très fortement le mouvement des jambes.
        Autant pour une balade pépère, aucun intérêt, mais quand je m’entraîne avec le groupe compétition et que ça tourne entre 8.5 et 9 km/h, trouver le bon réglage n’est pas forcément facile au départ –> je pensais que le capteur aurait pu m’y aider pour l’analyse à postériori.

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