Est-ce que je vais participer à mon premier duathlon lors du 70.3 de Rapperswil?

Cette question, je suis amené à me la poser depuis quelques semaines. Inscrit depuis l’année passée pour l’Ironman 70.3 de Rapperswil, je constate que les semaines passent mais que le temps ne se réchauffe pas, à un point où à peine plus d’une semaine avant le départ de la course, l’eau du lac de Zürich affiche péniblement 12°C. Au vu de la météo annoncée pour les 5 jours à venir, j’en viens à penser qu’il y a une forte chance pour que la température de l’eau ne dépasse pas les 14°C règlementaires pour que la partie natatoire de ce triathlon puisse avoir lieu.

Météo Rapperswil

Dans mon club de tri, c’est le débat d’idée pour savoir ce qui se passera le week-end prochain sur les rives du lac de Zürich. A ce jour, nous avons reçu les informations suivantes des organisateurs. D’abord en début de semaines, suite à un mail envoyé par Christian pour avoir une idée de ce qui nous attend:

Hi Christian,

We are currently debating multiple scenarios. We will inform all athletes as soon as we have reached a decision.

Thank you for your patience

Kind regards, Sandra Eckert – Event Manager

Puis, en fin de journée je reçois ce mail, comme tous les participants inscrits:

Mail Ironman 70.3 Rapperswil 2013

Pourtant, les options ne sont pas légions. Par contre, les problèmes sont nombreux. Commençons par les options des organisateurs en ce qui concerne la course:

  • Comme le prévoit le règlement de SwissTriathlon, qui régit le 70.3 de Rapperswil, si la température de l’eau n’atteint pas 14°C, la natation est remplacée par de la course à pied.
  • La course ne peut pas avoir lieu, et elle est annulée.

Maintenant, voici les problèmes rencontrés pour remplacer la natation par de la course à pied:

  • Pour la première année, les transitions du 70.3 seront effectuées « au sac« . Cela signifie qu’après la natation, la combinaison, les lunettes et le bonnet sont emballés dans le sac qui contient nos affaires vélos et déposés en vrac à l’endroit prévu dans la zone de change. En temps normal, cela ne pose aucun problème, car on n’aura nullement besoin de nos affaires de natation plus tard. Hors, si le format course à pied – vélo – course à pied est retenu, les affaires de course à pied devront être déposée après la première partie puis récupérées après la partie cycliste. Il faudra donc soit que chacun des participant remette son sac à sa place pour le récupérer une nouvelle fois après le vélo, soit que les bénévoles remettent tous les sacs en place pendant l’épreuve vélo. On peut encore imaginer une troisième solution: que l’organisation nous demande de prendre nos affaires de course à pied à double pour pouvoir préparer deux sacs.
  • La distance de course à pied pour la première partie. En effet, les cas d’annulation de la natation ne semblent pas légion dans l’histoire du 70,3 et le règlement ne peut être plus vague sur la distance de course à pied qui doit être parcourue. Elle devra être suffisamment longue pour créer les mêmes écarts entre participants que 1’900m de natation, afin que tout le monde n’arrive pas en même temps dans la zone de change. Mais elle ne peut pas être exagérément longue non plus, les personnes qui arrivent sur cette course ne sont pas entrainées pour un duathlon.
  • Le parcours de course à pied pour la première partie. Il ne doit pas interférer avec le début et la fin du parcours cycliste, car les départs des différentes catégories sont effectués par vagues successives (pas de mass start) il faut prévoir que les premiers pros vont boucler le premier tour vélo avant que les derniers partants n’aient terminé leurs première partie à pied.
  • Il faut arriver dans la zone de change par l’entrée prévue à la sortie de la natation, sous peine de devoir ré-organiser entièrement la configuration de cette dernière.

Les challenges offerts à l’organisation de la course sont intéressants. Au stade actuel, je souhaite vraiment que l’eau du lac de Zürich ne dépasse pas les 14°C le jour de la course, car si c’est le cas, ce ne sera pas de plusieurs degrés, et nager 1’900m dans une eau aussi froide ne me motive pas vraiment. Quand à l’annulation pure et simple de la course, elle ne me semble pas non plus envisageable pour l’organisation. Reste donc cette désormais sérieuse option du « Duathlon 70.3″, qui serait une première dans l’histoire du label Ironman sur cette distance, si mes informations sont exactes.

Je vous tiendrais au courant de l’évolution de la situation dans ce billet au fur et à mesure des jours dès que des nouvelles seront disponibles!

Mise à jour le 24.05: En cherchant un peu plus, l’Ironman 70.3 de la Nouvelle Orléans (USA) de 2011 a été transformée pour cause de conditions de natation trop dangereuses. L’organisation a simplement annulé la natation et fait partir les différents participants par groupes d’age 2 par 2 toutes les 2-5 secondes sur le parcours vélo… Pas de course à pied-vélo-course à pied donc mais uniquement du vélo-càp. Expérience identique pour l’Ironman 70.3 Steelhead de 2011: vélo-course à pied.

Tout savoir sur la mise à jour de l’altitude de la Polar RC3 GPS

Sortie au milieu de l’année 2012, la RC3 GPS a été mise à jour par Polar début 2013 afin d’afficher et d’enregistrer les données d’altitude issues de son capteur GPS. Comme il s’agit d’une mise à jour uniquement logicielle, toutes les RC3 GPS sur le marché sont éligible pour être mises à jour, mais pas forcément dans les mêmes conditions. Ce billet tente de rassembler les informations utiles sur cette mise à jour.

Polar RC3 GPSLa mesure d’altitude de la RC3 GPS

Avant de décrire le procédé de mise à jour, il convient de parfaitement comprendre comment se fait la mesure de l’altitude, et ce qui va changer avec cette mise à jour. Premièrement, l’altitude est déjà disponible après chargement de l’entrainement sur le site polarpersonaltrainer.com, comme je l’ai décrit dans mon test de fond en comble de la RC3 GPS. Dans ce cas, le tracé en deux dimensions enregistré par le capteur GPS de la montre est mesuré grâce aux données d’altitude du service Google Maps, et la courbe d’altitude de la sortie est disponible. Dans ce cas, rien n’est mesuré par la montre.

La mise à jour logicielle permet d’utiliser le capteur GPS de la montre pour mesurer l’altitude. Cette mesure n’est possible que lorsque la montre utilise au moins 6 satellites GPS, alors qu’un positionnement en deux dimensions n’en nécessite que 3 ou 4. Cette méthode de mesure est en outre moins précise qu’un altimètre barométrique, mais a l’avantage de ne nécessiter aucune calibration.

Mettre à jour la montre

Habitué aux produits de Garmin (et d’autres), que l’on met à jour simplement depuis son ordinateur, j’ai été fortement surpris qu’il soit nécessaire de renvoyer la RC3 GPS chez Polar pour une mise à jour logicielle. De plus, ayant trouvé relativement peu d’informations sur le site à propos de la mise à jour (voici la seule information disponible dans la FAQ en anglais):

Polar FAQ altitude

J’ai décidé d’écrire à Polar Suisse pour obtenir plus d’informations quand à la possibilité de mettre à jour ma RC3 GPS. Le support m’a répondu rapidement, avec une procédure simple: enregistrer la demande de « réparation » de la montre en ligne. Cette page d’enregistrement semble valable pour toute l’Europe. Au niveau des frais de mise à jour, ils sont les suivants:

  • Pour les montres RC3 GPS achetées en 2013: La mise à jour et le retour de la montre sont gratuits. Vous ne payerez que les frais d’expédition.
  • Pour les montres RC3 GPS achetées en 2012: La mise à jour et les frais de retour de la montre sont facturés 29.90 CHF (soit environ 23 EUR).

En tous les cas, je vous recommande de contacter le support de Polar avant d’envoyer votre montre ainsi qu’avant de remplir le formulaire en ligne, pour éviter les mauvaises surprises, surtout si vous avez acheté votre montre dans un autre pays que votre pays de résidence (sur Internet par exemple).

J’ai donc envoyé ma montre bien emballée à l’adresse du Service Center de Polar. N’oubliez pas d’accompagner l’envoi de la facture originale de la montre, ainsi que des documents imprimés lors de la demande de réparation en ligne!

Envoi de ma RC3 GPS

Elle m’est revenue environ une semaine plus tard, mise à jour effectuée, et accompagnée d’une facture pour mise à jour de 0 CHF.

Le fonctionnement de la page altitude après la mise à jour

La mise à jour ajoute donc une page aux différents profils d’entrainement qui utilisent le capteur GPS. Si le nombre de satellites n’est pas suffisant, aucune données ne s’affiche:

Polar RC3 GPS AltitudeUne fois le nombre suffisant de satellites « accrochés » par le capteur, la montre affiche l’altitude actuelle, ainsi que le dénivelé positif et négatif du parcours effectué jusque là:

Polar RC3 GPS Altitude

L’incrément d’affichage du dénivelé positif /négatif est de 5m. Il faut également savoir que l’altitude GPS n’est pas plus précise que +/- 20m, mais devrait donner des moyennes correctes sur l’ensemble d’une sortie. Par exemple, la photo ci-dessus a été prise juste devant chez moi, à une altitude d’exactement 700m.

Une fois l’activité terminée, le chargement des données sur polarpersonaltrainer.com s’effectue comme d’habitude. Les données de la sortie sont ensuite à nouveau « corrigées » selon la topologie de Google Maps.

Polarpersonaltrainer.com Altitude

Conclusion sur la mise à jour

La seule différence notable de cette mise à jour (à ce que j’ai pu voir car je n’ai eu accès à aucune « release note« ) est donc l’ajout de cette page pour afficher l’altitude « en direct » lors d’une sortie. A mon avis, cette mise à jour est intéressante, mais n’est de loin pas indispensable. Pour un pratiquant de course à pied ou de cyclisme régulier, avoir l’accès à l’altitude n’est pas très important tout en sachant que la courbe de dénivelé sera de toute manière disponible via polarpersonaltrainer.com à la fin de la sortie.

La plus grande information avec cette mise à jour est le fait que Polar continue à être à contre-sens du marché, et fait payer pour des mises à jour que quasiment tous leurs concurrents rendent possible directement en ligne, réalisable chez soi.

Pour tout savoir sur la Polar RC3 GPS, c’est dans ce test de fond en comble que ça se passe.

Choisir une combinaison de natation: quelques conseils

En ce mois de mai, quelques semaines avant le premier triathlon de la saison, l’heure des entrainements en combinaison de natation a sonné. Mais en ce début de saison de tri, un nouveau défi m’attendait, à savoir trouver une nouvelle combinaison de natation, plus adaptée pour moi que mon Aquaman Gold Cell actuelle. Non pas que la haute gamme de la marque française soit mauvaise, mais elle ne me convient peut-être finalement pas aussi bien que d’autres.

Le problème est que la saison passée, je n’ai jamais été très à l’aise dans ma combinaison néoprène. En effet, je me suis toujours senti « à l’étroit » au niveau des épaules dans ma Gold, et je me suis fixé comme objectif en ce mois de mai de trouver une nouvelle combinaison.

Ma combinaison 2013: Orca 3.8

Parmi les conseils que je peux donner, en illustrant mes propos par ma propre expérience:

1. Essayer impérativement la combinaison avant de l’acheter, au moins pouvoir l’enfiler. Il est en effet fortement déconseillé de se fier uniquement aux guides de tailles et de poids fournies par les fabricants pour choisir la taille de sa combi, à moins que l’on ne connaisse sa taille sur un modèle précis ou au moins une marque. Si les vendeurs de combinaisons seront peu enclins à vous laisser partir avec plusieurs modèles sous le bras en direction de la piscine (et cela se comprend vu le prix de ces combinaisons), ils devraient au moins vous laisser enfiler au magasin tous les modèles que vous souhaitez dans plusieurs tailles pour trouver la meilleure.

2. Savoir à peu près ce que l’on recherche avant d’aller au magasin. En effet, il existe pour chaque marque plusieurs gammes de prix et de types de combinaisons différentes, adaptées à différents profils d’utilisateurs. Arrivez donc chez le vendeur en ayant les réponses aux questions suivantes:

  • Quel est votre budget maximal. Il existe en effet des combinaisons qui vont de moins de 200 CHF (moins de 150 EUR) à plus de 750 CHF (plus de 600 EUR).
  • Quel est votre niveau en tant que nageur. Certaines combinaisons apportent en effet plus de flottabilité ou plus d’épaisseur de néoprène que d’autres. Les très bons nageurs recherchent souvent plus de glisse et moins de flottabilité.
  • Quelles distances allez-vous nager en compétition. Car là aussi, le choix de la combinaison pourra être influencé. La température de l’eau dans laquelle vous nagerez en compétition pourra aussi avoir son importance, par exemple pour un choix de combinaison avec ou sans manches.

3. Trouver le bon modèle et la bonne taille. La plupart du temps, vous ne pourrez essayer la combinaison qu’en magasin, mais assurez-vous des détails suivants pour le choix du modèle, et plus précisément de la bonne taille:

  • La combinaison doit coller à la peau sur tout le corps. Il doit y avoir le moins de « vide » possible, car ces espaces se rempliront d’eau et seront gênants si ils sont trop importants.
  • Toutefois, la combi ne doit pas être trop oppressante. Il faut savoir que certaines marques ont le « col » de la combinaison plus haut et plus serré que d’autres. Cela présente un avantage au niveau du faible entrée d’eau, mais peu être trop oppressant pour certains.
  • Assurez-vous d’enfiler correctement la combinaison, en remontant suffisamment les jambes ainsi que les manches, et en la plaquant correctement le long du corps, comme illustré par cette vidéo (en anglais):

  • Il est particulièrement important de laisser suffisamment « de mou » au niveau des épaules afin que la tension du néoprène n’entrave pas le mouvement de nage.
  • Effectuez plusieurs mouvements de bras une fois la combi enfilée et correctement fermée et assurez-vous que votre liberté de mouvement est le moins entravée possible.
  • Il faut encore savoir que certains modèles conviendront parfaitement à certaines morphologies, et pas à d’autres. C’est pourquoi il faut parfois ne pas acheter les yeux fermés le modèle que vous recommande un autre triathlète.
  • Certaines combinaisons auront plus tendances que d’autres à s’adapter et à légèrement se « détendre » que d’autres. Là, c’est l’expérience du vendeur qui prime, n’hésitez pas à lui poser la question. Il m’est arrivé pas plus tard que cette année de devoir changer ma combi pour une taille en dessous car la première s’était bien « détendue » (combi Orca 3.8 Enduro modèle 2013).

4. Si il s’agit de votre première combinaison, même si vous avez un gros budget, il ne vous sera peut-être pas profitable de choisir les modèles très haut de gamme. Certains modèles de milieu de gamme sont spécialement conçus pour les triathlètes débutants, apportant les avantages suivants:

  • Un néoprène un peu plus solide, qui ne se déchirera pas à la première erreur de manipulation lors de l’enfilage.
  • Une épaisseur de néoprène un peu plus importante au niveau du ventre et des jambes pour apporter plus de flottabilité, plus d’isolement thermique et un meilleur sentiment de « sécurité » dans l’eau au milieu d’un mass start avec des jambes et des bras hostiles partout autour de soi.
  • Une combinaison que vous pourrez garder longtemps comme combi d’entrainement même lorsque vous aurez investi pour une combinaison plus chère lors des saisons suivantes.

5. Une fois que vous avez acheté votre combinaison, voici encore quelques conseils, tant au niveau de l’entretient que de l’entrainement:

  • Consacrez suffisamment de temps à l’entrainement en portant votre combinaison. Nager avec ou sans combinaison présente des différences qu’il faudra apprendre et maitriser. Et cela ne se fera pas sans passer plusieurs heures avec votre combinaison en piscine (assurez-vous que votre combi sera acceptée dans votre piscine) ou en eau libre.
  • Rincez toujours votre combinaison à l’eau claire après utilisation et ne la pliez qu’une fois parfaitement sèche.
  • Ne la laissez pas suspendue trop longtemps sur un cintre, elle finira par se détendre.
  • Ne laissez pas sécher votre combinaison directement exposée au soleil.
  • Le néoprène est fragile. Si vous avez des ongles longs, utilisez des gants en tissu lorsque vous enfilez votre combinaison afin d’éviter de la déchirer.

La semaine passée, j’ai donc enfilé 4 combinaisons différentes, pour sélectionner deux modèles et enfin choisir une combinaison, la Orca 3.8 Enduro et finalement trouver la bonne taille. Comme je le souligne dans cet article, beaucoup de triathlètes autour de moi considèrent la combinaison Gold Cell de chez Aquaman comme étant la meilleure du marché, mais je n’ai jamais été très à l’aise dans cette dernière. J’ai pour l’instant de meilleures sensations dans ma nouvelle Orca 3.8!

Quelques adresses, proches de chez moi:

Pour les personnes habitant en Suisse romande, je peux vous conseiller le magasin Sportmax à Lausanne ou à Nyon pour l’achat de vos combinaisons. Grand choix de marques et modèles en stock et service impeccable.

De plus, sachez que la plupart des piscines en plein air du canton de Vaud vous accepteront avec votre combinaison sur le dos (saut peut-être si l’eau est à 27°C et que la piscine est très fréquentée…). Je fréquente les piscines suivantes avec ma combinaison régulièrement: Lausanne Montchoisi, Lausanne Bellerive, Prilly Fleur de Lys et Corseaux Plage.

Bonne chance à tous dans la quête de votre combinaison!

Le capteur de puissance PowerTap G3 testé de fond en comble (avec le Garmin Edge 510)

Lorsque j’ai décidé de m’équiper d’un capteur de puissance pour cette nouvelle saison, j’ai du analyser un peu le marché (lire l’article détaillé) puis choisir un modèle qui corresponde le plus possible à mon budget et à mes critères de choix. J’ai finalement opté pour le capteur PowerTap G3 de CycleOps.

PowerTap G3

A propos de ce test

Ce test a été effectué avec mon propre capteur PowerTap ainsi que mon propre Edge 510, que j’ai achetés à titre personnel. Tous les tests ont été effectués avec les dernières versions de firmware disponible sur le site de Garmin et de CycleOps.

Ce billet n’est pas sponsorisé, comme aucun de mes billets d’ailleurs. Pour en savoir plus sur ma politique de publication, c’est ici que ça se passe. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

Le choix du capteur

Après analyse des options disponibles actuellement, j’ai du choisir un capteur qui remplisse les critères suivants:

  • Facilement déplaçable d’un vélo (de route) à l’autre. En particulier entre mon vélo de route et mon vélo de triathlon.
  • Un capteur suffisamment précis à mesure directe (exit donc le PowerCal par exemple)
  • Un capteur compatible avec la norme ANT+ pour la transmission des données. Exit donc les Keo Power.

Capteur PowerTap G3Bien sûr, comme à peu près tout le monde, j’attendais désespérément la sortie des Garmin Vector, mais comme l’annonce de leur disponibilité se fera encore attendre jusqu’au mois de juillet au moins, j’ai finalement opté pour le PowerTap Pro, à monter sur l’une de mes Reynolds Assault.

Lorsque j’exposais ce choix à mon vélociste, il me faisait remarquer que le PowerTap Pro était en fin de vie, difficile à mettre à jour et que le fait que son électronique ne soit pas dissociée de sa partie mécanique rendait les opérations après-vente périlleuses. Pour ces raison, je revoyais mon choix vers le PowerTap G3.

Le choix de la roue et le montage

Après le choix définitif du capteur, mon mécanicien me fait remarquer à juste titre que certaines roues posent des problèmes lorsque l’on monte des rayons plus courts, ce qui est le cas avec le PowerTap car le moyeu devient plus gros. Je me suis donc assuré de la compatibilité de la roue avec le G3 auprès de Reynolds.

Ne restait plus qu’à commander le capteur, avec le bon corps de roue libre et le bon nombre de trous pour les rayons!

C’est mon mécanicien qui c’est occupé du reste: mesurer la taille de rayons nécessaires, croisés des deux côtés, monter le nouveau moyeu et recoller un boyau.

Quand j’ai reçu ma roue, elle était prête à rouler! Merci BBR Cycles!

La configuration avec le compteur Garmin Edge 510

Sur le compteur Garmin Edge 510, il faut créer un profil de vélo et activer le capteur de puissance. Ensuite, il faut activer le capteur en faisant tourner la roue « à vide » puis lancer la recherche pour que le Edge 510 puisse le détecter.

garmin_edge510_powermeter_join

Une fois le capteur détecté par le compteur, on peut effectuer le « calibrage » du capteur afin de s’assurer d’avoir des données correctes.

Calibrage du capteur de puissance

Il est aussi possible de configurer le Edge pour effectuer un « auto-calibrage » lorsque la puissance est à zéro au cours de l’utilisation.

Inclure ou ne pas inclure les zéros? Telle est la question!

Il est possible de configurer la manière dont le Garmin va enregistrer les données et calculer la moyenne de puissance sur la sortie. Soit en incluant toutes les parties de l’activité ou la puissance est à zéro, soit en les occultant.

Capteur de puissance inclure zéro

Ceci n’aura qu’un impact sur les données affichées sur Garmin Connect. L’interprétation des données par les autres outils listés ci-dessous ne sera pas affectées.

L’utilisation sur le vélo

Garmin Edge 510 - puissanceLe Garmin Edge 510 (et les autres appareils Garmin listés ci-dessous) propose désormais plusieurs champs liés à la puissance, dont:

  • Puissance instantanée.
  • Puissance moyenne sur les 3, 10 ou 30 dernières secondes.
  • Puissance moyenne sur l’ensemble de la sortie ou sur le circuit en cours.
  • Puissance normalisée (NP) sur l’ensemble de la sortie.

Le capteur supporte également le différentiel de puissance gauche/droite pour les capteurs qui le supportent (ce qui n’est pas le cas du PowerTap G3).

Comme le capteur de puissance utilise la norme ANT+, il fonctionne virtuellement avec tous les appareils supportant cette norme et prévus pour mesurer la puissance. Chez Garmin, les appareils suivants sont comptables:

  • Edge 705
  • Edge 800 et 810
  • Edge 500 et 510
  • Forerunner 310xt et 910xt

Bien sûr, la principale qualité du PowerTap est de mesurer la puissance, mais il mesure (ou plutôt estime) la cadence de pédalage. Ceci permet d’avoir une information de cadence même sans capteur dédié. Ceci est très utile pour estimer la cadence à laquelle la puissance développée est la meilleure.

L’analyse des données

Les données recueillies lors de la sortie pourront ensuite être analysées à l’aide de différents outils. Personnellement, j’utilise régulièrement les outils suivants:

  • Garmin Connect, l’interface web d’analyse des données de Garmin
  • PowerAgent, le logiciel fourni par PowerTap
  • GoldenCheetah, un logiciel libre d’analyse de données de puissance.

Dans ce billet, je ferais un rapide survol des possibilités de ces différents logiciels, car ils feront l’objet d’un article plus détaillé prochainement.

Garmin connect

L’interface en ligne de Garmin propose des données basiques d’analyse de la puissance téléchargées directement depuis le fichier du compteur. Premièrement, dans le détail de l’activité, un résumé de la puissance développée pendant la sortie apparait dans la colonne de gauche:

Garmin Connect résumé puissance

Garmin Connect affiche également un graphique de la puissance développée sur la sortie:

Garmin Connect graph de puissance

Il est possible grâce aux sélecteurs situés sur le graphique d’afficher la moyenne maximale développée sur une intervalle donnée (20 minutes dans l’exemple ci-dessous):

Puissance moyenne maximale sur 20 minutes

Comme indiqué plus haut, le capteur estime également la cadence de pédalage. Si la mesure semble relativement fiable, il arrive régulièrement que je note un ou deux « pics » par sortie, qui semblent être des erreurs de mesure, comme illustré par ce graphique:

PowerTap G3 graph cadence

Mais ce qui est intéressant dans le cas de la mesure de puissance, c’est plutôt la moyenne qui est très représentative:

Cadence moyenne

Poweragent de CycleOps

C’est le logiciel qui est fourni par le fabricant du capteur. Il est disponible gratuitement pour Windows et Mac. Il est possible d’importer les fichiers .fit directement depuis le compteur dans le fichier pour analyse.

PoweragentLe logiciel affiche la puissance moyenne développée sur plusieurs laps de temps, les courbes de puissance de la sortie en question, en parallèle de la courbe « idéale » en fonction des valeurs maximales calculées ou mesurées (soit par un test, soit par les données accumulées au fil des sorties).

GoldenCheetah

C’est un logiciel libre, téléchargeable gratuitement pour Windows, Mac ou Linux. A titre personnel, je le préfère largement aux deux précédents pour l’analyse de mes données de puissance. Il utilise également les fichiers .fit issus directement du compteur. Ce logiciel fait (presque) tout:

  • Affinage du profil de puissance du cycliste au fur et à mesure des différentes sorties.
  • Analyse de la puissance moyenne développée sur une fraction de temps (de 1 sec à 30 min) sur chacune des sorties.
  • Affichage du tracé du parcours avec puissance moyenne par tranche de 30 secondes.

Golden CheetahL’utilisation de Glden Cheetah est très vaste et n’entre malheureusement pas dans le cadre de cet article, mais fera l’objet d’un billet détaillé.

Entretien et mise à jour du capteur

PowerTap G3 ouvertLe PowerTap G3 est équipé d’une pile bouton CR2032. Pour la remplacer, un outil est fourni pour retirer la partie électronique du capteur. La pile peut ensuite aisément être remplacée.

La partie électronique est également munie d’un connecteur micro-USB qui est utilisé pour la mise à jour du firmware du capteur. Afin d’effectuer une mise à jour, il faudra en premier lieu installer le logiciel « Poweragent » disponible sur le site de CycleOps. Ce dernier est compatible Mac OS X et Windows, mais sur mon Mac, le logiciel n’a jamais réeussi à détecter le capteur, c’est pourquoi j’ai effectué la mise à jour avec mon Windows 7.

Une fois le logiciel installé, il faut retirer la pile du capteur puis le connecter au PC avec un câble micro-USB (qui n’était pas fourni en ce qui me concerne, mais que vous pouvez trouver ici par exemple).

Mise à jour du PowerTap G3Ensuite, dans le logiciel Poweragent, dans le menu « Tools » (Outils) -> « Firmware Update » (Mise à jour du Firmware) -> « Check for Firmware updates » (Chercher des mises à jour), le logiciel va rechercher si des mises à jour sont disponibles.

PowerTap G3 update via PoweragentSi une mise à jour est disponible, le logiciel va afficher le détail et vous proposer de l’installer:

PowerTap G3 UpdateEt normalement, la mise à jour est relativement rapide:

PowerTap G3 UpdateEst-il utile de rappeler qu’il ne faut en aucun cas déconnecter le capteur avant que la mise à jour ne soit terminée? Je vous conseille une fois la mise à jour terminée de déconnecter puis re-connecter votre capteur et rechercher à nouveau une mise à jour, car la mise à niveau de votre version peut nécessiter plusieurs étapes.

Conclusion

Bien sûr, il m’est impossible de tester la fiabilité du capteur car il s’agit du seul que je possède actuellement. Quoi qu’il en soit, il est annoncé à +/- 5% de précision par CycleOps. Je l’utilise depuis le début février, d’abord avec mon Edge 500 puis avec le Edge 510 qui a été utilisé pour ce test.

Je suis actuellement pleinement satisfait du fonctionnement de ce capteur. Il a toujours fonctionné parfaitement, et a parfaitement résisté à un nettoyage intensif après une sortie digne d’un parcours de cyclo-cross.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mon comparatif de différents types de capteurs de puissance disponible sur le marché, l’inconvénient majeur du PowerTap reste le fait qu’il soit lié à une roue, et que même si mes Reynolds Assault sont assez « passe partout », je ne peux bénéficier de la mesure de la puissance qu’avec cette roue là!

L’inconvénient du poids est par contre à mon avis à relativiser car le moyeu n’est pas aussi critique en terme de poids que le poids en périphérie de la roue, qu’il est plus difficile à mettre ou maintenir en mouvement à chaque coup de pédale…

Supporter ce site pour de futurs articles sur du matériel

Si vous souhaitez acquérir un capteur PowerTap et que vous souhaitez me donner un coup de pouce pour de futurs tests, merci d’utiliser l’un des liens suivants pour l’acheter sur amazon.fr!

Un dongle ANT+ plus petit pour synchoniser vos montres Garmin

Voici une petite astuce qui ne change pas vraiment la vie, mais qui peut rendre un peu plus pratique la synchronisation ou la mise à jour de montres Forerunner ou la Garmin Swim.

En effet, avec toutes les montres Forerunner (excepté la FR10) ainsi que pour la Garmin Swim, vous recevrez dans le package un stick USB de Garmin pour synchroniser les données de la montre sur votre ordinateur. Malheureusement, ce stick est relativement imposant et cela pose problème, sur un ordinateur portable en particulier, puisqu’il n’est pas possible de le laisser en permanence connecté.

Par contre, du côté de chez Suunto, marque qui produit également des montres de sport compatible ANT+, leur dongle Movestick Mini est clairement plus petit:

Stick ANT+ USB de Suunto et de Garmin

Au vu de sa petite taille, il peut rester à demeure sur mon MacBook Air sans avoir à le ranger à part lors de chacune de ses utilisation:

Stick ANT+ de Suunto

Au niveau du Garmin ANT Agent, le logiciel de synchronisation fourni par Garmin, je n’ai noté aucune différence entre les deux sticks USB. Il les détecte les deux exactement de la même manière:

Garmin ANT AgentJe n’ai ainsi constaté aucun problème particulier pour synchroniser mes Forerunner 610 et 910xt ainsi que ma Garmin Swim, et ceci aussi bien sur Mac OS X que sur un Windows 7.