Le capteur de puissance PowerTap G3 testé de fond en comble (avec le Garmin Edge 510)

Lorsque j’ai décidé de m’équiper d’un capteur de puissance pour cette nouvelle saison, j’ai du analyser un peu le marché (lire l’article détaillé) puis choisir un modèle qui corresponde le plus possible à mon budget et à mes critères de choix. J’ai finalement opté pour le capteur PowerTap G3 de CycleOps.

PowerTap G3

A propos de ce test

Ce test a été effectué avec mon propre capteur PowerTap ainsi que mon propre Edge 510, que j’ai achetés à titre personnel. Tous les tests ont été effectués avec les dernières versions de firmware disponible sur le site de Garmin et de CycleOps.

Ce billet n’est pas sponsorisé, comme aucun de mes billets d’ailleurs. Pour en savoir plus sur ma politique de publication, c’est ici que ça se passe. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

Le choix du capteur

Après analyse des options disponibles actuellement, j’ai du choisir un capteur qui remplisse les critères suivants:

  • Facilement déplaçable d’un vélo (de route) à l’autre. En particulier entre mon vélo de route et mon vélo de triathlon.
  • Un capteur suffisamment précis à mesure directe (exit donc le PowerCal par exemple)
  • Un capteur compatible avec la norme ANT+ pour la transmission des données. Exit donc les Keo Power.

Capteur PowerTap G3Bien sûr, comme à peu près tout le monde, j’attendais désespérément la sortie des Garmin Vector, mais comme l’annonce de leur disponibilité se fera encore attendre jusqu’au mois de juillet au moins, j’ai finalement opté pour le PowerTap Pro, à monter sur l’une de mes Reynolds Assault.

Lorsque j’exposais ce choix à mon vélociste, il me faisait remarquer que le PowerTap Pro était en fin de vie, difficile à mettre à jour et que le fait que son électronique ne soit pas dissociée de sa partie mécanique rendait les opérations après-vente périlleuses. Pour ces raison, je revoyais mon choix vers le PowerTap G3.

Le choix de la roue et le montage

Après le choix définitif du capteur, mon mécanicien me fait remarquer à juste titre que certaines roues posent des problèmes lorsque l’on monte des rayons plus courts, ce qui est le cas avec le PowerTap car le moyeu devient plus gros. Je me suis donc assuré de la compatibilité de la roue avec le G3 auprès de Reynolds.

Ne restait plus qu’à commander le capteur, avec le bon corps de roue libre et le bon nombre de trous pour les rayons!

C’est mon mécanicien qui c’est occupé du reste: mesurer la taille de rayons nécessaires, croisés des deux côtés, monter le nouveau moyeu et recoller un boyau.

Quand j’ai reçu ma roue, elle était prête à rouler! Merci BBR Cycles!

La configuration avec le compteur Garmin Edge 510

Sur le compteur Garmin Edge 510, il faut créer un profil de vélo et activer le capteur de puissance. Ensuite, il faut activer le capteur en faisant tourner la roue « à vide » puis lancer la recherche pour que le Edge 510 puisse le détecter.

garmin_edge510_powermeter_join

Une fois le capteur détecté par le compteur, on peut effectuer le « calibrage » du capteur afin de s’assurer d’avoir des données correctes.

Calibrage du capteur de puissance

Il est aussi possible de configurer le Edge pour effectuer un « auto-calibrage » lorsque la puissance est à zéro au cours de l’utilisation.

Inclure ou ne pas inclure les zéros? Telle est la question!

Il est possible de configurer la manière dont le Garmin va enregistrer les données et calculer la moyenne de puissance sur la sortie. Soit en incluant toutes les parties de l’activité ou la puissance est à zéro, soit en les occultant.

Capteur de puissance inclure zéro

Ceci n’aura qu’un impact sur les données affichées sur Garmin Connect. L’interprétation des données par les autres outils listés ci-dessous ne sera pas affectées.

L’utilisation sur le vélo

Garmin Edge 510 - puissanceLe Garmin Edge 510 (et les autres appareils Garmin listés ci-dessous) propose désormais plusieurs champs liés à la puissance, dont:

  • Puissance instantanée.
  • Puissance moyenne sur les 3, 10 ou 30 dernières secondes.
  • Puissance moyenne sur l’ensemble de la sortie ou sur le circuit en cours.
  • Puissance normalisée (NP) sur l’ensemble de la sortie.

Le capteur supporte également le différentiel de puissance gauche/droite pour les capteurs qui le supportent (ce qui n’est pas le cas du PowerTap G3).

Comme le capteur de puissance utilise la norme ANT+, il fonctionne virtuellement avec tous les appareils supportant cette norme et prévus pour mesurer la puissance. Chez Garmin, les appareils suivants sont comptables:

  • Edge 705
  • Edge 800 et 810
  • Edge 500 et 510
  • Forerunner 310xt et 910xt

Bien sûr, la principale qualité du PowerTap est de mesurer la puissance, mais il mesure (ou plutôt estime) la cadence de pédalage. Ceci permet d’avoir une information de cadence même sans capteur dédié. Ceci est très utile pour estimer la cadence à laquelle la puissance développée est la meilleure.

L’analyse des données

Les données recueillies lors de la sortie pourront ensuite être analysées à l’aide de différents outils. Personnellement, j’utilise régulièrement les outils suivants:

  • Garmin Connect, l’interface web d’analyse des données de Garmin
  • PowerAgent, le logiciel fourni par PowerTap
  • GoldenCheetah, un logiciel libre d’analyse de données de puissance.

Dans ce billet, je ferais un rapide survol des possibilités de ces différents logiciels, car ils feront l’objet d’un article plus détaillé prochainement.

Garmin connect

L’interface en ligne de Garmin propose des données basiques d’analyse de la puissance téléchargées directement depuis le fichier du compteur. Premièrement, dans le détail de l’activité, un résumé de la puissance développée pendant la sortie apparait dans la colonne de gauche:

Garmin Connect résumé puissance

Garmin Connect affiche également un graphique de la puissance développée sur la sortie:

Garmin Connect graph de puissance

Il est possible grâce aux sélecteurs situés sur le graphique d’afficher la moyenne maximale développée sur une intervalle donnée (20 minutes dans l’exemple ci-dessous):

Puissance moyenne maximale sur 20 minutes

Comme indiqué plus haut, le capteur estime également la cadence de pédalage. Si la mesure semble relativement fiable, il arrive régulièrement que je note un ou deux « pics » par sortie, qui semblent être des erreurs de mesure, comme illustré par ce graphique:

PowerTap G3 graph cadence

Mais ce qui est intéressant dans le cas de la mesure de puissance, c’est plutôt la moyenne qui est très représentative:

Cadence moyenne

Poweragent de CycleOps

C’est le logiciel qui est fourni par le fabricant du capteur. Il est disponible gratuitement pour Windows et Mac. Il est possible d’importer les fichiers .fit directement depuis le compteur dans le fichier pour analyse.

PoweragentLe logiciel affiche la puissance moyenne développée sur plusieurs laps de temps, les courbes de puissance de la sortie en question, en parallèle de la courbe « idéale » en fonction des valeurs maximales calculées ou mesurées (soit par un test, soit par les données accumulées au fil des sorties).

GoldenCheetah

C’est un logiciel libre, téléchargeable gratuitement pour Windows, Mac ou Linux. A titre personnel, je le préfère largement aux deux précédents pour l’analyse de mes données de puissance. Il utilise également les fichiers .fit issus directement du compteur. Ce logiciel fait (presque) tout:

  • Affinage du profil de puissance du cycliste au fur et à mesure des différentes sorties.
  • Analyse de la puissance moyenne développée sur une fraction de temps (de 1 sec à 30 min) sur chacune des sorties.
  • Affichage du tracé du parcours avec puissance moyenne par tranche de 30 secondes.

Golden CheetahL’utilisation de Glden Cheetah est très vaste et n’entre malheureusement pas dans le cadre de cet article, mais fera l’objet d’un billet détaillé.

Entretien et mise à jour du capteur

PowerTap G3 ouvertLe PowerTap G3 est équipé d’une pile bouton CR2032. Pour la remplacer, un outil est fourni pour retirer la partie électronique du capteur. La pile peut ensuite aisément être remplacée.

La partie électronique est également munie d’un connecteur micro-USB qui est utilisé pour la mise à jour du firmware du capteur. Afin d’effectuer une mise à jour, il faudra en premier lieu installer le logiciel « Poweragent » disponible sur le site de CycleOps. Ce dernier est compatible Mac OS X et Windows, mais sur mon Mac, le logiciel n’a jamais réeussi à détecter le capteur, c’est pourquoi j’ai effectué la mise à jour avec mon Windows 7.

Une fois le logiciel installé, il faut retirer la pile du capteur puis le connecter au PC avec un câble micro-USB (qui n’était pas fourni en ce qui me concerne, mais que vous pouvez trouver ici par exemple).

Mise à jour du PowerTap G3Ensuite, dans le logiciel Poweragent, dans le menu « Tools » (Outils) -> « Firmware Update » (Mise à jour du Firmware) -> « Check for Firmware updates » (Chercher des mises à jour), le logiciel va rechercher si des mises à jour sont disponibles.

PowerTap G3 update via PoweragentSi une mise à jour est disponible, le logiciel va afficher le détail et vous proposer de l’installer:

PowerTap G3 UpdateEt normalement, la mise à jour est relativement rapide:

PowerTap G3 UpdateEst-il utile de rappeler qu’il ne faut en aucun cas déconnecter le capteur avant que la mise à jour ne soit terminée? Je vous conseille une fois la mise à jour terminée de déconnecter puis re-connecter votre capteur et rechercher à nouveau une mise à jour, car la mise à niveau de votre version peut nécessiter plusieurs étapes.

Conclusion

Bien sûr, il m’est impossible de tester la fiabilité du capteur car il s’agit du seul que je possède actuellement. Quoi qu’il en soit, il est annoncé à +/- 5% de précision par CycleOps. Je l’utilise depuis le début février, d’abord avec mon Edge 500 puis avec le Edge 510 qui a été utilisé pour ce test.

Je suis actuellement pleinement satisfait du fonctionnement de ce capteur. Il a toujours fonctionné parfaitement, et a parfaitement résisté à un nettoyage intensif après une sortie digne d’un parcours de cyclo-cross.

Comme je l’avais déjà évoqué dans mon comparatif de différents types de capteurs de puissance disponible sur le marché, l’inconvénient majeur du PowerTap reste le fait qu’il soit lié à une roue, et que même si mes Reynolds Assault sont assez « passe partout », je ne peux bénéficier de la mesure de la puissance qu’avec cette roue là!

L’inconvénient du poids est par contre à mon avis à relativiser car le moyeu n’est pas aussi critique en terme de poids que le poids en périphérie de la roue, qu’il est plus difficile à mettre ou maintenir en mouvement à chaque coup de pédale…

Supporter ce site pour de futurs articles sur du matériel

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Un dongle ANT+ plus petit pour synchoniser vos montres Garmin

Voici une petite astuce qui ne change pas vraiment la vie, mais qui peut rendre un peu plus pratique la synchronisation ou la mise à jour de montres Forerunner ou la Garmin Swim.

En effet, avec toutes les montres Forerunner (excepté la FR10) ainsi que pour la Garmin Swim, vous recevrez dans le package un stick USB de Garmin pour synchroniser les données de la montre sur votre ordinateur. Malheureusement, ce stick est relativement imposant et cela pose problème, sur un ordinateur portable en particulier, puisqu’il n’est pas possible de le laisser en permanence connecté.

Par contre, du côté de chez Suunto, marque qui produit également des montres de sport compatible ANT+, leur dongle Movestick Mini est clairement plus petit:

Stick ANT+ USB de Suunto et de Garmin

Au vu de sa petite taille, il peut rester à demeure sur mon MacBook Air sans avoir à le ranger à part lors de chacune de ses utilisation:

Stick ANT+ de Suunto

Au niveau du Garmin ANT Agent, le logiciel de synchronisation fourni par Garmin, je n’ai noté aucune différence entre les deux sticks USB. Il les détecte les deux exactement de la même manière:

Garmin ANT AgentJe n’ai ainsi constaté aucun problème particulier pour synchroniser mes Forerunner 610 et 910xt ainsi que ma Garmin Swim, et ceci aussi bien sur Mac OS X que sur un Windows 7.

Revue du mois d’avril

Petit récapitulatif du mois écoulé, aussi bien sur le site que dans le monde du triathlon en général, et même plus…

La photo du moisBarrage de Rossens

Le barrage de Rossens, sur le Lac de la Gruyère, lors d’une sortie vélo club.

Sur le site et sur les réseaux sociaux

L’actualité du mois:

  • L’impensable lors du marathon de Boston: deux explosions quasi simultanées proches de la ligne d’arrivée, qui ont tué 3 personnes et blessé plus d’une centaine d’autres.
  • Assez inattendu (en tout cas pour moi): la faillite du label Tristar qui dépose donc le bilan, et qui renonce dans la foulée à l’organisation des prochaines manifestations.

Ce mois, voici la liste des billets publiés sur le site:

De plus, le billet sur la montre Polar RC3 GPS a été mis à jour concernant le bug de l’altitude de polarpersonaltrainer qui a été corrigé, et une nouvelle section traite de la planification d’entrainements fractionnés sur la montre!

Mises à jour de firmwares, d’applications mobiles et de logiciels

Polar propose une mise à jour gratuite (pour les montres achetées en 2013. 29.90 CHF pour les montres achetées en 2012) de sa montre RC3 GPS afin d’inclure dans les fichiers les données d’altitude. Cependant, il est nécessaire de renvoyer la montre chez Polar pour effectuer la mise à jour. Plus de détail dans un futur billet.

Garmin a mis à jour son application Garmin Connect Mobile avec le support des séances d’entrainement.

A venir

Les billets suivants sont en cours de rédaction, plus ou moins avancés:

  • Le test du capteur de puissance PowerTap G3 avec le Garmin Edge 510.
  • Comment avoir un meneur d’allure dans sa montre Garmin Forerunner.

Le compteur Garmin Edge 510 testé de fond en comble

Lorsque Garmin a lancé le Edge 500 il y a maintenant quelques années, il est rapidement devenu une référence absolue dans le milieu du cyclisme. Un compteur GPS et un fréquencemètre hautement configurable, qui s’associe à une multitude de capteurs différents, disposant d’une autonomie de plus de 10 heures pour accompagner le cycliste lors de ses sorties les plus longues. Tous les concurrents de Garmin comparaient leur produits au 500! Alors quand Garmin lance son successeur, le Edge 510, inutile de dire que les attentes sont grandes!

A propos de ce test

Ce test a été effectué avec mon propre Edge 510, que j’ai acheté à titre personnel. Tous les tests ont été effectués avec la dernière version du firmware disponible sur le site de Garmin.

Ce billet n’est pas sponsorisé, comme aucun de mes billets d’ailleurs. Pour en savoir plus sur ma politique de publication, c’est ici que ça se passe. Maintenant, passons aux choses sérieuses!

Le grand déballage

Le Edge 510 est conditionné dans un emballage sombre, sobre, qui contrairement aux produits Garmin que j’ai pu voir jusque là ne permet pas de visulaiser le produit au travers d’une fenêtre plastique:

Emballage du Edge 510

J’ai choisi de commander le compteur seul, sans les accessoires fournis dans le « Pack Performance », voici donc ce que contenait l’emballage:

Contenu Edge 510

Le pack contient:

  • Un adaptateur secteur USB avec plusieurs types de prises
  • Un câble USB – mini-USB pour la recharge et le transfert de données
  • Les notices d’utilisation et guide de démarrage rapide
  • Deux supports guidon simples.
  • Une sangle type « dragonne » pour le Edge.

Le Pack performance contient en plus:

  • Un capteur GSC 10 (capteur de cadence / vitesse ANT+)
  • Un support de guidon « Out Front mount »
  • Un capteur de fréquence cardiaque ANT+

Bien sûr, si ces accessoires ne sont pas fournis avec la pack de base, le 510 fourni reste néanmoins le même et est donc compatible avec tous ces accessoires!

A propos du compteur

Contrairement au Edge 500, le 510 dispose désormais d’un écran couleur LCD tactile. Nombre de boutons ont donc disparus au profit des fonction tactiles. Restent 3 boutons, le bouton « start / pause » en dessous à droite de l’écran, le bouton « reset » en bas à gauche et le bouton de marche / arrêt discrètement intégré sur le flanc de l’appareil:

Edge 510 boutons

Le support de fixation reste le même que pour la gamme de Edge 200/500/800 précédente, à savoir le support rond à fixation « quart de tour« . Le port mini-USB reste également inchangé:

Edge 510 port USB

Petite photo de famille avec trois générations de Edge, on constate que le 510 (à droite) est sensiblement plus grand que son prédécesseur, le 500 (au centre), et l’ »ancêtre », le Edge 210 (à gauche):

La famille Edge 1

La même chose au niveau de l’épaisseur:

Famille Edge 2

La différence de taille entre le 500 et le 510 se ressent aussi sur la balance.

Premier démarrage et mise à jour logicielle

Lors du premier démarrage, le Edge va vous poser les questions habituelles pour sa configuration, notamment la langue, la taille et le poids, les unités de mesure (métriques ou impériales) etc.

First setup du Edge 510

Une fois ces informations configurées, j’ai connecté le Edge à mon ordinateur et effectué la mise à jour vers la dernière version de firmware disponible. La mise à jour est tout ce qu’il y a de plus habituel: installer Garmin WebUpdater sur l’ordinateur et déconnecter/redémarrer le Edge quand cela est indiqué pour mettre à jour.

Mise à jour du Edge 510

Mise à jour du Edge 510Une fois la dernière version installée, le Edge 510 est prêt pour le test!

Caractéristiques et fonctions particulières

Le Edge 510 est un compteur de vélo très complet. Il est équipé entre autre des capteurs et technologies suivantes:

  • Altimètre barométrique
  • Capteur de température extérieure
  • Module de positionnement GPS + Glonass
  • Module Bluetooth pour communication en temps réél avec l’application Garmin Connect Mobile sur un Samrtphone.

Malgré le fait qu’il soit muni d’un module Bluetooth, le Edge 510 ne permet pas le couplage avec des capteurs Bluetooth, et il ne les supportera vraisemblablement jamais, la limitation étant matérielle (le module intégré ne supportant par la norme Bluetooth 4 nécessaire pour le support des capteurs).

Affichage, écran tactile et manipulation

La première grosse différence entre le Edge 500 et le Edge 510 réside dans le fait que ce dernier dispose d’un écran LCD tactile couleur. Comme il s’agit d’un écran à technologie résistive (contrairement aux écrans capacitifs des smartphones par exemple) son utilisation est possible même si il est mouillé ou avec des gants. Par contre, il ne semble pas supporter les mouvements par glissements ou le multi-touch.

Au niveau de la lisibilité, il est un cran au dessous de l’affichage du Edge 500, surtout en conditions de faible luminosité. Par exemple, lors de son utilisation sur mon vélo de piste, je suis quasiment obligé de laisser le rétro-éclairage allumé en permanence pour y voir quelque chose. En extérieur et en journée par contre, l’écran reste correctement lisible même sans rétro éclairage.

Au niveau de la manipulation, la plupart des opérations de réglage se fait donc maintenant via l’écran. Voici pourquoi, si l’on excepte le bouton d’allumage/arrêt, le nombre de boutons physiques est passé de 4 à 2.

Configuration des profils

La grosse différence dans la configuration du Edge 510 par rapport à son prédécesseur réside dans la notion de profils. Il existe deux types de profils:

  • Le profil du vélo, qui contiendra le détail des capteurs installés sur la machine, du diamètre des roues etc.
  • Le profil de l’activité, qui définira les différents champs à afficher à l’écran, la configuration des « auto pause » et « auto laps ».

La configuration est relativement simple. Il convient en premier lieu de configurer un profil de vélo:

Edge 510 Profils

Sur la première page de configuration du profil, il est possible d’ajouter des capteurs ANT+. Ces capteurs seront simplement détectés et enregistrés en les allumant et en les approchant suffisamment proche du compteur. Les capteurs à coupler avec un vélo peuvent être les suivants:

  • Capteur de vitesse ou capteur de cadence (ou un capteur réunissant les deux fonctions)
  • Capteur de puissance

Le capteur de fréquence cardiaque n’est pas ajouté à cette étape car il est configuré de manière globale et n’est pas lié à un profil en particulier.

Edge 510 profil vélo capteurs

Dans la partie suivante, en sélectionnant le nom du profil, il est possible de renseigner les différents paramètres du vélo, comme le diamètre des roues (pour le capteur de vitesse), le poids etc…

Edge 510 profil de vélo

Dans mon cas, j’ai configuré 3 profils de vélo:

  • Route Power: avec comme accessoire connecté le capteur de puissance PowerTap.
  • Piste: avec comme accessoire connecté le capteur GSC10 de mon vélo de piste.
  • GPS: sans aucun accessoire. Ce profil est utilisé aussi bien sur mes vélos de route sans capteurs ANT+ que sur mon VTT.

Une fois le profil de vélo défini, il faut configurer des profils d’activité. Dans ces profils, les éléments suivants sont configurés:

  • Les champs à afficher sur les différentes pages.
  • Les fonctions d’auto-pause ou d’auto-lap.

La configuration des profils commence avec les différentes pages et les différents champs de données affichés. Les champs affichés varient d’un profil à l’autre, mais dans les grandes lignes les données qui m’intéressent le plus sont les suivantes:

  • Vitesse instantanée
  • Fréquence cardiaque
  • Puissance instantanée (pour les profils ou le capteur est présent)
  • Distance parcourue
  • Temps effectif
  • Dénivelé positif

Edge 510 en route

Il est ensuite possible de créer des profils spécifiques à certaines activités, comme par exemple:

  • Un profil pour des séries d’intensité basées sur la fréquence cardiaque
  • Un profil pour des séries d’intensité basées sur la puissance
  • Un profil spécifique pour la piste…

Les autres paramètres

Parmi les nouveautés apportées par le 510 figure la localisation conjointe avec les technologies GPS (système de positionnement par satellite développé par l’armée américaine) et Glonass (système identique développé par la Russie). Il est possible de configurer la localisation en combinant les deux technologies ou en utilisant que le GPS, avec les avantages suivants:

  • GPS + Glonass: Localisation des satellites plus rapide et positionnement plus précis, mais consommation d’énergie légèrement supérieur.
  • GPS seul: Utilise moins d’énergie mais la localisation des satellites peut prendre plus de temps, et la précision du positionnement sera moindre.
  • Désactivé: La localisation par satellite est désactivée, et la source de vitesse sera un capteur de vitesse installé sur le vélo. Typiquement mon choix sur la piste.

Edge 510 GPS et Glonass

L’utilisation basique pour le suivi d’une sortie

Une fois les profils configurés, l’appareil se lance sur la page de sélection des profils. On peut alors choisir le profil de vélo (en haut) puis le profil d’activité (en bas). Une fois le choix effectué, on peut lancer le chrono et l’enregistrement. Il est alors possible de naviguer entre les différentes pages en touchant l’écran puis en utilisant les flèches gauche et droite qui apparaissent en sur-impression.

Edge 510 Activité

Une fois l’activité terminée, à savoir après une pression sur le bouton de démarrage / fin d’activité (le bouton de droite sous l’écran), le compteur demande si il faut enregistrer l’activité. En appuyant une nouvelle fois sur ce même bouton, l’enregistrement reprend.

Edge 510 fin d'une activité

Le bouton de gauche permet de marquer un « tour » ou un temps intermédiaire lors d’une activité.

Planifier un parcours

Depuis Garmin Connect, il est possible de dessiner un parcours sur la carte à l’aide d’un outil relativement facile à utiliser par ailleurs (dans l’onglet « Planifier – Parcours« ).

En cliquant sur le lien « Créer un parcours« , on entre alors en mode édition sur la carte. On peut ensuite construire son parcours en cliquant sur les différents points de passages, qui vont se « relier » par les routes les plus appropriées. Le système fonctionne relativement bien, même si il faut parfois s’y reprendre un peu.

Garmin Connect création d'un parcoursUne fois le parcours défini, on peut également modifier l’allure moyenne que l’on pense faire (ceci va également créer un « virtual partner » si l’option est activée).

edge510_parcours_02

Une fois le parcours défini, on peut l’envoyer sur le Edge avec le lien « Envoyer à l’appareil« .

Garmin Connect parcours

Une fois le parcours enregistré dans le Edge, on peut démarrer le parcours puis le suivre via une page additionnelle. Par contre, sur le 510 qui n’embarque pas de cartographie, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de super convivial au niveau du suivi du parcours!

Edge 510 parcours

Planifier un entrainement

Dans l’interface de Garmin Connect, il est également possible de planifier des entrainement de types intervalle:

Entrainement Garmin Connect

J’ai donc créé un entrainement par exemple basé sur la puissance. Après un échauffement d’une durée libre (après pression du bouton « tour« ) démarre une série de 10x 5 minutes durant lesquelles je devrais me situer dans une plage de puissance de 290 à 310 watts, suivies de 1 minute 30 de récupération active:

Entrainement Garmin Connect

Une fois l’entrainement défini et enregistré, on peut l’envoyer sur le Edge avec le bouton « Envoyer à l’appareil« .

Envoyer l'entrainment au Edge 510

Le fichier devrait être transféré très rapidement sur l’appareil:

Envoyer l'entrainement sur le Edge 510

Pour démarrer l’entrainement, il faut aller le chercher via le menu « Entrainement« :

Le menu Entrainement du Edge 510

La liste des entrainements enregistrés dans l’appareil s’affiche alors:

Liste des entrainements sur le Edge 510

En sélectionnant l’entrainement souhaité, il suffit alors de choisir « Faire l’entrainement » pour lancer l’activité:

Suivre un entrainement sur le Edge 510

Couplage avec un Smartphone et Garmin Connect Mobile

Garmin a sorti en même temps que les Edges 810 et 510 l’application Garmin Connect Mobile pour iOS et Android. Cette application permet entre autres de communiquer avec le compteur via la connectivité Bluetooth.

Coupler le Edge 510 avec un Smartphone

Une fois connectés, les fonctions disponibles sont les suivantes:

  • Une fois l’activité terminée, elle est automatiquement envoyée sur Garmin Connect avec la connexion mobile du Smartphone.
  • Il est possible de consulter la météo du lieu actuel sur le compteur directement, le smarthpone peut donc rester tranquillement dans la poche ou dans le sac étanche.
  • Il est possible de lancer un « Live Tracking » via e-mail ou les réseaux sociaux depuis le téléphone (cette fonction sera décrite en détail dans un futur billet).

La météo sur le Edge 510

Utilisation avec une balance ANT+

Les Edges 510 et 810 (sortis en même temps) sont les premiers compteurs de la gamme Edge à être compatibles avec les balances ANT+, rejoignant dans la gamme Garmin les Forerunner 610 et 910xt. Utiliser un appareil Garmin avec une balance compatible ANT+ permet d’effectuer le suivi de son poids et de sa condition physique sur Garmin Connect. J’ai testé le Edge 510 avec ma balance Tanita BC-1000.

Balance ANT+ Tanita BC-1000

L’utilisation est très simple. la première étape consiste à se rendre dans le menu principal et choisir « Balance« :

Garmin Edge 510 balance

Une fois l’option sélectionnée, le compteur va chercher la balance:

Garmin Edge 510 balance

Garmin Edge 510 balance

Dès que la balance est trouvée, la LED verte s’allume sur cette dernière, il suffit alors de monter dessus!

Dès que la balance est trouvée, la LED verte s'allume sur cette dernière, il suffit alors de monter dessus!

Une fois la mesure effectuée, il suffit de se rendre sur Garmin Connect avec le Edge connecté à l’ordinateur, et de choisir l’option « Télécharger les données sur la santé« :

Télécharger les données sur la santé de Garmin Connect

Il est ensuite possible sur Garmin Connect de suivre l’évolution des données sous forme de graphique pour les valeurs suivantes (en fonction de ce que supporte la balance):

  • Poids
  • Graisse corporelle
  • Eau corporelle
  • Masse osseuse
  • Masse musculaire
  • Évaluation de la constitution physique
  • Graisse viscérale
  • Age métabolique
  • Métabolisme de base

Garmin Connect, suivi du poids

D’autres fonctions du Edge 510

Parmi les autres fonctions disponibles, on citera les habituelles fonctions que l’on retrouve dans maintenant tous les appareils Garmin, comme le Retour au départ:

Edge 510 retour au départ

Ou des fonctions comme le Virtual Partner:

Edge 510 Virtual Partner

Conclusion

Comme je le disais en introduction, l’attente était grande au vu du succès du Edge 500. Et le Edge 510 apporte quelques améliorations bienvenues, comme les profils d’activité qui permettent de jongler facilement entre plusieurs types d’activités. Cette fonction rend vraiment l’utilisation au quotidien plus pratique. L’écran plus grand permet également d’afficher plus de données sur une seule page ce qui est agréable.

Par contre, je trouve que la navigation entre les pages est un peu plus compliquée via l’écran tactile plutôt que par un bouton physique. De plus, lors de mes activités sur la piste, j’ai trouvé l’écran du 510 bien moins lisible que celui du 500. Il m’a fallu utiliser le rétro-éclairage pour mes activités sur la piste. L’autonomie semble aussi bonne que celle du 500 si l’on n’active pas le Bluetooth et le rétro-éclairage de l’écran.

On regrettera tout de même que Garmin n’ait pas jugé utile d’équiper son nouveau Edge d’un module permettant l’utilisation de capteurs Bluetooth.

Et bien sûr, ce billet sera mis à jour dès que des fonctions supplémentaires ou des améliorations verront le jour!

Ressources sur le Edge 510

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20km de Lausanne 2013

C’est devenu une habitude en ce début de saison, à l’instar de tout ce printemps: la météo était pourrie en ce samedi 27 avril, jour des 20km de Lausanne. Mais la météo défavorable ne devait me faire perdre de vue mon objectif d’approcher les 1h30 sur ce parcours très vallonné.

20km_lausanne_2013_02

La température aujourd’hui n’était pas non plus digne de la fin du mois d’avril. C’est pourquoi je me rendais sur les lieux de la course qu’en milieu d’après-midi. Un peu plus d’une heure avant le départ des 10km, un peu plus de deux heures avant mon départ. Au moment ou j’arrive, ce sont les écoliers qui en terminent avec leurs 2km.

20km_lausanne_2013_01

Je profite de récupérer mon dossard avant d’aller assister au départ des 10km. A cet instant, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Les conditions sont de fait optimales pour une compétition de course à pied.

20km_lausanne_2013_03

La course

Au moment d’aller me changer, la pluie commence à tomber. Le temps que je sorte des vestiaires, et de grosses gouttes sont déjà en train de tomber. J’emmène donc mon sac vers le stade Samaranch, et y reste à couvert en attendant le départ. A 10 minutes du coup de pistolet, je rejoins mes coéquipiers du Tri Team Lutry dans le bloc 1. La pluie toujours.

Au coup de pistolet, tout le monde s’élance. Il est peu dire que le départ est une délivrance, car il commençait à faire froid dans le bloc de départ. Dans les premiers kilomètres, il est important de ne pas partir en sur-régime, afin de ne pas se griller, comme de trop nombreux coureurs le font.

Jusqu’à la tour Haldimand, le parcours est très plat, et mon allure cible se situe entre 4min et 4min15 au kilomètre. J’arrive à tenir cette allure, mais plus proche des 4min15 tout de même. Afin d’atteindre mon objectif de 1h30, soit une moyenne de 4min30 au km, il faut que je prenne un peu d’avance sur la partie plate. A partir de là, la route s’élève une première fois sur l’avenue du Denantou. A l’entame de la montée, je commence à imaginer que je n’arriverais pas à atteindre mon objectif. J’ai un peu de mal à maintenir l’allure et un point de côté dont je n’arrive pas à me débarrasser.

Pourtant, les parties plates me permettent encore de maintenir l’allure, mais en descendant les Figuiers sur le giratoire de la Maladière, voilà que mon mollet droit commence à me faire souci. Ça tire, c’est contracté et si ça ne fait pas vraiment mal, ça m’inquiète car je me demande si mon mollet va tenir jusqu’au bout. Tant que je monte, il n’y a pas de problème, mais en descente ça se manifeste de nouveau. A ce moment, la bonne nouvelle c’est que mon point de côté a disparu et que je me sens de mieux en mieux dans ma course… A part mon mollet, mais pour l’instant, il tient!

Comme chaque année, le premier passage que je trouve très difficile c’est l’enchainement: Av. de Milan – Fleurettes – Ch. du Mont Tendre et Av. du Belvédaire. Jusqu’au Flon, il faut serrer les dents, mais ça passe en maintenant l’allure prévue. Je suis dans les temps. Au kilomètre 10, je me permet même de passer avec 15 secondes d’avance en 44min45. Deuxième passage compliqué: Rue Pépinet, Rue de Bourg et Pont Bessière et enfilade jusqu’à la place du château. Cette fois-ci, j’ai perdu du temps et je me retrouve environ 45 secondes en retard par rapport à mes temps de passage souhaités. Mais deux choses me laissent penser que « ça va le faire »: premièrement, plus les kilomètres passent, plus je me sens à l’aise, et deuxièmement, mon mollet tire toujours mais tient bon.

Passée la place du château, le plus dur est fait. Malgré ma presque minute de retard, je sais que les kilomètres qui restent vont se courir plus vite que 4min30 au kilomètre, et donc que je vais récupérer bien plus de temps que le retard que j’ai à ce moment. Et même si je ne suis pas très à mon aise en descente, déjà en temps normal, mais en plus aujourd’hui avec mon problème, je cours quand même autour des 4min au km dans la descente. Quelques frayeurs dans les descentes autour de la place de la Riponne, car la pluie qui redouble rend la route bien glissante. Je ne prends pas trop de risques et j’arrive de nouveau au Flon, encouragé par les sirènes des pompiers de Lausanne.

20km_lausanne_2013_04Il ne me reste plus qu’à gérer ma descente: Provence puis la Vallée de la Jeunesse, et je me retrouve à 3km de l’arrivée avec déjà plus d’une minute d’avance sur l’horaire des 1h30. Et je vais vous dire qu’en arrivant à Vidy sous des trombes d’eau, je me dis que le point positif, c’est que ça ne sentira pas les relents de merguez grillée sur le chemin du retour. Voyons le bon côté des choses!

Quand j’entre dans le stade de Coubertin, c’est le déluge. Je passe la ligne d’arrivée en 1h27min et 42 secondes. Mon record sur ce parcours! Objectif atteint!

Après la course

Au vu de la température et de mon T-Shirt (et de tout le reste) qui est complètement détrempé, il s’agit de ne pas perdre de temps. Après avoir récupéré ma médaille et un peu à boire, je me rend le plus vite possible vers mes affaires pour enfiler du sec. Je me change et je vais prendre le bus pour retourner à ma voiture et aller profiter d’une bonne douche.

Le parcours

Le parcours complet est disponible ici.

Le bilan

L’an passé, j’avais vécu une excellente course lors des Traine Savates, puis j’avais fait une performance (mais surtout un ressenti sur la course) en demi-teinte lors des 20km. Cette année, c’est vraiment le contraire: pas en pleine forme et performance en dessous lors de la course de Cheseaux, j’ai réalisé une course presque « prafaite » par rapport à ma condition actuelle à travers Lausanne. Bilan positif donc après les deux premières courses de la saison.

Le matos

J’ai couru ces 20km de Lausanne en short/T-Shirt mais avec des manchettes de vélo Assos sur les bras. J’ai utilisé ma Garmin 910xt pour me chronométrer et mes allures pour passer sous les 1h30 étaient pré-programmées dans la montre (un prochain billet arrivera avec les détails).

J’ai utilisé des manchons de compression « CompressSport » et mes chaussures Asics Piranha SP4.