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Le marché de la montre multisport ou d’ultra a-t-il oublié les femmes ?

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A chaque sortie d’un nouveau modèle de montre outdoor ou multisport haut de gamme, je retrouve la même déception d’une catégorie de population souvent délaissée par ces modèles, mais pourtant bien présente en nombre sur les lignes de départ des courses les plus exigeantes du monde: les femmes. En effet, les montres les plus haut de gamme des différents fabricants, prévues pour les épreuves les plus longues (ultra-marathon, ultra-trail, Ironman etc…) sont très souvent des modèles massifs. Ces derniers s’adapteront parfaitement aux poignets des baroudeurs au look de Barracuda de l’Agence tout risques. Le résultat sur un poignet féminin plus fin est non seulement peu esthétique, mais également souvent peu confortable… Petit tour de ce qui existe tout de même sur le marché!

Les femmes dans les sports d’ultra endurance

En 2017, les femmes représentaient 15% des inscriptions au différentes épreuves de l’UTMB. Sur le circuit Ironman global, elles représentent 20% des athlètes alignés sur la ligne de départ. Ces chiffres sont en constante augmentation.

Pour une marque d’équipement sportif, ces chiffres représentent immédiatement une opportunité, une part de marché importante et croissante. Mais pourtant, dans le marché spécifique de la montre cardio GPS mutli-sport destinée à ce genre d’épreuves, peu de modèles sont proposés à la clientèle féminine…

Pourquoi des montres spécifiques ?

Mais finalement, pourquoi faudrait-il différencier les montres en fonction du sexe? Le sexisme ordinaire, dans lequel notre société est engluée, a-t-il encore besoin de cette différenciation aujourd’hui?

D’un point de vue fonctionnalités, les femmes ont vraisemblablement besoin des mêmes données tous les athlètes masculin: distance, durée, fréquence cardiaque, suivi de traces GPS… De ce côté là, peu ou pas de différences.

D’un point de vue de la montre elle-même, par contre, c’est une autre histoire. Personnellement, j’ai des poignets assez fins, et j’ai pratiqué un entrainement de VTT assez intensif au courant de l’été 2019 avec un exemplaire de la fenix 5X Plus au poignet. Le plus gros modèle de chez Garmin. Au fur et à mesure de la sortie, vibrations, chocs, sauts, descentes techniques… La montre, bien que correctement serrée, se déplaçait joyeusement sur mon poignet au point que j’avais mal à la fin de ma sortie. Donc à porter une montre trop lourde ou trop grande, on peut effectivement rapidement trouver de l’inconfort, pour le moins.

En plus, à cause du poids et de sa tenue aléatoire au poignet, le cardio optique, déjà moyen en terme de précision, devient complètement inutile.

Donc de ma propre expérience: il faut trouver une montre adaptée à la taille de son poignet. Que l’on soit un homme ou une femme. Pour le confort et la précision. Enfin, aujourd’hui, une montre est aussi un accessoire de mode, que l’on porte souvent en permanence. Autant avoir un objet qui nous plait au poignet, et là aussi, tout le monde est différent. Hommes ou femmes.

Des contraintes universelles

Il n’en demeure pas moins que les contraintes inhérentes aux épreuves de longue distance sont identiques pour tout le monde au départ: homme, femmes, pros ou amateur… La première est la durée. Un ultra-trail, ça dure de nombreuses heures. Et l’autonomie est un point capital. Plus d’autonomie signifie inévitablement une batterie plus grosse, et donc une montre plus grosse…

Alors faut-il sacrifier de la fonctionnalité ou de l’autonomie pour avoir une montre plus compacte et légère: malheureusement oui, c’est mathématique. Mais aujourd’hui, on trouve des modèles plus petit qui offrent des performances honorables.

Quelles offres sur le marché ?

Bien sûr, les marques ont bien compris que les femmes sportives représentaient un marché qu’il ne fallait pas négliger. Et on trouve des montres spécifiquement destinées aux femmes, de par leurs format, leurs couleurs ou les accessoires proposés. Mais souvent, il s’agit de modèles « fitness » plutôt basiques et généralistes.

Polar avec la Ignite, Garmin avec ses variantes de Vivoactive ou de Venu, Suunto avec la Suunto 3 Fitness… Couleurs pastel, boitiers dorés ou cuivre, formats compacts et fins. L’offre est clairement différenciée.

Mais dans les modèles pour de l’ultra endurance, que l’on regarde la Grit X de Polar ou la Suunto 9, on a déjà au poignet de sacrés taquets…

Toutefois, deux modèles à mon sens méritent d’être cités pour leur format compact, tout en offrant des performances à la hauteur des montres outdoor plus massives!

Garmin et les fenix S

Garmin se distingue avec la série fenix S. Depuis la fenix 5, la déclinaison S propose l’intégralité des fonctions de la gamme, et un format plus compact et plus léger.

Alors certes, ce n’est pas le modèle le plus fin ou discret du marché, mais franchement dans un rapport taille/poids/fonctionnalité/autonomie, la marque propose une réelle alternative. Certains modèles de fenix 6S sont à mon goût très réussi!

Ainsi, la fenix 6S propose exactement les mêmes fonctions que le modèle fenix 6, et la même taille d’écran. C’est à mon sens la montre d’ultra de référence pour les poignets fins. J’ai longtemps utilisé une fenix 5S, j’en ai été très satisfait! C’est uniquement sur le front de l’autonomie que, logiquement, elle perd un peu de terrain par rapport à une montre plus grosse.

La fenix 6S pèse 61 grammes pour la version sapphire, et 25 à 50 heures en mode GPS en fonction de la fréquence d’enregistrement.

La Coros Apex 42mm

Sur le marché de la montre multi-sport, la Coros Apex est arrivée en challenger mais a tout de suite, grâce à son modèle 42mm, offert une options intéressante aux personnes cherchant une montre plutôt compacte et légère, mais prévue pour de l’Ultra.

Offrant des profils sportifs pour le trail ou le triathlon, la Coros Apex 42mm offre au niveau logiciel toutes les fonctions essentielles pour des épreuves longues.

Avec seulement 49 grammes, elle est la plus légère des montres multisport « compactes ». Elle offre de 25 à 80h en mode GPS, en fonction encore une fois du mode choisi!

Seulement deux modèles, c’est maigre tout ça…

Oui… Alors on pourra me sortir plein d’autres modèles possibles. Oui, la Forerunner 245 offre des performances honorables en UltraTrac, mais elle ne propose pas de profil de tri. La Vantage M est peut-être aussi une montre GPS envisageable dans ce trend, mais son autonomie est limitée au mode GPS normal, soit 25 à 30h max. On l’oublie pour l’UTMB.

La Forerunner 945 (ou 935) est plus légère que les fenix, offre toutes les fonctionnalités. Mais elle reste une montre avec un boitier large qui ne conviendra pas à tous les poignets.

Chez Suunto, rien… Déjà la Suunto 5 est très massive. La Suunto 3 Fitness n’est pas équipée de GPS elle n’est donc pas intégrée au candidats potentiels.

Pour conclure

Force est de constater que les femmes qui font de l’ultra endurance ne semblent pas être la priorité de toutes les marques de montres cardio GPS. Toutefois, même si elles ne sont pas légion, il existe des modèles qui conviennent aux plus petits poignets, aussi pour ce type d’épreuves!

Je serai curieux d’avoir l’avis des principales concernées. Cette problématique du manque de modèles plus petits est-elle pénalisante dans l’activité sportive de longue durée? Quels sont les modèles que vous avez retenus? Et, à l’avenir, y a-t-il des choses spécifiques que vous voudriez voir testées sur ce site en rapport direct à la problématique de l’encombrement ou du poids des montres? Dans l’idée d’améliorer sans cesse le contenu, je suis à votre écoute!

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La Coros Apex (attention, le modèle le plus adapté est le 42mm)

8 commentaires

  1. Merci pour cet article très intéressant ! Que ce soit pour moi ou mes clientes, je rencontre souvent ces problèmes de boitiers trop volumineux. La clientèle féminine ou masculine avec 1 poignet plus fin recherche des montres performantes, mais doivent souvent se rabattre sur 1 montre moins complète qui conviendra au niveau de la taille du boîtier. Ceci est valable également pour les modèles Venu etc: il n’y a pas de modèles pour les poignets très fins. Le vivofit je serait parfait au niveau de la taille pour certaines, mais le design… La Fenix 6S est pour moi la plus complète et son style à été bien pensé pour être portée à la ville et sur les sentiers. Mon employeur ne distribuant pas Coros, je n’ai pas d’alternative à proposer. C’est parfois le budget qui coince aussi. Pour ma part, je cours des distances moyennes et j’utilise la Garmin forerunner 245 qui me satisfait depuis bientôt 1 an. Je viens de toucher ses limites en terme de mémoire (waypoints de la trace limités à 50, alerte de mémoire proche de la saturation car 3 traces différentes en mémoire. Penser à effacer les entraînements et traces avant de démarrer) et, si je continue à augmenter la longueur et la durée de mes sorties, il faudra que j’envisage l’achat d’un modèle « ultra ». J’espère que le choix sera 1 peu plus large d’ici là. :)

  2. Article intéressant, par contre comme il est dit au début je ne pense pas que les montres doivent être « sexuées ». Hommes et femmes ont besoin des mêmes fonctions et le facteur limitant pour les deux est la taille du poignet. Ayant également un poignet fin (14.5 cm) je suis aussi limité par le choix de la montre bien que n’étant pas une femme : j’ai actuellement une forerunner 235 que je trouve déjà limite niveau taille donc pour ma part tous les modèles de taille supérieur ça sera veto direct et si je peux avoir plus petit c’est mieux. Donc orientation naturelle vers la 245 ou la 6S pour des fonctions plus avancées car comme tu le dis si bien dans l’article le choix est très réduit !

    1. Oui je te rejoint complètement. Et je dois avouer que j’ai vraiment essayé de tourner l’article pour éviter de donner une tournure de segmentation sexiste. J’aurai peut-être même dû l’intituler « Le marché de la montre multisport a-t-il oublié les petits poignets », mais ca me semblait moins explicite…

      1. Il n’y a pas que le problème de petit poignet. Comme vous les soulignez, beaucoup de montres ont un look plutôt affirmé masculin/baroudeur, ce qui ne sera pas forcément du goût de toutes les femmes et même de tous les hommes !

        Pour ma part, j’ai une Polar Vantage M (blanche), et elle a un style plutôt neutre. On a aussi le choix d’avoir un bracelet pour les petits poignets, ce qui est mon cas.

  3. Merci pour l’article !
    A noter, aussi, pour les petits poignets, la forme de l’ensemble boitier/bracelet qui joue pas mal : j’ai eu une Suunto avec l’énorme puce GPS bien rigide sur le bracelet, qui faisait inexorablement tourner la montre vers l’extérieur, et rendait le capteur optique complètement délirant.

    Je possède actuellement une Garmin Instinct bleu « écume », assez féminine au niveau couleur, mais là aussi, le bracelet est rigide à la jonction avec le boitier (mais c’est nettement mieux que la suunto), ce qui empêche que la montre soit bien plaquée. Je pense sérieusement à changer le bracelet par un quickfit.

    J’avais essayé une forerunner 245 qui était parfaite de ce côté là, mais je voulais un altimètre barométrique (qui s’obstrue au contact de ma peau sur l’instinct, mais c’est un autre sujet !).

  4. Merci pour cet article très intéressant et complet (et félicitations pour ne pas être tombé dans de nombreux clichés :) )
    Pour ma part, je porte une Fenix 3 lorsque je fais du sport, que je portais également un temps en montre de ville avant de me tourner vers une Vivomove : la Fenix 3 était effectivement bien trop grosse pour mon poignet, et si c’était peu gênant lors de mes séances de sport, ça le devenait vite quand il s’agissait par exemple de taper sur un clavier. La gamme Fenix 5S/6S est effectivement pour moi la meilleure solution, permettant de faire des sports plus rares et d’endurance tout en étant relativement discrète et me semble bien plus agréable à porter au poignet.

    De manière générale je pense que le marché des équipements sportifs est bien trop peu développés pour les femmes : en tant que sportive très régulière et pratiquant notamment le triathlon, je ne compte plus les galères pour me fournir en matériel de qualité : vélo de course (cela se développe depuis 2-3 ans mais l’offre est encore limitée, hors les vélos ont très clairement une géométrie différente), trifonctions, cuissards de vélo… Je me fournis régulièrement au rayon homme mais pour certains produits (par exemple les selles de vélo, les cuissards), la physionomie entre hommes et femmes est trop différentes pour pouvoir me fournir au rayon hommes. Je me retrouve du coup régulièrement à devoir acheter des produits plus chers, voire haut de gamme, car le marché n’est absolument pas développé du côté des marques qui produisent en plus grandes quantités et donc moins cher. C’est vraiment dommage car j’ai le sentiment que c’est un cercle vertueux : plus les femmes auront un accès facilité à la pratique (et donc également des équipements moins chers et adaptés, même pour démarrer), plus la pratique se développera, et plus le marché sera grand. C’est d’ailleurs une problématique qui s’applique je suppose également pour les hommes au sujet de sports pratiqués en majorité par des femmes.

    Pour en revenir à l’article, je pense que si Garmin fait partie des rares constructeurs a avoir attaqué ce marché de l’ultra performances et des poignets fin, c’est justement parce qu’ils ont aujourd’hui une gamme assez développée et une puissante de frappe assez importante pour pouvoir s’intéresser à des cibles plus « de niche » (mais des cibles porteuses pour autant !). De mon côté, le jour où ma Fenix 3 devra me quitter, elle sera très certainement remplacée par une Fenix 6S :)

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