Compte rendu

Ironman 70.3 Wiesbaden 2013

Publié 12 août 2013 à 12 h 07 min   /   par   /   commentaires (2)

Deuxième compétition de l’année sur la demi-distance, cette course à Wiesbaden était l’occasion de me tester sur un parcours vélo exigeant et théoriquement sur un circuit de course à pied rapide. Et si le vélo tiendra toutes ses promesses, il en ira un peu différemment pour la course à pied.

Ironman 70.3 WiesbadenNous arrivons à Wiesbaden en train le vendredi. Le temps de récupérer mon dossard et tout le nécessaire du parfait petit triathlète, nous allons directement à la pasta party. A ce propos, je crois que la qualité de cette effusion de pâtes, quelle que soit la course, devient qualité de plus en plus médiocre. Pour avoir essayé les pasta party de plusieurs compétition, force est de constater que ce n’est jamais un grand moment de gastronomie.

Ironman 70.3 Wiesbaden

Quoi qu’il en soit, le lendemain matin petit tour en ville à travers le marché pour une bonne dose de belles couleurs! Il faut bien dire les choses comme elles sont, cette ville est très belle!

Ironman 70.3 WiesbadenEnsuite, il est temps de passer par le briefing. Plus on est habitué à ce genre de compétition, plus ce genre de séances d’informations deviennent répétitives. Mais parfois, une information utile surgit au milieu des banalités, il reste donc intéressant d’y faire un tour.

Ironman 70.3 Wiesbaden

Après le briefing et le repas de midi, vient le moment de préparer le matos, et d’aller le mettre en place dans la zone de transition située à 40 minutes de bus de Wiesbaden. En effet, la première transition n’est pas située au même endroit que la seconde, au plein centre de Wiesbaden. Je met donc en place mon KOM et mon sac vélo en place, et charge mon sac course à pied dans le camion qui le ramènera à Wiesbaden pour la deuxième transition.

Toutes les affaires prêtes, nous allons jeter un œil au parcours de natation. C’est là que nous croisons et discutons un peu avec Daniely Ryf, suissesse ayant participé au JO de Londres et qui remportera la course femme du lendemain!

Ironman 70.3 Wiesbaden

Quand au plan d’eau, il s’agit de nager dans un lac artificiel, pas très attirant au premier abord et dont l’eau est tout sauf limpide et dans laquelle on ne voit pas grand chose. La parcours est constitué d’une demi-boucle puis d’une sortie de l’eau de quelques dizaines de mètres avant de revenir par l’extérieur.

Retour ensuite à Wiesbaden. Souper et retour à l’hôtel.

Le matin de la course, nous montons dans la navette qui nous emmène sur le lieu de départ à 6h00. Arrivée sur place vers 6h45, peu de choses près une heure avant mon départ. Pas grand chose à préparer sinon vérifier que mes boyaux sont toujours bien gonflés et enfiler la combinaison, autorisée dans ce lac annoncé à 20°C (mais probablement un peu plus chaud…)

La natation

Ironman 70.3 Wiesbaden

Le temps passe, et je me dirige vers la zone de départ. Entrée dans l’eau dix minutes avant le coup de feu fatidique annonçant le départ de ma catégorie. Nous avons une centaine de mètres à nager pour nous mettre en position derrière la ligne. Attente de quelques minutes et c’est parti! La première partie de la natation consiste à longer les bouées jaunes pour arriver au demi-tour sur la berge en face. A noter que la carte ci-dessous ne semble pas vraiment très juste au niveau des contours du lac.

Ironman 70.3 Wiesbaden

Natation plus ou moins tranquille hormis le départ et les dernières bouées ou on frotte un peu, mais sans que cela ne soit vraiment gênant. Ce qui l’est un peu plus, c’est le fait que je n’ai plus nagé en combinaison depuis Haugesund et que cela se ressent. Je commence à fatiguer un peu sur le retour. Je sors finalement de ces 1900m en 32 minutes 02. Je limite la casse en fonction de mon manque de préparation en combinaison. Temps correct mais sans plus.

Le vélo

La transition se passe dans le sable jusqu’à la tente. Un air de Lanzarote. Je profite des bassines d’eau pour enlever un peu le sable à l’entrée, mais il m’en reste quand même u peu au moment ou j’enfile mes chaussettes. Casque sur la tête et lunettes de soleil sur le nez, je cours vers mon vélo et je sors de la zone en sautant dessus. J’enfile mes chaussures et c’est parti.

La météo à ce moment est nuageuse, mais sans risque de pluie, et la température autour des 17°C. Ce sera d’ailleurs le cas sur la plus grande partie du parcours vélo.

Les 30 premiers kilomètres de ce parcours sont assez plats et roulants. Je ne suis pas vraiment aussi efficace sur mon vélo de route que les fusées sur leur vélo de chrono, et je peine à trouver mon rythme. Ce ne sera qu’après les premières bosses autour du kilomètre 20 que je trouve de bonnes jambes. Mon capteur de puissance me donne de plus en plus des chiffres intéressants! Au kilomètre 30, quand la route s’élève pour de bon, je fais l première grosse montée en restant quasiment tout le long sur la gauche de la file. Je reprend tous ces gens sur leurs vélos de chrono avec de belles roues hautes qui peinent à emmener tout ce bazar dans les côtes.

Ironman 70.3 Wiesbaden

Le parcours est joli, alternant entre forêts, villages et routes plus larges. Le revêtement est très variable, d’excellent à certains endroits à vraiment pourris dans certains villages, voire même un peu dangereux ici et là si on est pas à son affaire.

La suite du parcours est une vraie succession de montées – descentes assez casse-pattes. Au kilomètre 70 environ, mon capteur de puissance qui flirtait jusque là autour des 300 watts dans toutes les côtes me fait savoir que j’arrive à la limite en ne montant plus qu’à 260 watts. Jusqu’au kilomètre 65 je pensais pouvoir passer sous les 3h pour ce parcours, car ma moyenne se trouve autour des 29km/h et je sais que la fin du parcours est en descente. Mais la successions de difficulté dans les kilomètres suivants me laisse penser qu’il n’en ira pas ainsi.

Il est temps que tout cela se termine. La dernière montée jusqu’au kilomètre 73 fait mal, mais ensuite c’est une longue descente pour le retour à Wiesbaden. L’occasion rêvée de décontracter un peu les jambes et de bien se ravitailler avant le semi-marathon qui s’annonce compliqué au vu de l’énergie dépensée à pédaler.

En arrivant enfin à la transition, je me dis qu’au vu du parcours, même si je manque probablement d’entrainement sur ce type de terrain, était propice à mon vélo de route et que l’option de rennoncer au vélo de chrono était bonne. Peut-être aurait-il fallu que je monte des prolongateurs sur le guidon, mais la différence aurait probablement été anecdotique.

La fin du parcours n’est pas annoncée, et après un virage à angle droit, je vois l’entrée du parc à 30 mètres environ. Je n’ai jamais déchaussé aussi vite pour poser le pied à l’extrême limite avant la ligne… Vélo effectué en 3h04min 54.

La course à pied

Après avoir passé mon vélo à un bénévole, je cours chercher mon sac. La numérotation un peu bizarre des racks et le fait que nous n’ayons pas reconnu le lieu fait que je dois le chercher quelques secondes. Ensuite, enfilage des chaussures et c’est parti pour ce semi-marathon qui devrait être plat.

Ironman 70.3 Wiesbaden

En réalité, ce parcours est très usant… 4 boucles de 5km au plein centre de Wiesbaden en traversant un parc. Entre les montées, descentes, passages de petits ponts et les multiples virages, on est toujours en train de relancer. Pas très à mon aise sur les premiers kilomètres, je comprends après la première boucle effectuée en 28 minutes que ce semi-marathon va être long.

Ironman 70.3 Wiesbaden

Sur les ravitaillements, j’alterne entre les rations de sel, le coca et l’eau. Il me faut du sucre pour pouvoir arriver au bout! Les nuages ont disparu laissant place au soleil. Heureusement, une bonne moitié de cette boucle se passe à l’ombre des arbres du parc. Au deuxième tour, l’allure reste la même qu’au premier, et vu l’état de mes jambes je me dis que je devrais réussir à maintenir l’allure jusqu’à la fin.

Les jambes sont lourdes mais j’entame mon dernier tour, c’est toujours plus motivant de se dire qu’il ne reste que 5 kilomètres. Dernier demi-tour et je prends la direction de la ligne d’arrivée. Semi-marathon en 1h54min 49. J’en termine en 5h37 pour mon 4ème 70.3.

Au vu des classements, le niveau moyen de cette course doit approcher le meilleur niveau mondial. Comptant pour les championnats d’Europe, cette course voit s’affronter les meilleurs, offrant à 30 d’entre eux une qualification pour les championnats du monde d’Ironman à Hawaii, et pour 40 autres les championnats du monde de 70.3, ayant lieu pour la dernière fois à Las Vegas.

Me reste un mois pour me remettre et me préparer pour le 3ème 70.3 de la saison à Muskoka au Canada, avec entre deux le triathlon de distance olympique à Lausanne!

Le matos

Pour cette course j’ai utilisé:

Commentaires (2)

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Commentaire
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  • 12 août 2013 à 22 h 50 min Tim

    Super résumé, j’ai hâte de lire la prochaine course!!!

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    • 14 août 2013 à 20 h 50 min nakan

      Merci! Et j’ai hâte de prendre part à la prochaine course puis d’en écrire le compte-rendu! Mais là c’est deux semaines de « pause » en attendant le classic de Lausanne ;-)

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